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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 16:02

Je reviens tout juste d'un séjour en Belgique où, en plus de visites de différentes villes, j'ai assisté à plusieurs de concerts du Brussels Summer Festival. Pour la modique somme de 43€, ce sont dix soirs de concerts qui s'offrent à vous, avec une programmation éclectique et de qualité, entre têtes d'affiche et artistes moins connus à découvrir. Le tout au coeur de la ville dans un très beau cadre. Bref, un festival qui vaut vraiment la peine.
Si vous ajoutez à cela que le pass 10 jous vous donne également accès à certains musées à tarif préférentiel (par exemple le musée des instruments de musique), l'offre se révèle plus qu'alléchante.
Ainsi, sur 7 soirées passées en Belgique, j'ai profité de 5 soirs de concerts (comptes rendus dans les prochains articles).

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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 22:24

http://fbcdn-sphotos-e-a.akamaihd.net/hphotos-ak-frc3/1553_10151731087797847_195692944_n.jpgJ'arrive sur le site magnifique du donjon de Septmonts plus tard que prévu, mais à temps cependant pour voir tous les artistes qui m'intéressent. A mon arrivée, c'est Mystified qui est sur scène. Le groupe nous propose un rock énergique et la chanteuse assure bien, mais ce n'est pas tellement ma tasse de thé.
http://fbcdn-sphotos-e-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash4/1003694_10151731155122847_1582761300_n.jpgEnsuite, c'est au tour de Bachibousouk, groupe picard que je vois chaque année sur un festival depuis 2010, de prendre possession de la scène. Prendre possession est vraiment le mot, puisque les artistes, sous la houlette de leur chanteur charismatique, mettent le feu. Et le public ne s'y trompe pas, qui quitte les zones ombragées pour venir s'amasser devant la scène, afin de mieux profiter du spectacle et de l'énergie déployée par le groupe. Le point d'orgue est atteint lorsque le groupe interprète Le bordel, leur chanson phare conçue pour faire danser le public. Parmi les autres titres interprétés, on note Bouffon du peuple, Fesse de bouc,  On s'casse ou Quand je serai vieux. Une musique fort sympathique et qui envoie bien, pour porter des textes bien trouver et souvent, mine de rien, pas mal engagés. Un petit groupe picard qui grandit d'année en année.
http://fbcdn-sphotos-h-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash4/1003417_10151731192382847_1263133989_n.jpgC'est ensuite Au Bazar Chik qui se présente sur la scène. Avec son rap non agressif qui s'accompagne de flûte, cuivres et violoncelle, leur musique me séduit alors que ce n'est, à la base, pas mon univers musical. Avec son chanteur est charismatique, le groupe nous délivre des titres plaisants tels J'me la coule douce, du plomb dans le crâne ou Paname. Ils seront rejoints sur scène par Rufus qui partagera un titre avec eux. Une jolie découverte.
C'est maintenant Saule qui rejoint la scène. De http://fbcdn-sphotos-c-a.akamaihd.net/hphotos-ak-prn2/971321_10151731262077847_1882080862_n.jpgl'artiste, je ne connais que Personne, Bienvenue au monde et Dusty Men, son duo avec Charlie Winston, qui est l'une de mes chansons préférées du moment ; mais je souhaite le découvrir depuis déjà pas mal de temps. Et je ne serai pas déçue. Silhouette de "gros nounours", grande et imposante, l'artiste déploie une vraie présence scénique grâce à l'énergie dont il fait preuve. Accompagné de musiciens talentueux, celui qui se définit comme le premier Chanteur bio dans la chanson éponyme, nous délivre des textes joliments trouvés sur des mélodies souvent entraînantes et agréables. Mais il sait aussi nous offrir de jolis moments d'émotion, comme lorsqu'il interprète Vieux. Lorsqu'arrive Dusty men, le public est à fond. C'est le bassiste qui se charge de chanter la partie de Charlie Winston, mais malgré l'absence de l'homme au chapeau, le titre garde toute son intensité. Parmi les titres interprétés, on peu aussi noter Inventaire de notre amour, Personne, L'économie des mots ou Type normal.
