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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 17:21

J'arrive à la salle vers 16h30, juste à temps pour l'ouverture de la scène acoustique. Ca tombe bien, dans la grande salle il proposent un groupe de fusion métal, et ce n'est pas du tout ma tasse de thé !
http://fbcdn-sphotos-c-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash3/575895_10151646297262847_1187331950_n.jpgSur la scène acoustique, donc, ce sont Les fils de flûte qui ouvrent le bal. J'ai un peu envie de dire du mal d'eux, l'accordéoniste a osé critiquer Cali ! Bon, en fait ce qu'ils nous proposent est musicalement très sympa (guitare, contrebasse électrique, accordéon), les textes pas mauvais même s'ils n'ont rien de mémorable, bref, le set est plutôt sympa. Cependant, ils n'ont pas une grande présence scénique et, bien qu'ayant pris du temps pour leurs balances (ce qui a fait que la salle a ouvert en retard), demandent encore quelques réglages une fois leur set commencé. Un bon groupe donc, mais qui demande à mûrir encore et gagner en personnalité. A écouter ici.http://fbcdn-sphotos-b-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash4/261745_10151646301147847_812487600_n.jpg

Ce sont ensuite Les pinailleurs qui prennent place sur scène. Et là, on sent tout de suite la différence ! Bien qu'amateur également, ce groupe est très professionnel dans sa pratique. Ca tourne d'entrée de jeu, le chanteur est charismatique et expressif, n'hésitant pas à user de différentes mimiques pour appuyer le sens du texte. Côté musique, ce sont des mélodies entraînantes jouées à la guitare, contrebasse, saxophone et batterie. Côté textes, ça se partage entre humour et textes engagés, de quoi vous faire réfléchir dans la bonne humeur. Sur certains titres, le public participe avec enthousiasme. Lorsque leur set s'achève, j'ai passé un excellent moment. A écouter sur myspace ici et à retrouver sur facebook.
Je quitte la scène acoustique pour me restaurer, et prendre place ensuite pour être devant dans la grande salle au moment d'accueillir les Babylon Circus. Je n'entendrai donc pas les autres groupes qui se produisent sur la scène acoustique.
http://fbcdn-sphotos-e-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash4/391652_10151646301737847_187621882_n.jpgOn attend un bon moment, le temps de mettre en place la scène après le passage des groupes de l'après-midi, ce n'est pas habituel sur ce festival mais cette année ils prennent beaucoup de retard. Enfin, on peut entrer, et c'est Mascarade qui assure la première partie de Babylon Circus. Le groupe présente son style musical comme du "hip-hop de rockers". Effectivement, côté musique, c'est un son très rock avec guitare, basse, clavier. Côté texte, on retrouve la diction agressive souvent rencontrée dans le hip-hop, et ce n'est pas ma tasse de thé. On sent cependant un groupe bien rôdé (deux membres ont fait partie de Marcel et son orchestre) et un chanteur qui a une vraie présence scénique. A découvrir ici.http://fbcdn-sphotos-d-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash3/941804_10151646304152847_974663235_n.jpg

C'est ensuite au tour de Babylon Circus d'entrer en scène. Des cuivres, un accordéon, claviers, guitare, basse, batterie, et deux chanteurs dont l'un, très charismatique, bondit dans tous les sens (attention, ceci n'est pas péjoratif !) Je connais très mal leur répertoire, mises à part Marions-nous au soleil et Des fois, mais j'apprécie beaucoup cette musique festive qui fait du bien aux oreilles. Si on ajoute à cela des textes intelligents, le groupe a tout pour me plaire. Manque juste une chanson plus douce qui apporterait de l'émotion, parce que j'en ai besoin aussi dans les concerts. Mais on passe cependant un très bon moment, c'est une chouette découverte musicale.

