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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 20:35

Cali à Rouen le 11 avril 2015.
Cali est de retour avec un nouvel album, L'âge d'or, paru le 9 mars dernier. L'occasion pour moi de le retrouver sur scène. Ce 11 avril à Rouen, c'est avec une pointe d'impatience que j'attends son arrivée, presque 18 mois après l'avoir vu en concert pour la dernière fois.
Pour nous faire patienter, c'est Nord qui assure la première partie. Seul avec sa guitare et son synthé, il nous propose une chanson française bien sympathique, avec des textes bien trouvés. Ayant lu dans le descriptif qu'il avait des influences électro, je n'étais pas sûre d'aimer, mais j'ai finalement été sduite, d'autant que le personnage est sympathique, n'hésitant pas à faire patienter le public.
Encore quelques minutes d'attente et les battements du coeur qui s'accélèrent, la musique pour patienter où l'on retrouve comme lors de la tournée précédente Le vent nous portera par Sophie Hunger (avec pas mal d'autres titres, notamment un BabX si je me souviens bien, mais c'est surtout celui-ci qui m'a marquée). Puis, les lumières s'éteignent, les premières notes retentissent et les musiciens sont sur scène alors que Cali reste invisible. C'est La vie quoi ! qui ouvre le concert, la voix de Cali retentit dans l'ombre avant qu'il ne fasse enfin son apparition sur scène. Et, dès ce premier titre, il se jette dans le public pour un slam juste au-dessus de moi (il faut dire que je suis au 3e rang, plein centre). Il s'arrête au milieu du public avant de revenir, et de nouveau je le porte. A la faveur du mouvement de foule me voici propulsée au 2e rang, serrée comme une sardine (et pouvant à peine bouger) mais avec, pour le coup, une meilleure vue sur la scène. Les titres s'enchaînent, on retrouve l'énergie que l'on connaît si bien au chanteur, qui entraîne le public avec lui. L'émotion est bien présente quand il chante Tout ce qui ne reviendra plus suivie de Giuseppe et Maria. Emotion aussi sur Ostende, chanson que j'aime tout particulièrement. Dans les deux cas, mes yeux sont humides... Cali nous livre aussi comme à son habitude quelques anecdotes, glissées entre deux chansons. Vers la fin du concert, il nous offre un deuxième slam (cette fois encore, aller et retour au-dessus de moi), cette fois jusqu'au fond de la salle. J'ai un doute concernant le titre sur lequel c'était, il me semble que c'était Je m'en vais (en tous cas un titre sorti en single et emblématique).
Le concert se termine avec La vie est une menteuse suivie de L'âge d'or,; dans une très jolie version, avec une partie du public que le chanteur fait grimper sur scène (sur ce coup-là, j'ai loupé le coche, pas fouttue de pousser sur mes petits bras pour escalader la barrière. #jesuisunequiche# )
Côté musiciens, on retrouve avec bonheur la même équipe que sur la tournée précédente : Robert Johnson à la guitare (qui nous montrera également ses talents de chanteur sur Le grand chemin), Julien Lebart au piano (et à la mandoline sur une chanson), Alain Verderosa à la basse et Philippe Entressangle (que Cali qualifiera de "meilleur batteur du monde) à la batterie.
Côté setlist, nous aurons presque l'intégralité du dernier album (La vie quoi ! Tout ce qui ne reivendra plus, Le coeur chargé comme un fusil, La vie est une menteuse, C'était beau, Ostende, Camarade, Coco, Le grand chemin où Robert Johnson chante les parties de Jimme O'Neill, Je dois te dire tout ça et L'âge d'or), ainsi que les chansons les plus emblématiques telles que C'est quand le bonheur, Elle m'a dit, 1000 coeurs debout, L'amour est éternel.... et quelques autres comme Il y a une question, Je te souhaite à mon pire ennemi, Giuseppe et Maria. (Setlist non exhaustive et, connaissant Cali, susceptible de changer d'un concert à l'autre).
Vers la fin du concert (peut-être bien sur le rappel), Cali demande au public quelles chansons il souhaite et, quelqu'un ayant demandé Roberta, il fait monter le type sur scène pour chanter le début de la chanson avec lui (et le public).
Une fois que les musiciens ont salué, Cali reste comme à son habitude seul sur scène pour savourer encore quelques instants cette communion avec son public.
De mon côté, j'ai passé un très bon moment, je sors de là heureuse. Ce n'est pas le concert de Cali sur lequel j'ai le plus vibré, mais que ça fait du bien de le retrouver, de retrouver l'ambiance, les amis, les slams, et toute cette énergie et ce positif qu'il nous transmet ! Sur cette tournée encore, c'est certain, je ne me contenterai pas d'une seule date !

