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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 17:17


William Sheller au théâtre impérial de Compiègne le 4 avril 2014.
Je l'avais déjà vu deux fois en piano solo, cette fois, pour mon plus grand bonheur, le chanteur est accompagné d'un quatuor à cordes (Deux violons, un alto et un violoncelle).
Le concert débute et, comme à son habitude, le chanteur nous propose de petites anecdotes pour présenter chaque titre. Le concert débute avec Oh j'cours tout seul. Les chansons s'enchaînent, j'apprécie à sa juste valeur la beauté des cordes qui accompagnent les titres et les habillent joliment. Ce sera aussi l"occasion, à deux reprises, de voir le chanteur quitter son piano pour venir chanter debout face au public. Sur deux autres titres, exclusivement instrumentaux, ce seront les cordes seules qui joueront.
William Sheller nous rappelle que c'est Barbara qui l'a incité à chanter et reprend pour lui rendre hommage (seul au piano) Vienne, chanson que j'aime particulièrement et joli moment d'émotion pour moi. On retrouve également lors de ce concert des titres qu'il n'interprète pas lorsqu'il est seul au piano, tels Un archet sur mes veines ou Cuir de Russie. Mises à part Mon hôtel et Les machines absurdes, le chanteur nous proposera peu de chansons de ses trois derniers albums, laissant la place aux titres plus anciens. Dans le désordre : Les filles de l'aurore, Maman est folle, Genève, Fier et fou de vous, Le capitaine (chanson qui fait référence à Mme Buterfly, et que j'ai grand plaisir à retrouver), A franchement parler, Les orgueilleuses (dédiée à Barbara) ...
Après à peine une heure de concert, les artistes quittent la scène le temps d'un entracte, et l'on se dit : "Déjà !" C'est donc avec plaisir qu'on les accueille à nouveau quand ils reviennent, pour encore une petite heure. Puis vient la fin du concert et le traditionnel rappel, moment où William Sheller nous revient seul au piano pour Un homme heureux. Vient ensuite Dans un vieux rock'n'roll (sur ces deux chansons, l'artiste cafouillera un peu, sans doute fatigue de fin de concert, mais on le lui pardonne aisément !), avant de nous offrir un final sans son piano (et donc face au public), accompagné du quatuor revenu pour l'occasion, avec une très jolie version du Carnet à spirale, dans laquelle les cordes s'envolent sur les intermèdes musicaux, pour le plus grand plaisir de nos oreilles.
Au final, ce fut donc un concert tout en douceur, un artiste simple, sympathique, au timbre toujours clair malgré les années qui passent. Lorsque le concert se termine, on aurait envie d'en entendre encore tant ce fut un excellent moment. Pas de chansons qui font bouger ni de larmes au bord des yeux, mais juste un moment à savourer, en toute simplicité. Et si, chez beaucoup d'artistes, le fait de parler entre chaque chanson me dérange (je trouve que cela coupe le rythme du concert et nous empêche d'entrer totalement dans l'ambiance), ici cela ne m'a pas gênée tant les anecdotes sont offertes avec simplicité, pour un concert qui, à mes yeux, s'apprente à un récital de chansons. Je quitte donc la salle ravie, avec l'envie de revivre de tels moments, et me prenant même à rêver de voir un jour sur scène le chanteur accompagné d'un orchestre symphonique...

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Published by isalil - dans Musique
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