http://fbcdn-sphotos-h-a.akamaihd.net/hphotos-ak-prn2/988447_10151646308762847_1964750792_n.jpgMalgré l'heure tardive, la soirée n'est pas finie : deux groupes régionaux doivent encore se produire sur scène. Il faut noter que ces groupes ont du mérite car, une fois passées les têtes d'affiche, la grande majorité du public a quitté la salle, ne restent qu'une trentaine de personnes, des passionnés et curieux comme moi, et des fêtards ayant bien profité des bières vendues au bar (c'est le cas sur tous les festivals, et ici, tout cela était dans une ambiance bon enfant). Arrivent d'abord les Mixtape radio, qui nous offrent un son rock, en anglais (il me semble). Lorsqu'ils arrivent sur scène, leur look interpelle : chanteur perruqué, guitariste au look "pirate", bassiste vêtu d'un drap blanc façon fantôme, percussionniste-flûtiste au look baba-cool. Musicalement, ça se laisse écouter, mais rien de mémorable pour moi, et malgré les looks, peu de présence scénique.http://fbcdn-sphotos-e-a.akamaihd.net/hphotos-ak-frc1/576811_10151646309442847_1178842379_n.jpg A découvrir ici.
La soirée se termine avec le groupe A poil, dont le nom nous avait interpelées la veille alors que nous attendions Cali, vu que ce dernier crie toujours ces deux mots à un moment ou à un autre de ses concerts. Le groupe ne tient pas ses promesses vu qu'ils sont tous habillés, pas même l'un d'entre eux n'est torse-nu. Côté musique, le programme annonce du funk rock. Effectivement ça sonne rock, je crois qu'eux aussi chantent en anglais, ce n'est pas désagréable à écouter mais cela ne m'interpelle pas. Quelques titres parviendront cependant à me faire danser, ce qui est déjà pas mal vue l'heure tardive, et avec la fatigue de deux soirs de festival dans les jambes. A découvrir ici.
Pour terminer, je lève mon chapeau à Yvan et à son association C.L.A.J. pour ce festival auquel j'assiste pour la quatrième année consécutive et qui nous réserve toujours de bons moments et une bonne programmation, tout en ayant pour principe de présenter chaque soir une tête d'affiche et, pour le reste, uniquement des groupes picards, histoire de mettre à l'honneur la scène régionale.
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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 23:10

Pour le premier jour de l'édition 2013 des Zicophonies (24 et 25 mai 2013), c'est Cali qui est en tête d'affiche. Comme le veut la tradition, c'est un groupe picard qui assure sa première partie, et donc, ce soir, ce sont les Roomonfire qui ouvrent le bal.
http://fbcdn-sphotos-f-a.akamaihd.net/hphotos-ak-frc3/970522_10151646194372847_342327747_n.jpgLe groupe nous propose un mélange de pop et de rock, en anglais. Le tout est plutôt agréable à écouter, ce n'est pas totalement mon univers (je suis plus sensible aux chansons en français), mais ça se laisse écouter, et leur set tient bien la route malgré un petit souci technique au début.
Groupe à découvrir ici.

http://fbcdn-sphotos-c-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash3/947195_10151646216342847_1124385704_n.jpg