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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 15:01

Paul Personne au Ziquodrome à Compiègne le 21 mars 2015.
Je n'y serais pas forcément allée, connaissant assez peu son répertoire, mais une amie me l'a proposé, et je me suis dit que ça pourrait être sympa, surtout à partager ensemble.
Nous voilà donc ce 21 mars devant le Ziquodrome à Compiègne, bravant le vent froid qui soufflait ce jour-là. Nous nous retrouvons devant (2e ou 3e rang), c'est à dire aux premières loges pour bien apprécier le spectacle.
C'est assez différent des autres concerts auxquels j'ai l'habitude d'assister, cette fois pas de moments qui vous prennent aux tripes et vous laissent cloués sur place par l'émotion (même si une ou deux chansons m'ont touchée), pas non plus de temps passé à danser comme une malade (mais quand même, à bouger sur place sur quelques titres), mais on passe cependant un bon moment. Le monsieur, bluesman dans l'âme, est un virtuose de la guitare, et il est accompagné d'un bon groupe de musiciens (deuxième guitare, basse, batterie). Les titres s'enchaînent et l'on ne s'ennuie pas un seul instant, les solos de guitare sont un régal et le reste est bien agréable à écouter.
L'artiste communique avec le public (un peu), présente certaines chansons, et nous offre une grosse heure et demie d'un très bon concert.
Je serais bien incapable de vous citer la setlist, mais j'ai passé un bon moment et ne regrette absolument pas d'y être allée :)

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 20:53
Où vont les chevaux quand ils dorment ?

Hommage à Allain Leprest par Yves Jamait, Romain Didier et Jean Guidoni, au Palace de Montataire le 20 février 2015.

Trois artistes pour un bel hommage à un autre artiste, un grand, dans la salle même où j'avais vu ce dernier en 2011.
Les trois artistes chantent à tour de rôle, Romain Didier est au piano sur presque tous les titres, et ils sont accompagnés d'un accordéoniste et d'un guitariste.
J'ai malheureusement laissé passer trop de temps depuis le concert pour me souvenir de tous les titres interprétés et de qui a chanté quoi, mais je peux citer Le temps de finir la bouteille par Yves Jamait et Les p'tits enfants de verre par Jean Guidoni. Ils ont également chanté Sdf, Où vont les chevaux quand ils dorment, Arrose les fleurs, Rimbaud, Mec, Y a rien qui s'passe ou encore La retraite, et quelques autres.
J'étais ravie de voir sur scène Yves Jamait, que je souhaitais voir depuis longtemps (même si cette fois ce n'était pas avec son propre répertoire). Je l'ai trouvé excellent interprète, sachant faire passer les émotions. J'ai pu noter également les talents d'interprète de Jean Guidoni, que je ne connaissais jusqu'alors que de nom, de coup ça m'a donné envie d'écouter ce qu'il fait. Romain Didier, qui a collaboré avec Allain Leprest, m'a paru être celui qui incarnait le moins bien les chansons (mais attention, il a lui aussi très bien rendu hommage à Allain Leprest, je l'ai juste trouvé moins habité que ses deux comparses), mais cela peut être dû au fait qu'il était la plupart du temps derrière son piano.