http://fbcdn-sphotos-h-a.akamaihd.net/hphotos-ak-frc1/600523_10151731324287847_1741613727_n.jpgLe temps de faire un tour sur le site et de me restaurer, et ce sont les Naïves New Beaters qui sont maintenant sur scène.Je sais que ce n'est vraiment pas le genre de musique que j'écoute, et j'ai peur de ne pas aimer du tout. Mais le chanteur est charismatique, l'électro sans trop de boîtes à rythme, plus sans doute la guitare qui y ajoute un aspect rythmique et mélodique plus apte à me plaire... au final, je ne passe pas un mauvais moment, même si ce n'est pas ce que j'écouterais tous les jours. Côté public, ça participe bien, ça bouge et nous assisterons même à la formation d'une chenille.
C'est maintenant au tour de Skip the Use http://fbcdn-sphotos-g-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash3/941779_10151731372622847_757633248_n.jpgde s'emparer de la scène. Cela ne correspond pas non plus à mon univers musical, mais pour les avoir déjà vus sur scène lors du festival Picardie Mouv', je sais que je vais passer un bon moment. Matt, le chanteur, déploie ce soir encore une énergie formidable et fait participer le public, qui répond plus que présent puisque nous serons pas mal secoués. Ca pogote pas très loin et sous la bousculade, je me verrai à plusieurs reprises propulsée sur la spectatrice devant moi, que j'ai donc involontairement projetée contre la barrière (toutes mes excuses à elles). Mais la sécurité veille à notre sécurité, et tout se passe bien. Bref, le public aplus qu'apprécié, moi un peu moins qu'à Amiens car trop secouée à mon goût, mais c'est toujours un bon moment, surtout lorsqu'ils reprennent leurs titres phares tels que Ghost ou Cup ofr coffee.
http://fbcdn-sphotos-c-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash4/1005168_10151731409912847_2105606789_n.jpgLe dernier groupe de la soirée est celui qui a principalement motivé ma venue : Les Cowboys Fringants. Toujours avec la même énergie, ils nous offrent leurs titres entraînants et nous font danser. Les chansons s'enchaînent : L'expédition, Paris-Montréal, Télé, Marilou s'en fout, L'horloge, Comme Joe Dassin, La Catherine sur laquelle le public participe, Monsieur, Tant qu'on aura de l'amour, Une autre journée qui se lève sur laquelle Jérôme apparaît affublé d'un masque de singe et nous fait son numéro de corde à sauter, ainsi que de grands classiques comme La reine, Ti-cul, La manifestation, Joyeux calvaire, 8 secondes ou Plus rien. Sans oublier d'autres titres que l'on a plaisir à retrouver tels que Impala blues. Je profite à fond, je danse, chante, bouge, et je ne suis pas la seule ! A côté de moi, des fans venus spécialement pour le groupe, vêtus des T-shirts vendus à l'issue des concerts, s'éclatent également à fond. Quant à ceux qui ne connaissaient pas mais sont restés, malgré l'heure tardive, après le set de Skip the Use, ils ne repartiront pas déçus. Et puis, au milieu de toute cette euphorie, il y a les chansons qui vous amènent des larmes au bord des yeux comme Mon chum' Rémi ou La tête haute. Sans oublier le traditionnel final sur Les étoiles filantes, avec les lumières des briquets et des téléphones, et le public qui reprend en choeur la ligne d'accordéon de Marie-Annick Lépine. Cette dernière, au violon et à l'accordéon, est toujours aussi souriante, talentueuse et pleine de fougue. Et lorsque Karl Tremblay harrangue le public en disant "La Picardie", je me dis que je ne réentendrai pas ça de sitôt. Au final, un concert en configuration festival qui ne m'a cependant pas paru plus court que les précédents, et où je me suis éclatée et j'ai profité au maximum. Et quand on le vit en pensant à des amis absents physiquement mais présents par la pensée, c'est encore plus fort. Cette nuit à Septmonts, c'était la nuit des étoiles filantes.