Le temps de retirer le matériel de Roomonfire de la scène, et c'est Cali qui arrive. Comme à Rouen, c'est d'abord le son de l'harmonica qui retentit, et l'arrivée de Cali qui nous interprète L'amour fou seul à la guitare pour être rejoint sur la fin par ses musiciens. Suivent Elle m'a dit qui met le public au diapason, puis L'amour est éternel. Et très vite un mini slam dans les premiers rangs, qui se termine par un Cali debout, porté à bout de bras par le public.
Les chansons s'enchaînent, alternant les titres qui font bouger, danser, sauter, et ceux qui nous clouent sur place d'émotion. Encore une fois, je suis à contre-courant sur Putain de vie où je reste immobile, les larmes au bord des yeux, quand tout le monde chante et tape des mains autour de moi.
Autres moments d'émotion sur Giuseppe et Maria et sur Une femme se repose.
Un premier départ de la scène le temps de changer de costume (et arrive le pantalon rouge), quelques chansons, puis un dernier rappel. Et au cours de tout ça, une traversée du public (en marchant) de mon côté, et un slam jusqu'au bar pour prendre une bière parce que se dépenser autant sur scène, ça donne soif ! Le concert se termine avec Happy end, où Cali joue une fois de plus le jeu lorsqu'on entend la voix de Bénabar (qui n'est pas présent...) et au cours de laquelle il invite une fillette à monter sur scène avec lui. Après le salut avec tous ses musiciens, Cali reste seul sur scène pour savourer encore les applaudissements, on le sent comme toujours heureux et ému, c'est un joli moment.
Au début et à la fin du concert, Cali le dédicace à Georges Moustaki, décédé quelques jours plus tôt, et avec qui il avait enregistré en duo Sans la nommer il y a quelques années.
Impossible de me souvenir de la playlist dans l'ordre, mais Cali nous a interprété l'intégralité de l'album Vernet les Bains, à l'exception de Est-ce que tu te souviens de ton premier baiser. Avec notamment de beaux moments sur Amour m'a tué très belle en version piano-harmonica, et Mon ami en duo de guitares avec Robert Johnson.
Et bien sûr, des chansons des albums précédents : L'amour fou, Elle m'a dit déà citées, mais aussi Comme j'étais en vie, Qui se soucie de moi, Je sais ta vie, Cantona, Giuseppe et Maria, Pensons à l'avenir (pendant laquelle il invitera à danser... un homme du public, Roger, que Cali connaît bien), Ma douleur, Mille ans d'ennui, Je m'en vais, Dolorosa, C'est quand le bonheur, 1000 coeurs debout.
A noter qu'il n'a pas chanté L'exil interprétée à Rouen, et remplacée sur les derniers concerts par Pablito, que nous n'avons pas eu non plus ce soir.
Ce fut une fois de plus un excellent concert, dont nous sortons avec des étoiles dans les yeux. Une femme rencontrée le lendemain, qui le voyait ce soir-là pour la première fois, a elle aussi adoré ce concert.

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 17:41

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/Images_Produits/FR/fnac.com/Visual_Principal_340/1/4/1/9782081294141.jpg

Le dernier roman de Mathias Malzieu.
Résumé :
Un inventeur-dépressif rencontre une fille qui disparaît quand on l'embrasse. Alors qu'ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise d'un coup. Aidé par un détective à la retraite et un perroquet hors du commun, l'inventeur se lance alors à la recherche de celle qui « fait pousser des roses dans le trou d'obus qui lui sert de coeur ». Ces deux grands brûlés de l'amour sauront-ils affronter leurs peurs pour vivre leur histoire ? Le plus petit baiser jamais recensé est un vrai faux polar romantique.


Comme à son habitude, Mathias Malzieu nous transporte dans son univers onirique et poétique. On part avec lui à la recherche de cette fille invisible qui l'a séduit. Et, on rêve de goûter le chocolat qui permet d'embrasser à distance, on se régale avec les sparadramours, petits poèmes en prose composés par l'inventeur pour la fille invisible. Indépendamment du roman, ces petites textes sont comme de petites bulles de poésie que l'on peut lire et relire pour éclairer les jours tristes. Mystère, amour, inventions, écureuils de combat, perroquet détective...  un roman pour ceux qui aiment rêver les yeux ouverts.
L'écrivain-chanteur a développé autour de la sortie du livre tout un univers avec les "plus petits films jamais recensés", et les chocolats qui permettent d'embrasser à distance.

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 17:17

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/Images_Produits/FR/fnac.com/Visual_Principal_340/2/6/3/9782709629362.jpg