Au final, une belle soirée hommage à l'artiste par trois interprètes de talent.

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 16:52
Un pantin de rimes et de chair

Barcella à Lévignen le 14 février 2015.

Il y a bien longtemps que je ne passe plus le 14 février à déprimer, mais lorsque l'occasion s'est présentée d'aller voir Barcella ce soir-là, je n'ai pas hésité, un concert de ce poète-baladin étant toujours un excellent moment.
C'est une toute petite salle (300 personnes à tout casser), genre salle des fêtes avec des chaises pour le public : une ambiance intimiste à souhait.
Son éternel tabouret posé sur la scène, sur lequel tantôt il s'assied, tantôt il se perche, le chanteur sème d'emblée sa poésie au sein du public, qui se laisse charmer. Qu'il débite les mots à toute vitesse tel un rappeur (Mixtape, Bigbadaboum) ou nous délivre ses mélodies tour à tour douces ou enjouées, le Rémois nous entraîne dans son univers plein de poésie. N'hésitant pas, comme à son habitude, à escalader le piano, s'adressant au public, le chambrant parfois gentiment. Sur Salope, il propose aux enfants présents dans la salle de chanter "escalope" à la place.
Les chansons se succèdent donc, entrecoupées d'anecdotes, et on ne s'ennuie pas un seul instant.
Parmi les titres interprétés : Puzzle, Fragile (belle émotion), Le suicide, Caroline, L'île au trésor, Ma douce, Le cahier de vacances, Claire fontaine, Mixtape, La symphonie d'Alzheimer (tellement émouvante...), Salope, Abracadabra, Mémé, Bigbadaboum.

Assister à un concert de Barcella, c'est s'envoler pour un voyage dans un univers insolite, lunaire et poétique. J'ai fait le voyage, et j'en suis sortie ravie, conquise une fois de plus. A conseiller à tous les rêveurs fans de poésie, et à ceux qui ont su garder leur âme d'enfant. Et à consommer sans modération.

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 17:16

HK et les déserteurs au Palace de Montataire le 23 janvier 2015.
Kaddour Hadadi (HK) et ses amis Les déserteurs nous emmènent dans un petit café d'Alger, Les Désereurs, du nom de la chanson de Boris Vian. C'est avec cette chanson (il me semble) qu'ils débuteront le concert, qui revisite de grands standards de la chanson française avec des arrangements chaâbi. Et c'est parti pour un voyage qui nous mène de Bruxelles à Alger, avec des titres allant de Jacques Brel (Le plat pays, Vesoul, La chanson des vieux amants) au Fabulous Troubadours (Demain demain), en passant pas Léo Ferré (L'affiche rouge, joli moment d'émotion), Renaud (Dès que le vent soufflera) et même MC Solar (Bouge de là). Au cours de ce concert, on croisera aussi Edith Piaf (Padam Padam), Jean Ferrat (En groupe, en ligue, en procession), ou encore Claude Nougaro (Toulouse). Ils interprèteront également Les p'tits papiers, Il n'y a qu'un seul dieu de Lili Boniche (juif algérien, et dont la chanson prend une résonnance toute particulière en ces temps troublés), ou des titres de... HK et les saltimbanks, tels que On lâche rien ou Salam Alaykoum.
Un chanteur charismatique, des musiciens talentueux, des reprises qui sonnent juste, revisitées juste ce qu'il faut pour y mettre sa touche personnelle sans trahir pour autant les versions originales. Je venais là en ne sachant pas à quoi m'attendre, j'ai été totalement séduite. Avec une pensée pour mes amies d'origine algérienne avec qui j'aurais adoré partageer ce moment. Le public ne s'y trompe pas, tapant des mains en rythme et n'hésitant pas à se lever pour danser (nous finirons d'ailleurs le concert debout).
Un mélange totalement réussi de deux univers, pour un excellent concert et une super soirée. Je ne peux que vous les recommander vivement !

