Promenade musicale à Breuil le Sec (60) le 19 mai 2012.
David Sire, je l'ai découvert il y a quelques années au travers d'un album du groupe Drôle de Sire, Onomatopées, emprunté un jour à la médiathèque. Ce fut un coup de coeur musical. Je me suis renseignée sur le groupe, espérant les voir en concert, mais ce groupe n'existait plus. Le chanteur, David Sire, officiait par contre en solo. Je suis allée écouter un peu, c'étaient des chansons pour enfants, me plaisait moins que ce que faisait le groupe, mais je gardais à l'esprit de retourner quand même y jeter une oreille à l'occasion...
18 mai 2012. J'attends devant la salle avant le concert
de Miossec aux Zicophonies à Clermont. Je prends sur une table un prospectus pour le festival Divers et d'été. Je feuillette, et découvre que le lendemain, David Sire nous propose une promenade
musicale dans le village voisin. Je décide d'y aller.
"Forêt de bidules"... ce nom a de quoi intriguer. Le point de départ, ce sont les "soirées bidule". De ces
soirées sont nées des chansons, et ce sont celles-ci, et quelques autres, que David Sire nous offre au cours de cette promenade.
Le voyage commence au pied d'une petite chapelle, où l'artiste nous interprète deux chansons. Puis nous prenons le chemin qui nous emmène dans la forêt. Premier arrêt, deux chansons offertes,
avec les anecdotes expliquant les situations dans lesquelles elles ont été écrites. On reprend la marche, parfois hors des sentiers battus, les lieux des arrêts ont été choisis soigneusement par
l'artiste pour des raisons bien précises. Je retrouve l'univers que j'avais aimé chez Drôle de Sire, avec des expressions comme "ça me picore".
La promenade se termine au retour devant la chapelle, sur la chanson Bidule (chanson pour voix et
pompe à vélo), qui est à l'origine des soirées bidule.
Parmi les chansons interprétées au cours de la promenade, certaines ont été écrites suite aux soirées bidule qui ont eu lieu dans la région, et ne seront peut-être pas rejouées ailleurs ;
d'autres existaient déjà sur album, comme Olga ou Philistins.
La promenade sera suivie d'un pique-nique et d'un concert "en roue libre", malheureusement je ne peux pas rester, j'ai rendez-vous ce soir avec Eiffel aux Zicophonies à Clermont. J'ai cependant passé un très bon moment, une jolie expérience pleine de poésie.

L'attente est longue, on entend le groupe qui fait ses
balances de l'autre côté du rideau métallique, enfin nous pouvons rentrer dans la salle et les membres du groupe Eiffel arrivent sur scène. Ce concert est pour eux l'occasion de nous présenter
leur futur album, Foule Monstre, dont la sortie est prévue pour septembre. J'apprécie particulièrement le titre Milliardaire, assez en douceur. Nous entendrons aussi Place de mon coeur, déjà en
écoute sur leur site internet, Foule monstre, chanson titre de l'album, et quelques autres futurs titres. Même si nous ne connaissons par les chansons, la patte Eiffel est bel et bien là,
parfaitement reconnaissable. Viennent ensuite quelques titres plus anciens, Sous ton aile, A tout moment la rue (reprise par le public), puis Sombre qui pour moi est le plus beau moment du
concert, j'entre pleinement dedans, j'apprécie au maximum. Un dernier titre pour lequel Romain Humeau descend au coeur du public puis le fait asseoir, et c'est déjà terminé. Dommage, j'aurais
vraiment souhaité en entendre davantage. Pas de doute, s'ils passent dans ma région lors de la tournée qui suivra la sortie de l'album, je retournerai les voir ! Romain Humeau a un vrai charisme
et les musiciens sont tous bons.
Viennent ensuite les Psyko Birds, que l'on nous présente
comme du "rock couillu". Un groupe qui dégage une vraie énergie, un chanteur qui saute partout, une dose d'humour, une musique plutôt sympa avec des textes bien ficelés, je passe un vrai bon
moment. Ce sera LE groupe picard qui m'aura marquée sur cette soirée. Avec même l'intervention d'un véritable poney en peluche sur une chanson parodiant les adorateurs de cet animal (si j'ai bien
suivi et retenu). A écouter sur leur site
Le temps d'aménager la scène, d'écouter quelques chansons
anciennes, et Miossec et ses musiciens arrivent. Miossec a, pour moi, quelque chose de sacré. Et pourtant, à chaque concert, il y a une petite déception. Parce que j'adore ses chansons, parce que
j'attends le moment d'émotion qui me clouera sur place et me collera les larmes aux yeux, et qu'il ne vient pas. Peu importe. J'y retournerai, avec toujours le même espoir. Parce qu'il y a
toujours cet artiste habité qui ferme les yeux ou les retourne presque, parfois, tant il se laisse emporter par ce qu'il chante. Parce qu'il y a ces chansons que l'on aime et qu'on prend plaisir
à retrouver. Parce qu'il y a l'homme amarré à son pied de micro. Parce l'émotion est quand même présente, comme sur Je m'en vais, Une fortune de mer, Chanson qui laisse des traces... Parce qu'il
fait comprendre au type qui ne cesse de gueuler "Miossec, on t'aime" qu'il est franchement lourd, sans perdre pour autant son humour. Et parce que, lorsqu'à la fin du concert, un sourire éclaire
son visage face à nos acclamations, c'est juste beau et émouvant à voir.
Rodrigue, j'en entendais parler depuis un moment par une
amie, totalement séduite par son univers. J'avais écouté, ça ne m'avait pas déplu, mais il manquait "le truc en plus". Pourtant les photos de concerts postées par mon amie révélaient un univers
très personnel qui me donnait envie de découvrir cet artiste en live. Et puis voilà... le 10 mai, à l'issue du concert de Cali à Taverny, nous voilà à parler de Rodrigue et je dis que j'aimerais
le voir sur scène. "Il passe après-demain à Roubaix si tu veux, t'as qu'à venir." Le temps pour moi d'hésiter un peu, et pour mon amie d'insister juste un peu, et me voilà donc, le samedi 12, en
route pour le pays des Ch'tis.
Il est accompagné au piano par Alexis Anérilles, qui
depuis un peu plus d'un mois remplace Steve Nieve. Le concert sera donc quelque peu différent des précedents. En effet, l'intro au piano n'est pas la même, moins en douceur, plus en énergie.
Cependant la playlist reste inchangée, et comme d'habitude , après les trois premières chansons toutes en douceur, le public se lève des les premières note de Ja sais ta vie. Un public déchaîné,
qui nous offrira une ambiance de feu !
On commence donc avec La Gamberge, un groupe originaire
de l'Oise. Un groupe musicalement très sympa, mélodies entraînantes et chouette orchestration. Côté textes, c'est plutôt bien écrit, mais un peu trop systématiquement dans l'humour et la dérision
pour moi. On passe cependant un bon moment, manque juste, pour mon goût, la petite touche d'émotion qui aurait permis de me séduire totalement.
pas avant ce concert, mais il
s'agit en fait de l'accordéoniste de Tichot, dont j'ai déjà parlé sur ce blog,
Frère animal est né de l'association d'Arnaud Cathrine,
écrivain, et de Florent Marchet, musicien, qui ont composé ensemble un roman à quatre mains. De ce roman musical est né un spectacle, pour lequel les deux compères se sont adjoint les services de
Valérie Leulliot et Nicolas Martel.