Un livre de Vincent Hegel.
Résumé :
L'Italie au lendemain de la Première Guerre. Entre mer et forêt, au coeur des Pouilles, se niche le village de San Nidro où grandissent Basilio et Lucia. Née de parents inconnus, Lucia est différente et les villageois s'en méfient : enfant presque sauvage, elle est l'amie des signes envoyés par la nature. Basilio, lui, vient de perdre son père. Pour conjurer le chagrin, il oscille entre deux mondes, sa vie de pêcheur sous la voile du sage Luigi, l'univers magique et inspiré de la petite fée des bois. Liés par le destin, Lucia et Basilio s'aiment et se jurent fidélité sans même se l'avouer.
Mais un acte irréparable (un bûcher dressé par les enfants pour incinérer le corps du vieux Filippo, qui avait pris Lucia sous sa protection) va faire basculer ces amours enfantines dans le cours tragique de l'Histoire. Sur ordre des fascistes, Lucia est enfermée dans un couvent de Bari. Elle parvient à s'enfuir et se retrouve à Rome. Basilio, désespéré, fera tout pour la retrouver. Une quête faite d'espoirs et de rendez-vous manqués à l'heure où l'Italie mussolinienne pactise avec le diable... Une destinée à mille lieues du "paradis" de San Nidro attend les deux jeunes gens au cours de ce roman envoûtant. Après sa période toscane, Vincent Engel nous emporte dans une géographie sauvage et romantique où affleure toute l'âpreté d'un Sud qui échappe au temps.

Ce livre est un très beau roman d'amour sur fond d'Italie Mussolinienne. Sans jamais sombrer dans la mièvrerie, l'amour y est présent sous toutes ses formes : amour fou, profond et indéfectible, mais contrarié ; amour-dévouement, présence apaisante et silencieuse ; et enfin, amour prêt à tout pour garder l'être aimé auprès de soi, cet amour qui à mes yeux n'est pas amour mais égoïsme. Porté par une écriture poétique, un livre aussi beau que les paysages des Pouilles qui y sont décrits.

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 16:53

Nouvelles virtuosités au Théâtre du Beauvaisis, le samedi 18 mais 2013.
La compagnie 3e étage est dirigée par Samuel Murez et regroupe des danseurs et solistes de l'opéra de Paris (ce soir, ils étaient 11).

On s'attendrait donc à voir un spectacle regroupant plusieurs extraits de ballets classiques, le tout très académique. Détrompez-vous ! La plupart des chorégraphies sont signées par le directeur de la compagnie, et, si les deux premiers tableaux sont assez classiques (avec un joli pas de deux avec danseuse en tutu rouge), la suite est pleine d'humour et d'originalité. Un tableau nous montre les efforts de deux garçons pour séduire une jeune fille "explosive". Ce tableau nous réserve des surprises, un joli jeu avec la musique puisque mouvements et musique se répondent parfaitement avec beaucoup d'humour. Un autre joue sur la rivalité entre danseurs, où l'on nous les montre tantôt séducteurs, tantôt poseurs ou fiers à bras (très mâles en somme, bien loin du cliché ancré dans l'esprit de certains comme quoi beaucoup de danseurs seraient homosexuels), avec un petit facétieux qui essaie, rate, recommence, le tout non sans exploits (car il faut être doué pour faire mine de rater...) Deux personnages récurrents, grimmés de blanc, lient les différents tableaux les uns aux autres.
Un autre tableau encore, nous montre les coulisses de l'opéra, on entend les techniciens, les consignes de placement ou de pauses, et le souffle des danseurs dans l'effort. Nous aurons aussi un joli pas de deux, et encore quelques autres pièces.
On rit, le tout est enti-académique et très réussi, on admire le travail des danseurs, et on sort de ce spectacle totalement conquis, en ayant passé un excellent moment ! A conseiller à tous ceux qui n'aiment pas la danse classique (et à ceux qui aiment aussi, bien sûr !)
Quelques extraits en vidéo :

Me 2

Quatre


 
 

 