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 23:15
Dernier alunissage pour Les Terriens

Les Têtes Raides à Compiègne le 9 décembre 2014.
Après avoir assisté au premier concert de la tournée le 1er février à Conflans Ste Honorine, c'était ce soir le tout dernier. Cette fois encore le spectacle est en deux parties, la première assez rock avec pas mal de titres du dernier album (mais aussi quelques autres), et la deuxième laissant plus de place à l'accordéon et la contrebasse, instruments que j'apprécie tout particulièrement. C'est d'ailleurs cette deuxième partie que je préfère. Plus d'un mois après, je n'ai plus en mémoire tous les titres interprétés, mais je me souviens de beaux moments sur Oublie-moi, Mon carnet ou encore Le raccourci. Mais le plus beau moment du concert, c'est une très belle reprise du titre de Jacques Brel Les vieux, qui me colle les larmes aux yeux. Dans la deuxième partie du spectacle, nous aurons Gino, l'incontournable Ginette (qui, si mes souvenirs sont bons, n'était cette fois pas la dernière chanson), et le public ne s'y trompera pas puisqu'il finira debout. De plus, cette fin de tournée (la dernière fois que je les avais vus, c'était début juillet) voit le retour sur scène de Grégoire Simon dit Iso, saxophoniste du groupe depuis ses débuts, ce qui ravira les fans de la première heure qui reprochaient à cette formation de ne plus être vraiment les Têtes Raides, la plupart des musiciens des débuts n'étant pas présents sur cette tournée.
Pour ma part, j'ai passé un bon moment, et j'ai eu la confirmation que le concert en salle était plus plaisant qu'en configuration festival et scène extérieure (ce qui était le cas en juillet) où c'est le côté rock et guitares électriques qui prend le dessus sur l'acoustique. Je sors donc ravie d'avoir assisté à ce dernier concert.

 

 

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 19:13

Grand Corps Malade à Conflans Ste Honorine le 6 décembre 2014.
En première partie l'humoriste marseillais Redouane Bougheraba. Il nous propose des sketchs bien ficelés, quelques uns un peu "hot" (j'allais écrire grivois mais ça fait ringard comme terme -quoi qu'il en soit quelques personnes dans la salle ont dû grincer des dents....) Presque un mois après je n'en conserve pas un souvenir impérissable, mais je me souviens qu'il m'avait fait rire ou sourire, effet que produit sur moi un humour subtil (et surtout pas des vannes bien grasses et lourdingues). Je crois me rappeler aussi qu'il faisiat preuve de pas mal d'autodérision.
C'est au tour de Grand Corps Malade de rejoindre la scène, accompagné de ses musiciens (Le fidèle Feed Back, Leslie Bourdin aux claviers, accordéon et choeurs, et un guitariste dont je n'ai pas retrouvé le nom). Il débute le concert avec Au théâtre, et nous présente donc le concert comme une pièce de théâtre en plusieurs actes. Il communique beaucoup avec le public, fait preuve d'humour et même entre les chansons, nous fait passer un bon moment. Côté set-list, il interprète la totalité de l'album Funambule (sauf La traversée), et me bouleverse avec Le bout du tunnel, chanson que je découvre ce soir, n'ayant pas l'album (la chanson retrace le parcours de so ami Laurent Jacqua). Course contre la honte est également un joli moment avec la voix de Richard Bohringer qui vient terminer la chanson et les mots pleins de respect que Grand Corps Malade a pour lui lorsqu'il nous dit qu'il tient à faire ce titre malgré l'absence de l'acteur. Pour les titres plus anciens, Roméo kiffe Juliette, Comme une évidence pour encore de l'émotion, Mental, Pères et mères (il me semble), Ma tête, mon coeur, Les voyages en train, Robin des bois (un titre qu'il dit "coécrit" avec son fils de 4 ans sous forme de dialogue père-fils, avec les questions que les enfants posent toujours aux adultes) et sa très belle reprise de La médaille, de Renaud.
Lorsque j'avais entendu Funambule pour la première fois, je m'étais dit que, si j'appréciais toujours ce qu'il faisait, Grand Corps Malade ne se renouvelait pas beaucoup dans les textes, parlant toujours de lui et de son parcours. Ce concert m'a fait prendre conscience qu'il s'est en revanche renouvelé côté musical, avec des accompagnements beaucoup plus riches et variés (influence d'Ibrahim Maalouf, qui a arangé le dernier album), qui apportent un très bel habillage à ses textes. Du coup, peu importe que les thèmes restent un peu les mêmes, il y a toujours de très bons jeux de mots sur certains titres (Les lignes de la main), et cette voix tellement reconnaissable. Ceux qui pensent qu'un concert de slam peut se révéler ennuyeux, détrompez-vous et allez vite vérifier sur scène que ce n'est pas le cas : avec son humour, ses accompagnements variés et ses musiciens charismatiques (Leslie Bourdin nous a fait bien rire sur Ma tête, mon coeur, le charisme de Feed Back n'est plus à démontrer), Grand Corps Malade a embarqué le public avec lui dans son théâtre et a reçu une standing ovation à la fin du concert. C'était la troisième fois que je le voyais, et c'était la meilleure de toutes. Si vous aimez l'artiste, ne ratez pas cette tournée : il y a encore pas mal de dates à venir en 2015.