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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 21:17

Concert gratuit de Cali à Poissy le 29 juin 2013, sur la route de sa tournée Vernet les Bains.
http://fbcdn-sphotos-h-a.akamaihd.net/hphotos-ak-prn1/942329_10151717372617847_677563954_n.jpgAyant travaillé la journée, le temps de trouver le lieu du concert, je suis arrivée en retard. Lorsque je sors de la voiture, les notes de Ce soir je te laisse partir résonnent au loin. Dans le cadre verdoyant du Parc Meissonier, le public est nombreux mais assez clairsemé, ce qui me permet de prendre place au deuxième rang, sur le côté.
Certes, je suis arrivée en retard, mais le concert m'a semblé plus court que d'habitude (cela s'est confirmé deux semaines plus tard à Roubaix : on est en configuration "festival"). Ce soir, pas de Amour m'a tuer, La grotte des amoureux, Giuseppe et Maria, Mes vieux cinglés, une femme se repose, Tu me manques tellement. Le reste de la playlist est identique aux autres fois.
Côté chansons qui vous prennent aux tripes, on en a donc moins. Je retrouve cependant toujours la même émotion sur Putain de vie et Je rêve de voir l'été. Mon ami, en duo de guitares avec Robert Johnson, est toujours un très beau moment. Pour le reste, Cali est fidèle à lui-même et enflamme le public grâce à son énergie débordante et communicative, et ses slams avec arrêt au milieu du public, porté à bout de bras.
Ce soir, c'est aussi un concert particulier, car Cali a http://fbcdn-sphotos-b-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash3/1044500_10151717372567847_1000426796_n.jpgeu 45 ans la veille. A cette occasion, il débouche le champagne sur scène tandis que le public entonne en choeur "Joyeux anniversaire". Et nous avons eu droit à une anecdote émouvante, lorsqu'il nous a raconté que la veille, c'était le gala de danse de sa fille. A la fin, lorsque les élèves ont remercié la prof et qu'elle a fait son petit discours, la fille de Cali a demandé le micro et a dit "Joyeux anniversaire mon papa d'amour." Je peux vous dire que, quand vous entendez ça raconté en live par le papa en question, ça vous colle tout à la fois un grand sourire sur le visage, et des larmes au bord des yeux...
C'est donc encore un excellent concert que nous a offert le catalan, avec toute la fougue et la générosité qui le caractérisent. Et, lors du final sur Happy end, ce n'est pas une mais deux petites filles qui grimpent sur scène avec l'artiste, qui offre chaque soir à un enfant un moment inoubliable et des étoiles plein les yeux.

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 22:53

La Rue Kétanou en concert à l'occasion de la Fête de l'amitié à Achères (78)

http://fbcdn-sphotos-e-a.akamaihd.net/hphotos-ak-prn1/1011829_10151696137802847_1720550005_n.jpgJe les avais découverts en 2009 au Festival Pic'Arts, je n'étais arrivée que pour la fin de leur set mais j'avais été totalement conquise. Depuis, je souhaitais vraiment les revoir sur un concert entier.
C'est donc avec joie que je me suis rendue à Achères, me préparant à passer un bon moment.
Côté public, l'ambiance est familiale, c'est un concert gratuit dans le cadre d'une fête destinée aux habitants de la commune, d'où un public éclectique avec à la fois des familles et des gens venus spécialement pour le groupe.
Les artistes arrivent sur scène et donnent le ton d'entrée. Ils nous interprètent un bon nombre de nouvelles chansons, mais n'oublient pas quelques incontournables comme Impossible, Mohamed, Les hommes que j'aime, Les mots... Mes deux moments forts : Ma faute à toi, chanson que j'aime beaucoup et que je retrouve avec plaisir, où je chante sur le refrain, et La fiancée de l'eau, très émouvante. Autre moment d'émotion, parmi les nouvelles chansons, lorsque le groupe interprète Patricia, chanson dédiée à Patricia Bonnetaud (la Ladilafé de Tryo), qui a lancé le groupe, décédée d'un cancer en février 2012.
A la fin du concert, le groupe revient pour un (ou deux ?) rappel(s), et teerminera par Les cigales, réclamée à grands cris par le public.
Musicalement, Florent Vintrignier nous régale avec son accordéon (quand il n'est pas à la guitare), et les deux autres musiciens ne sont pas en reste : guitares, ukulélé, percussions, le tout nous jouant des mélodies festives et enjouées, qui font taper des mains et danser.
Près de moi, des personnes qui ne connaissaient pas du tout le groupe semblent totalement conquises. Pour ma part, j'ai passé un excellent moment, à la hauteur de mes espérances.