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 19:49

Saez au Zénith d'Amiens le 19 mars 2013

http://fbcdn-sphotos-g-a.akamaihd.net/hphotos-ak-snc7/481972_10151531699947847_793070165_n.jpgPremier concert de la tournée qui fait suite à l'album Miami, sorti la veille.
Saez, je l'avais déjà vu en festival en 2010, lors du Festival Pic'Arts, et j'étais restée un peu sur ma faim (même si j'avais bien aimé), parce qu'en configuration festival, c'était surtout le Saez révolté, et qu'il m'avait manqué quelques chansons d'amour pleines d'émotion, comme il sait si bien les faire. Je souhaitais donc le revoir hors festival...
Et je n'ai pas été déçue. Le concert se compose de deux parties, séparées par un court entracte. Dans la première partie, c'est Saez l'écorché vif que nous avons en face de nous. Il démarre tout en douceur, accompagné seulement de sa guitare et de son accordéoniste. Et l'on pourrait dire qu'il commence par la fin, puisque c'est avec La fin des mondes qu'il ouvre le concert. Suivent (dans le désordre), Marie, Messine, Betty, Ma petite couturière, ainsi que deux chansons inédites (titres sous réserve) : Paraît qu'elle est en ville et On se désire, très belle chanson toute en émotion. Sur certaines chansons, ça démarre en douceur et monte en intensité au cours de la chanson, pour mieux nous emporter. (à la troisième chanson sont venus s'ajouter une basse, une autre guitare, une batterie). Le chanteur nous annonce ensuite une pause.
A le reprise, ce sont d'abord les musiciens qui entrent en scène (de nouvelles percussions se sont ajoutées), pour nous proposer un instrumental sur des rythmes qui m'évoquent la bossa-nova. Puis arrive Miami, où le chanteur est accompagné d'un human beat box. Je ne suis pas très fan de la chanson, et le titre suivant m'amène à penser que cette deuxième partie de concert va beaucoup moins me plaire. Arrivent alors des chansons comme Pilule, Cigarette, Marguerite ou Debbie, qui me font changer d'avis et retrouver un Saez qui me plaît bien mieux ! Là aussi, sur certains titres ça monte en puissance au cours de la chanson pour exploser et nous en mettre plein les oreilles. Le public ne s'y trompe pas, ça bouge devant ! Dans cette deuxième partie, outre les titres déjà cités, le chanteur nous propose également J'accuse, Marie ou Marilyn, Embrasons-nous (et on peut dire qu'il met le feu !), Fils de France, Rochechouart, Pour y voir, Le roi et J'hallucine.
Le chanteur communique avec le public, s'excuse parfois pour les risques d'erreur sur les titres difficiles, nous interpelle : "y en a quand même quelques unes que vous ne connaissez pas" et se propose, la prochaine fois, de partir en tournée sans avoir sorti d'album (puisque de toutes façons la musique est dématérialisée...) Il semble heureux de retrouver son public.

Lorsque Saez et ses musiciens quittent la scène, le public ne bouge pas, en demandant encore.
Il revient, une fois encore avec juste sa guitare et son accordéoniste, pour nous offrir un beau moment d'émotion avec Putains vous m'aurez plus, chanson qui, liée à un épisode particulier de ma vie, m'émeut beaucoup, et On n'a pas la thune.
Il y aura un deuxième rappel, avec cette fois-ci les musiciens au complet, pour nous interpréter Into the wild, J'veux qu'on baise sur ma tombe qui nous offre un très beau moment d'émotion. Comment résister à ces mots ?
"J'aurais aimé t'aimer
Comme on aime le soleil
Te dire que le monde est beau
Que c'est beau d'aimer
J'aurais aimer t'écrire
Le plus beau des poèmes
Et construire un empire
Juste pour ton sourire"
Le rappel se termine en beauté avec Tu y crois toi, très belle chanson également.

Le public ne quitte toujours pas la salle, et le chanteur reviendra une troisième fois, seul avec sa guitare, pour nous offrir Châtillon sur Seine, un dernier titre tout en émotion.
Je sors du concert heureuse, j'ai passé un excellent moment, et je sais déjà que si le monsieur repasse pas loin de chez moi (même en festival !) je retournerai le voir.
Ce soir à Amiens, nous avons eu le Saez écorché vif et le Saez révolté, nous avons eu la douceur et la puissance, nous avons simplement été emportés dans l'univers poétique et dérangé d'un très bel artiste.