PS : Je profite de cet article pour souhaiter à tous les lecteurs de ce blog une très bonne année 2015, qu'elle soit riche en jolies découvertes musicales, concerts, et autres découvertes artistiques.

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 22:39

Miossec à Amiens le 2 décembre 2014.
En première partie, Albin de la Simone, qui a effectué les arrangements de l'album Ici-bas, ici-même. Cela nous laisse donc présager quelques surprises au cours du concert. Il arrive sur scène, accompagné d'une violoncelliste (Maëva Le Berre, déjà vue avec Aaron) et d'une violoniste(Anne Gouverneur). Ce qui nous offre de belles orchestrations pour ses chansons tout en douceur, chargées parfois d'humour et d'autodérision. Il interprète la plupart des titres de son dernier album (sauf, il me semble, Elle s'endort), J'ai changé,  et reprend La fidélité de Miossec (que nous entendrons donc deux fois ce soir). A ce moment du concert, je me dis que cela aurait été bien qu'ils la fassent en duo. Quoi qu'il en soit, cette première partie m'aura fait passer un bon moment.
C'est maintenant au tour de Miossec de faire son entrée en scène. Les titres s'enchaînent avec les belles orchestrations choisies pour cette tournée. Le chanteur, amarré comme toujours à son pied de micro, nous les livre avec sincérité et parfois une certaine fragilité. On sent sa timidité qui affleure (qu'il exprime à un moment où Albin de la Simone l'avait sollicité pour je ne sais plus quoi). Comme lors du précédent concert, la setlist fait la part belle à l'album Ici-bas, ici même (Samedi soir au Vauban, on vient à peine de commencer, Le coeur, Qui nous aime, ... il me semble qu'il a chanté l'intégralité de l'album). Sur l'une des chansons (impossible de me souvenir si c'était Ce qui nous atteint ou Le plaisir, les poisons) Il est rejoint par Albin de la Simone (au piano/clavier) et ses musiciennes, pour un très beau moment (claviers, contrebasse, deux violoncelles -Maëva Le Berre et Valentine Dutheil-, un violon, et la voix de Miossec). Il interprète également (entre autres) La mélancolie (très beau moment), La fidélité, Je m'en vais (beau moment également), Le défroqué, La facture d'électricité, A Montparnasse, La grande marée, ainsi que Brest (sur le rappel). Le concert se termine avec le retour sur scène d'Albin de la Simone et ses musiciennes qui accompagnent Miossec par des percussions corporelles sur la toute dernière chanson (si j'en crois un commentaire lu ailleurs sur le net, il semblerait que c'était le très beau Que devient ton poing quand tu tends les doigts).
Les artistes saluent, quittent la salle, et la lumière se rallume. J'ai passé un excellent moment, ce concert nous a réservé de belles surprises et un très beau final, et je ne regrette pas du tout d'y être retournée.
A noter que le public a fait une standing ovation à la fin du concert, je me suis dit que c'était la première fois que je voyais une standing ovation à un concert de Miossec... avant de rire toute seule en réalisant que c'était surtout la première fois que je voyais Miossec sur un concert assis ! Une autre façon de profiter du spectacle avec des émotions qui parviennent encore plus facilement jusqu'à nous.