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 17:21

J'arrive à la salle vers 16h30, juste à temps pour l'ouverture de la scène acoustique. Ca tombe bien, dans la grande salle il proposent un groupe de fusion métal, et ce n'est pas du tout ma tasse de thé !
http://fbcdn-sphotos-c-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash3/575895_10151646297262847_1187331950_n.jpgSur la scène acoustique, donc, ce sont Les fils de flûte qui ouvrent le bal. J'ai un peu envie de dire du mal d'eux, l'accordéoniste a osé critiquer Cali ! Bon, en fait ce qu'ils nous proposent est musicalement très sympa (guitare, contrebasse électrique, accordéon), les textes pas mauvais même s'ils n'ont rien de mémorable, bref, le set est plutôt sympa. Cependant, ils n'ont pas une grande présence scénique et, bien qu'ayant pris du temps pour leurs balances (ce qui a fait que la salle a ouvert en retard), demandent encore quelques réglages une fois leur set commencé. Un bon groupe donc, mais qui demande à mûrir encore et gagner en personnalité. A écouter ici.http://fbcdn-sphotos-b-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash4/261745_10151646301147847_812487600_n.jpg

Ce sont ensuite Les pinailleurs qui prennent place sur scène. Et là, on sent tout de suite la différence ! Bien qu'amateur également, ce groupe est très professionnel dans sa pratique. Ca tourne d'entrée de jeu, le chanteur est charismatique et expressif, n'hésitant pas à user de différentes mimiques pour appuyer le sens du texte. Côté musique, ce sont des mélodies entraînantes jouées à la guitare, contrebasse, saxophone et batterie. Côté textes, ça se partage entre humour et textes engagés, de quoi vous faire réfléchir dans la bonne humeur. Sur certains titres, le public participe avec enthousiasme. Lorsque leur set s'achève, j'ai passé un excellent moment. A écouter sur myspace ici et à retrouver sur facebook.
Je quitte la scène acoustique pour me restaurer, et prendre place ensuite pour être devant dans la grande salle au moment d'accueillir les Babylon Circus. Je n'entendrai donc pas les autres groupes qui se produisent sur la scène acoustique.
http://fbcdn-sphotos-e-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash4/391652_10151646301737847_187621882_n.jpgOn attend un bon moment, le temps de mettre en place la scène après le passage des groupes de l'après-midi, ce n'est pas habituel sur ce festival mais cette année ils prennent beaucoup de retard. Enfin, on peut entrer, et c'est Mascarade qui assure la première partie de Babylon Circus. Le groupe présente son style musical comme du "hip-hop de rockers". Effectivement, côté musique, c'est un son très rock avec guitare, basse, clavier. Côté texte, on retrouve la diction agressive souvent rencontrée dans le hip-hop, et ce n'est pas ma tasse de thé. On sent cependant un groupe bien rôdé (deux membres ont fait partie de Marcel et son orchestre) et un chanteur qui a une vraie présence scénique. A découvrir ici.http://fbcdn-sphotos-d-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash3/941804_10151646304152847_974663235_n.jpg

C'est ensuite au tour de Babylon Circus d'entrer en scène. Des cuivres, un accordéon, claviers, guitare, basse, batterie, et deux chanteurs dont l'un, très charismatique, bondit dans tous les sens (attention, ceci n'est pas péjoratif !) Je connais très mal leur répertoire, mises à part Marions-nous au soleil et Des fois, mais j'apprécie beaucoup cette musique festive qui fait du bien aux oreilles. Si on ajoute à cela des textes intelligents, le groupe a tout pour me plaire. Manque juste une chanson plus douce qui apporterait de l'émotion, parce que j'en ai besoin aussi dans les concerts. Mais on passe cependant un très bon moment, c'est une chouette découverte musicale.