 
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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 15:45

http://fbcdn-sphotos-g-a.akamaihd.net/hphotos-ak-snc6/267966_10151461083517847_1127677549_n.jpgConcert au Palace de Montataire le 15 février 2013.
Titi Robin, c'est un mélange entre musique tzigane et orientale. Je connaissais surtout de réputation, j'avais entendu quelques titres ici ou là, et je savais que je ne devais pas louper son passage dans ma salle de concert favorite.
Ils entrent en scène à trois, ce qui me surprend puisque le titre du spectacle annonce un quartet. Nous avons là Titi Robin qui altelnera entre oud, guitare et bouzouq, Francis Varris à l'accordéon et Alex Tran aux percussions. Le concert qui suivra va nous démontrer que, chacun dans sa partie, ce sont trois virtuoses que nous avons sur scène. Les morceaux s'enchaînent, certains lents, la plupart enjoués, pour un moment agréable et festif. On note également une belle complicité entre les musiciens, notamment lors d'un passage où Titi Robin et Francis Varris s'affrontent en une joute musicale et amicale, pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Sur la deuxième partie du concert, ils sont rejoints par Maria Robin, qui chante d'une voix douce et belle,et danse sur certains passages.
On écoute, parfois on peut fermer les yeux et se laisser emporter vers d'autres paysages. Je serais bien incapable de vous citer les titres interprétés, si ce n'est Son doux visage, cité par Titi Robin, mais je peux dire en revanche que j'ai passé un agréable moment, tant ces mélodies sont belles et bien interprétées. S'ils passent par chez vous, n'hésitez pas...

 

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 15:07

http://1.bp.blogspot.com/-L1ZOe4d_kGo/T0IVltCXUPI/AAAAAAAAJKw/_lMjmA22Li0/s1600/Histoire+du+soldat_%E2%94%AC%C2%AEEmmanuelle+Murbach5395.jpegLe 14 février dernier, j'assistais au Théâtre du Beauvaisis à Histoire du soldat, pièce de théâtre musical, sur une musique d'Igor Stravinsky et un texte de Charles-Ferdinand Ramuz, mise en scène par Roland Auzet. Avec, pour interpréter le rôle titre, Thomas Fersen.
Le rideau s'ouvre sur un décor minimaliste, mais original : en fond de scène, un mur blanc auquel sont "accrochées" des plates-formes, sur lesquelles sont intallés les musiciens (un violon, un basson, une clarinette, un trombonne, une trompette, et au sol sur les côtés de la scène, une contrebasse, une batterie). Le sol est jonché de chaussures, que Thomas Fersen déplacera et dont il recomposera l'agencement au fil de la pièce, pour figurer des lieux, délimiter des espaces.
Histoire du soldat est issue d'un conte populaire russe intitulé Le Déserteur et le Diable. Joseph, soldat naïf et vulnérable, rentre chez lui pour une permission. Il marche. Il va retrouver sa promise. Mais en chemin, il rencontre un homme, auquel il donne son violon en échange d'un livre magique qui prédit l'avenir... Très vite, Joseph va réaliser qu'en effectuant ce marché il a tout perdu de ce qui était sa vie. Et le spectateur découvre alors que l'homme, le marchand rencontré en chemin, n'était autre que le diable...
Thomas Fersen, seul en scène, endosse tous les rôles, passant de l'un à l'autre à l'aide d'un simple accessoire, se répondant à lui-même dans les dialogues. Belle performance d'acteur pour celui que l'on connaissait jusqu'à présent en tant que chanteur. Son univers lunaire et décalé se prête parfaitement à la pièce, pour nous dérouler un récit où l'on ne s'ennuie pas une seule seconde. Un spectacle plaisant et réussi.

