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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 20:42

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Etant une grande fan de Cali, je ne pouvais pas ne pas aller voir la pièce dans laquelle il joue en ce moment.
Me voici donc à Paris, au théâtre de la gaité Montparnasse, ce samedi 1er mars, pour découvrir  Cowboy Mouth.
Avant de vous donner mes impressions, laissez-moi vous présenter la pièce et son historique :
New York, 1971.
En pleine rue, Cavale, armée d'un Colt 45, kidnappe Slim, un père de famille.
Enfermés dans une chambre d'hôtel, elle tente de faire de lui une star du Rock afin d'offrir un sauveur à toute une génération perdue. "Un Jésus rock'n'roll avec une gueule de cowboy".
Mais le captif tombe amoureux de son ravisseur...

« Cowboy Mouth » est le fragment d’une Amérique sans ancrage, ne croyant plus ni en Dieu, ni en la justice mais elle est aussi le reflet d’une histoire plus intime : celle de ses auteurs, Sam Shepard et Patti Smith.
A l’époque pour Smith, Shepard a quitté femme et enfant.
C’est dans la chambre du célèbre « Chelsea Hotel » à Manhattan où ils ont ensemble élu domicile, que la pièce va voir le jour.
En deux nuits blanches, ils vont écrire leur histoire sur les touches d’une vieille machine à écrire. Cette chambre du « Chelsea Hotel » est le décor unique de cette pièce… Pour une raison évidente, elle est l’écrin de leur histoire.

Cavale et Slim se bagarrent dans une langue pure et poétique dont les mots proviennent d’un passé plein d’idéaux où tout semblait possible, où l’art et le rock en particulier étaient encore un geste de rébellion et où l’on pouvait réinventer sa vie.

(Source : page Facebook de la pièce)

Comme je m'y attendais, c'est assez "space" (comprenez : spécial). Les esprits trop cartésiens pourront d'ailleurs avoir du mal à pénétrer l'univers embrumé de Cavale et Slim. C'est une histoire de passion sur fond de folie, d'alcool, avec aussi une certaine violence. Face aux errances de Cavale, à ses rêves et à son esprit dérangé (elle évoque un séjour dans un hôpital psychiatrique quelques temps plus tôt), Slim reste plus proche de la réalité, tout en s'efforçant d'entrer dans les rêves de Cavale et, pour elle, de les faire exister. Tantôt doux, tantôt violent et briseur de rêves quand il la ramène à la réalité. Pour décrire la dérive et la détresse de ces deux êtres, la pièce n'hésite pas à faire appel à l'humour, mais offre aussi de très beaux moments d'émotion au cours desquels Cavale, dans sa fragilité, nous touche.
La chute, quand à elle, est de nouveau sous le signe de l'humour pour nous offrir une fin, non pas en queue de poisson, mais en queue de homard... (ceux qui ont vu la pière comprendront).
Au final, on passe un bon moment et, si l'on est comme moi fan de Cali, on retrouve pas moments, derrière son personnage, le Cali que l'on connaît. Et, en regardant son profil effilé, "en lame de couteau" (avec pour l'occasion une petite barbe), au début de la pièce, je me disais qu'il avait bien cette "gueule de cowboy" décrite par Cavale. Cette première expérience théâtrale est donc une réussite pour Cali, avec un rôle difficile mais qui lui correspond bien. Quand à Marie Barraud, elle incarne avec conviction une Cavale fragile, excessive et au bord de la folie.
Une pièce que je conseille à ceux qui comme moi aiment Cali de voir au moins une fois, et ainsi qu'à tous ceux qui croient en leurs rêves.

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Published by isalil - dans Autres arts
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