http://fbcdn-sphotos-h-a.akamaihd.net/hphotos-ak-prn2/988447_10151646308762847_1964750792_n.jpgMalgré l'heure tardive, la soirée n'est pas finie : deux groupes régionaux doivent encore se produire sur scène. Il faut noter que ces groupes ont du mérite car, une fois passées les têtes d'affiche, la grande majorité du public a quitté la salle, ne restent qu'une trentaine de personnes, des passionnés et curieux comme moi, et des fêtards ayant bien profité des bières vendues au bar (c'est le cas sur tous les festivals, et ici, tout cela était dans une ambiance bon enfant). Arrivent d'abord les Mixtape radio, qui nous offrent un son rock, en anglais (il me semble). Lorsqu'ils arrivent sur scène, leur look interpelle : chanteur perruqué, guitariste au look "pirate", bassiste vêtu d'un drap blanc façon fantôme, percussionniste-flûtiste au look baba-cool. Musicalement, ça se laisse écouter, mais rien de mémorable pour moi, et malgré les looks, peu de présence scénique.http://fbcdn-sphotos-e-a.akamaihd.net/hphotos-ak-frc1/576811_10151646309442847_1178842379_n.jpg A découvrir ici.
La soirée se termine avec le groupe A poil, dont le nom nous avait interpelées la veille alors que nous attendions Cali, vu que ce dernier crie toujours ces deux mots à un moment ou à un autre de ses concerts. Le groupe ne tient pas ses promesses vu qu'ils sont tous habillés, pas même l'un d'entre eux n'est torse-nu. Côté musique, le programme annonce du funk rock. Effectivement ça sonne rock, je crois qu'eux aussi chantent en anglais, ce n'est pas désagréable à écouter mais cela ne m'interpelle pas. Quelques titres parviendront cependant à me faire danser, ce qui est déjà pas mal vue l'heure tardive, et avec la fatigue de deux soirs de festival dans les jambes. A découvrir ici.
Pour terminer, je lève mon chapeau à Yvan et à son association C.L.A.J. pour ce festival auquel j'assiste pour la quatrième année consécutive et qui nous réserve toujours de bons moments et une bonne programmation, tout en ayant pour principe de présenter chaque soir une tête d'affiche et, pour le reste, uniquement des groupes picards, histoire de mettre à l'honneur la scène régionale.
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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 23:10

Pour le premier jour de l'édition 2013 des Zicophonies (24 et 25 mai 2013), c'est Cali qui est en tête d'affiche. Comme le veut la tradition, c'est un groupe picard qui assure sa première partie, et donc, ce soir, ce sont les Roomonfire qui ouvrent le bal.
http://fbcdn-sphotos-f-a.akamaihd.net/hphotos-ak-frc3/970522_10151646194372847_342327747_n.jpgLe groupe nous propose un mélange de pop et de rock, en anglais. Le tout est plutôt agréable à écouter, ce n'est pas totalement mon univers (je suis plus sensible aux chansons en français), mais ça se laisse écouter, et leur set tient bien la route malgré un petit souci technique au début.
Groupe à découvrir ici.

http://fbcdn-sphotos-c-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash3/947195_10151646216342847_1124385704_n.jpg