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 19:13

Cali au 106 à Rouen le 8 février 2013, pour sa nouvelle tournée, Vernet les Bains.
En première partie, Cabadzi, un groupe qui nous propose un rap sobre accompagné par un human beat box, une guitare et un violoncelle (et une trompette sur quelques titres). Les textes sont bien ficelés, les mots font sens et sont déclamés sur un ton non agressif. Le human beat box est trop fort, trop présent à mon goût, mais le mec est quand même plus que balaise, il nous offrira un solo époustouflant ! Pour moi qui n'aime pas le rap agressif, avec Cabadzi j'ai passé un bon moment, je ne suis pas totalement fan comme je l'ai dit en raison de la beat box (qui n'est pas mon truc non plus), il n'en reste pas moins vrai que ce groupe a du talent. Et quand ils nous proposent un dernier titre en semi-acoustique, j'apprécie totalement.
Et, je viens de réécouter pour vous trouver la set-list (Fiston, Avant eux, Le temps passe, Cruel, Piscines et gamines en string, et final sur Lachons-les), et je trouve que sur CD c'est beaucoup plus doux que ce qu'ils nous ont proposé en concert, et j'aime bien. Je ne peux que vous conseiller d'aller y jeter une oreille pour vous faire votre propre opinion.

http://fbcdn-sphotos-c-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash3/72898_10151444266577847_1703488027_n.jpg

Après une pause le temps pour Cabadzi de remballer leur matériel, Cali arrive enfin sur scène. Au début, nous ne le voyons pas, mais entendons quelques notes d'harmonica. Il débute le concert avec L'amour fou, dabord seul avec sa guitare (et, donc, son harmonica) avant d'être rejoint par le reste du groupe qui enflamme le titre. Suit Elle m'a dit, reprise en choeur par le public, et d'entrée le ton est donné : ça va être un concert de folie.
Les chansons s'enchaînent, très vite Cali fait un premier slam dans les premiers rangs du public, l'ambiance est là. Lorsque je reconnais Putain de vie sur les premiers coups de batterie qui introduisent la chanson, les larmes me viennent aux yeux. Me voilà replongée plus de deux ans en arrière, au moment de la sortie de l'album. C'est fou, le pouvoir des mots... Le titre est enjoué niveau mélodie, ça chante et tape des mains dans le public, et je suis là, incapable de bouger. Je finirai par me forcer à chanter et taper des mains, parce que Cali encourage le public à le faire. Il enchaîne avec Je sais ta vie.
Entre ces moments où il met le feu, il y a des parties plus douces, bienvenues pour nous donner de belles émotions. J'apprécie tout particulièrement un titre où il est seul sur scène avec Robert Johnson (je ne sais plus si c'était Un femme se repose ou Mes vieux cinglés, il a interprété les deux lors du concert), et surtout, surtout, une magnifique version de Amour m'a tuer, avec Cali et l'harmonica et Julien Lebart au piano.
L'émotion est présente également sur Giuseppe et Maria, qui est toujours très prenante pour moi (même si elle l'est probablement moins sur ce concert que sur la tournée précédente), et sur L'exil, que je suis heureuse de retrouver dans une très jolie version, en douceur.
Que dire de plus ? Deux rappels, un changement de tenue, un deuxième slam jusqu'au bout du public (la veille à Lille il avait excaladé le balcon et fait un saut de 4m de haut, rattrapé par ses fans, mais même à regarder la vidéo ça fout la trouille ! Ici il n'y a pas de balcon...), une descente dans le public, et un final sur Happy end... sur laquelle nous entendrons la voix de Bénabar, croyant alors le voir apparaître (Cali jouait bien le jeu en regardant du côté des coulisses), mais ce n'était qu'un duo virtuel.
Et, à la fin du concert, je retrouve ce moment que j'aime par-dessus tout : Cali qui reste seul sur scène après le départ de ses musiciens, qui savoure les acclamations du public, et dont le bonheur tellement visible me fait sourire encore plus fort.
J'avais adoré la tournée L'autre vie en piano-voix. J'avais eu un aperçu auditif de ce que pourrait donner cette nouvelle tournée en décembre, lors d'un live au Mans pour RTL2, et j'avais trouvé que les nouvelles chansons étaient moins bien en électrique que sur l'album, tout en sachant très bien qu'une fois dans la salle, dans l'ambiance et avec Cali en face de moi, mon ressenti serait différent. Je redoutais de voir pour la première fois Cali en électrique sans cuivres ni violons. Et j'ai adoré, sortant du concert en n'ayant pas les mots pour exprimer ce que j'avais ressenti si ce n'est un immense "Waouh !"
Un seul (tout petit) bémol concernant Je rêve de voir l'été, qui m'avait fait pleurer en piano-voix et dont cette nouvelle version ne me séduit pas vraiment, la batterie y est top présente à mon goût (par contre le final avec une montée en puissance avant un retour au calme est absolument superbe !)
Côté playlist, outre les titres déjà cités, Cali a interprété Qui se soucie de moi, Je m'en vais, Mille ans d'ennui, Ma douleur, Dolorosa, C'est quand le bonheur, Ce soir je te laisse partir, Venez le chercher, Tu me manques tellement, La grotte des amoureux, Mon ami, Pensons à l'avenir, L'amour est éternel, 1000 coeurs debout, Comme j'étais en vie, Cantona.
On peut noter l'absence de chansons que je pensais incontournables comme Le grand jour ou Roberta, et pourtant, malgré l'absence de ces titres et d'autres que j'aime beaucoup, à la sortie du concert, je n'ai eu aucune impression de manque, pas de "dommage qu'il  n'ait pas fait celle-là". C'était juste un superbe concert, dont on sort avec des étoiles plein les yeux en attendant déjà avec impatience la prochaine fois.