Le temps de retirer le matériel de Roomonfire de la scène, et c'est Cali qui arrive. Comme à Rouen, c'est d'abord le son de l'harmonica qui retentit, et l'arrivée de Cali qui nous interprète L'amour fou seul à la guitare pour être rejoint sur la fin par ses musiciens. Suivent Elle m'a dit qui met le public au diapason, puis L'amour est éternel. Et très vite un mini slam dans les premiers rangs, qui se termine par un Cali debout, porté à bout de bras par le public.
Les chansons s'enchaînent, alternant les titres qui font bouger, danser, sauter, et ceux qui nous clouent sur place d'émotion. Encore une fois, je suis à contre-courant sur Putain de vie où je reste immobile, les larmes au bord des yeux, quand tout le monde chante et tape des mains autour de moi.
Autres moments d'émotion sur Giuseppe et Maria et sur Une femme se repose.
Un premier départ de la scène le temps de changer de costume (et arrive le pantalon rouge), quelques chansons, puis un dernier rappel. Et au cours de tout ça, une traversée du public (en marchant) de mon côté, et un slam jusqu'au bar pour prendre une bière parce que se dépenser autant sur scène, ça donne soif ! Le concert se termine avec Happy end, où Cali joue une fois de plus le jeu lorsqu'on entend la voix de Bénabar (qui n'est pas présent...) et au cours de laquelle il invite une fillette à monter sur scène avec lui. Après le salut avec tous ses musiciens, Cali reste seul sur scène pour savourer encore les applaudissements, on le sent comme toujours heureux et ému, c'est un joli moment.
Au début et à la fin du concert, Cali le dédicace à Georges Moustaki, décédé quelques jours plus tôt, et avec qui il avait enregistré en duo Sans la nommer il y a quelques années.
Impossible de me souvenir de la playlist dans l'ordre, mais Cali nous a interprété l'intégralité de l'album Vernet les Bains, à l'exception de Est-ce que tu te souviens de ton premier baiser. Avec notamment de beaux moments sur Amour m'a tué très belle en version piano-harmonica, et Mon ami en duo de guitares avec Robert Johnson.
Et bien sûr, des chansons des albums précédents : L'amour fou, Elle m'a dit déà citées, mais aussi Comme j'étais en vie, Qui se soucie de moi, Je sais ta vie, Cantona, Giuseppe et Maria, Pensons à l'avenir (pendant laquelle il invitera à danser... un homme du public, Roger, que Cali connaît bien), Ma douleur, Mille ans d'ennui, Je m'en vais, Dolorosa, C'est quand le bonheur, 1000 coeurs debout.
A noter qu'il n'a pas chanté L'exil interprétée à Rouen, et remplacée sur les derniers concerts par Pablito, que nous n'avons pas eu non plus ce soir.
Ce fut une fois de plus un excellent concert, dont nous sortons avec des étoiles dans les yeux. Une femme rencontrée le lendemain, qui le voyait ce soir-là pour la première fois, a elle aussi adoré ce concert.

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 17:41

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/Images_Produits/FR/fnac.com/Visual_Principal_340/1/4/1/9782081294141.jpg

Le dernier roman de Mathias Malzieu.
Résumé :
Un inventeur-dépressif rencontre une fille qui disparaît quand on l'embrasse. Alors qu'ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise d'un coup. Aidé par un détective à la retraite et un perroquet hors du commun, l'inventeur se lance alors à la recherche de celle qui « fait pousser des roses dans le trou d'obus qui lui sert de coeur ». Ces deux grands brûlés de l'amour sauront-ils affronter leurs peurs pour vivre leur histoire ? Le plus petit baiser jamais recensé est un vrai faux polar romantique.


Comme à son habitude, Mathias Malzieu nous transporte dans son univers onirique et poétique. On part avec lui à la recherche de cette fille invisible qui l'a séduit. Et, on rêve de goûter le chocolat qui permet d'embrasser à distance, on se régale avec les sparadramours, petits poèmes en prose composés par l'inventeur pour la fille invisible. Indépendamment du roman, ces petites textes sont comme de petites bulles de poésie que l'on peut lire et relire pour éclairer les jours tristes. Mystère, amour, inventions, écureuils de combat, perroquet détective...  un roman pour ceux qui aiment rêver les yeux ouverts.
L'écrivain-chanteur a développé autour de la sortie du livre tout un univers avec les "plus petits films jamais recensés", et les chocolats qui permettent d'embrasser à distance.

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 17:17

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/Images_Produits/FR/fnac.com/Visual_Principal_340/2/6/3/9782709629362.jpg

Un livre de Vincent Hegel.
Résumé :
L'Italie au lendemain de la Première Guerre. Entre mer et forêt, au coeur des Pouilles, se niche le village de San Nidro où grandissent Basilio et Lucia. Née de parents inconnus, Lucia est différente et les villageois s'en méfient : enfant presque sauvage, elle est l'amie des signes envoyés par la nature. Basilio, lui, vient de perdre son père. Pour conjurer le chagrin, il oscille entre deux mondes, sa vie de pêcheur sous la voile du sage Luigi, l'univers magique et inspiré de la petite fée des bois. Liés par le destin, Lucia et Basilio s'aiment et se jurent fidélité sans même se l'avouer.
Mais un acte irréparable (un bûcher dressé par les enfants pour incinérer le corps du vieux Filippo, qui avait pris Lucia sous sa protection) va faire basculer ces amours enfantines dans le cours tragique de l'Histoire. Sur ordre des fascistes, Lucia est enfermée dans un couvent de Bari. Elle parvient à s'enfuir et se retrouve à Rome. Basilio, désespéré, fera tout pour la retrouver. Une quête faite d'espoirs et de rendez-vous manqués à l'heure où l'Italie mussolinienne pactise avec le diable... Une destinée à mille lieues du "paradis" de San Nidro attend les deux jeunes gens au cours de ce roman envoûtant. Après sa période toscane, Vincent Engel nous emporte dans une géographie sauvage et romantique où affleure toute l'âpreté d'un Sud qui échappe au temps.

Ce livre est un très beau roman d'amour sur fond d'Italie Mussolinienne. Sans jamais sombrer dans la mièvrerie, l'amour y est présent sous toutes ses formes : amour fou, profond et indéfectible, mais contrarié ; amour-dévouement, présence apaisante et silencieuse ; et enfin, amour prêt à tout pour garder l'être aimé auprès de soi, cet amour qui à mes yeux n'est pas amour mais égoïsme. Porté par une écriture poétique, un livre aussi beau que les paysages des Pouilles qui y sont décrits.

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 16:53

Nouvelles virtuosités au Théâtre du Beauvaisis, le samedi 18 mais 2013.
La compagnie 3e étage est dirigée par Samuel Murez et regroupe des danseurs et solistes de l'opéra de Paris (ce soir, ils étaient 11).

On s'attendrait donc à voir un spectacle regroupant plusieurs extraits de ballets classiques, le tout très académique. Détrompez-vous ! La plupart des chorégraphies sont signées par le directeur de la compagnie, et, si les deux premiers tableaux sont assez classiques (avec un joli pas de deux avec danseuse en tutu rouge), la suite est pleine d'humour et d'originalité. Un tableau nous montre les efforts de deux garçons pour séduire une jeune fille "explosive". Ce tableau nous réserve des surprises, un joli jeu avec la musique puisque mouvements et musique se répondent parfaitement avec beaucoup d'humour. Un autre joue sur la rivalité entre danseurs, où l'on nous les montre tantôt séducteurs, tantôt poseurs ou fiers à bras (très mâles en somme, bien loin du cliché ancré dans l'esprit de certains comme quoi beaucoup de danseurs seraient homosexuels), avec un petit facétieux qui essaie, rate, recommence, le tout non sans exploits (car il faut être doué pour faire mine de rater...) Deux personnages récurrents, grimmés de blanc, lient les différents tableaux les uns aux autres.
Un autre tableau encore, nous montre les coulisses de l'opéra, on entend les techniciens, les consignes de placement ou de pauses, et le souffle des danseurs dans l'effort. Nous aurons aussi un joli pas de deux, et encore quelques autres pièces.
On rit, le tout est enti-académique et très réussi, on admire le travail des danseurs, et on sort de ce spectacle totalement conquis, en ayant passé un excellent moment ! A conseiller à tous ceux qui n'aiment pas la danse classique (et à ceux qui aiment aussi, bien sûr !)
Quelques extraits en vidéo :

Me 2

Quatre


 
 

 