 
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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 15:36

Concert au Palace de Montataire, le 25 janvier 2013.
http://fbcdn-sphotos-h-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash4/313859_10151431991967847_838854182_n.jpgEn première partie de cette soirée chanson française, Valdimir Anselme. L'artiste débute en récitant un texte (ce qu'il refera une ou deux fois pendant son set, et j'ai plutôt bien apprécié, bien que 10 jours plus tard je ne me souvienne plus des textes lus, si ce n'est que ce sont des textes d'auteurs). Côté chansons, ce n'est pas désagréable avec des textes plutôt bien écrits, mais rien de marquant non plus, il me manque le truc en plus qui ferait que j'accroche vraiment. Joli moment cependant lorsqu'il reprend Est-ce ainsi que les hommes vivent (Aragon mis en musique par Léo Ferré), dans une version imparfaite et non dépourvue de quelques maladresses, mais très touchante cependant et qui, dans ce style totalement épuré, m'a fait entendre les paroles mieux que jamais je ne les avais écoutées.

http://fbcdn-sphotos-g-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash3/554488_10151431992122847_1107970009_n.jpgLe temps d'un changement de plateau, et c'est Dick Annegarn qui arrive sur scène, seul lui aussi. Je l'avais vu il y a un peu plus d'un an à l'occasion du festival Picardie Mouv', sur un concert où il reprenait des standards du blues, et j'avais adoré ! (article)
J'étais donc très enthousiaste à l'idée de le revoir, cette fois sur son propre répertoire. Et là... ce fut une grosse déception. L'artiste est talentueux, multi-instrumentiste (il passe de la guitare au piano, ou à l'accordéon, et nous offre même un titre quasi a capella, avec juste quelques notes d'harmonica dans les parties sans paroles) et pourtant... le résultat n'est pas à la hauteur de son talent. Déjà, il présente longuement chaque chanson avant de l'interpréter, ce qui casse totalement le rythme du concert. Bien sûr, il faut communiquer avec le public... mais il faut savoir doser ! Les chansons ici ne s'enchaînent pas (à part un moment où on en aura 3 à la suite) et je ne parviendrai jamais à entrer dans le concert. Certains titres (dont les paroles s'y prêtent) sont interprétés (volontairement) comme si le chanteur était ivre. Et puis, déception suprême, il n'a pas chanté Bruxelles, titre que je trouve magnifique.
Côté titres interprétés : Le saule pleureur, L'éternité (poème de Rimbaud), L'éclusier (reprise de Brel, donc il chantera également Les chevaux), Quelle belle vallée, Théo, Quelle poule pond tant ?  Les Tchèques, et une ou deux autres dont je ne retrouve pas le titre.
Et j'ai oublié un moment sympa du concert, quand il invite un spectateur à monter sur scène pour faire plus ou moins le choriste ou lui "répondre" (sur Les Tchèques, Quelle poule pond tant ? et une autre chanson).

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Published by isalil - dans Musique
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