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 19:49

Saez au Zénith d'Amiens le 19 mars 2013

http://fbcdn-sphotos-g-a.akamaihd.net/hphotos-ak-snc7/481972_10151531699947847_793070165_n.jpgPremier concert de la tournée qui fait suite à l'album Miami, sorti la veille.
Saez, je l'avais déjà vu en festival en 2010, lors du Festival Pic'Arts, et j'étais restée un peu sur ma faim (même si j'avais bien aimé), parce qu'en configuration festival, c'était surtout le Saez révolté, et qu'il m'avait manqué quelques chansons d'amour pleines d'émotion, comme il sait si bien les faire. Je souhaitais donc le revoir hors festival...
Et je n'ai pas été déçue. Le concert se compose de deux parties, séparées par un court entracte. Dans la première partie, c'est Saez l'écorché vif que nous avons en face de nous. Il démarre tout en douceur, accompagné seulement de sa guitare et de son accordéoniste. Et l'on pourrait dire qu'il commence par la fin, puisque c'est avec La fin des mondes qu'il ouvre le concert. Suivent (dans le désordre), Marie, Messine, Betty, Ma petite couturière, ainsi que deux chansons inédites (titres sous réserve) : Paraît qu'elle est en ville et On se désire, très belle chanson toute en émotion. Sur certaines chansons, ça démarre en douceur et monte en intensité au cours de la chanson, pour mieux nous emporter. (à la troisième chanson sont venus s'ajouter une basse, une autre guitare, une batterie). Le chanteur nous annonce ensuite une pause.
A le reprise, ce sont d'abord les musiciens qui entrent en scène (de nouvelles percussions se sont ajoutées), pour nous proposer un instrumental sur des rythmes qui m'évoquent la bossa-nova. Puis arrive Miami, où le chanteur est accompagné d'un human beat box. Je ne suis pas très fan de la chanson, et le titre suivant m'amène à penser que cette deuxième partie de concert va beaucoup moins me plaire. Arrivent alors des chansons comme Pilule, Cigarette, Marguerite ou Debbie, qui me font changer d'avis et retrouver un Saez qui me plaît bien mieux ! Là aussi, sur certains titres ça monte en puissance au cours de la chanson pour exploser et nous en mettre plein les oreilles. Le public ne s'y trompe pas, ça bouge devant ! Dans cette deuxième partie, outre les titres déjà cités, le chanteur nous propose également J'accuse, Marie ou Marilyn, Embrasons-nous (et on peut dire qu'il met le feu !), Fils de France, Rochechouart, Pour y voir, Le roi et J'hallucine.
Le chanteur communique avec le public, s'excuse parfois pour les risques d'erreur sur les titres difficiles, nous interpelle : "y en a quand même quelques unes que vous ne connaissez pas" et se propose, la prochaine fois, de partir en tournée sans avoir sorti d'album (puisque de toutes façons la musique est dématérialisée...) Il semble heureux de retrouver son public.

Lorsque Saez et ses musiciens quittent la scène, le public ne bouge pas, en demandant encore.
Il revient, une fois encore avec juste sa guitare et son accordéoniste, pour nous offrir un beau moment d'émotion avec Putains vous m'aurez plus, chanson qui, liée à un épisode particulier de ma vie, m'émeut beaucoup, et On n'a pas la thune.
Il y aura un deuxième rappel, avec cette fois-ci les musiciens au complet, pour nous interpréter Into the wild, J'veux qu'on baise sur ma tombe qui nous offre un très beau moment d'émotion. Comment résister à ces mots ?
"J'aurais aimé t'aimer
Comme on aime le soleil
Te dire que le monde est beau
Que c'est beau d'aimer
J'aurais aimer t'écrire
Le plus beau des poèmes
Et construire un empire
Juste pour ton sourire"
Le rappel se termine en beauté avec Tu y crois toi, très belle chanson également.

Le public ne quitte toujours pas la salle, et le chanteur reviendra une troisième fois, seul avec sa guitare, pour nous offrir Châtillon sur Seine, un dernier titre tout en émotion.
Je sors du concert heureuse, j'ai passé un excellent moment, et je sais déjà que si le monsieur repasse pas loin de chez moi (même en festival !) je retournerai le voir.
Ce soir à Amiens, nous avons eu le Saez écorché vif et le Saez révolté, nous avons eu la douceur et la puissance, nous avons simplement été emportés dans l'univers poétique et dérangé d'un très bel artiste.


 
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Published by isalil - dans Musique
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