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 15:18

Susheela Raman au Palace de Montataire le 21 novembre 2014, dans le cadre du festival Picardie Mouv'.
En première partie, Vadim Vernay. Il nous propose un set électro qui ne me plaît pas trop, certains titres étant un peu l'archétype de tout ce que je n'aime pas dans l'électro (lignes non mélodiques et sa voix trafiquée et à peine audible m'est désagréable). Certains titres plus mélodiques me plaisent davantage, mais globalement je n'apprécie pas cette première partie.
Après le changement de plateau, c'est Susheela Raman qui rejoint la scène, avec ses musiciens. Le jeune femme possède une vraie présence scénique et beaucoup de charisme. Les chansons m'accrochent d'ailleurs bien davantage que lorsque j'avais écouté l'album. Le violoniste vient parfois prêter savoix, fort jolie, pour des choeurs ou même en voix lead, nous offrant également de beaux moments. Au travers de titres enjoués comme Sharabi ou d'autres plu calmes, la chanteuse nous fait voyager et régale nos oreilles.
Vers la fin du concert, elle invite le public à se lever, ce que nous ferons sans hésiter. Elle temrine ensuite le rappel (et le concert) par des titres plus en douceur.
La grande dame a l'élégance de nous parler en français pour nous présenter et expliquer ses chansons, ce qui est fort appréciable (et elle se débrouille bien dans notre langue !)
Je connais trop mal son répertoire pour citer tous les titres qu'elle a interprétés, mais parmi eux, plusieurs de son dernier album dont Queen between (la chanson titre), Taboo, Sajana ou encore Raise up.
Au final, la découverte sur scène d'une artiste talentueuse et généreuse.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 23:23

Christophe à la Faïencerie de Creil le 14 novembre 2014, dans le cadre du festival Picardie Mouv'.
En première partie, MoïraA. Petite blonde toute simple, seule à la guitare, elle nous propose quelques unes de ses chansons. La toute première, qu'elle entonne de sa voix fluette,  ne me plaît qu'à moitié, mais elle est chargée d'auto-dérision et m'évoque quelque peu Giedré (mais en beaucoup plus sage quand même). D'ailleurs, si on compare les visuels des albums des deux jeues femmes, on y trouvera aussi quelque chose en commun. Les titres suivants ne sont pas tout à fait dans la même veine, et m'accrochent davantage. Un moment sympathique et en douceur pour bien débuter la soirée.

Vient ensuite Christophe, pour qui le public est venu nombreux (j'ai rarement vu le hall de la Faïencerie aussi plein que juste avant son concert). C'est un seul en scène, et il débute au piano, alternant les chansons récentes (que je ne connais pas) avec des titres plus anciens tels que Les plaisirs démodés ou Les marionnettes (chanson qui, si mes souvenirs sont bons, a ouvert le concert). Ce début de concert ne  m'enthousiasme qu'à moitié, cela changera lorsque le chanteur passera derrière ses machines (synthé et autres). Alors, le concert s'emballe et prend davantage de rythme, qu'il gardera jusqu'à la fin. Christophe nous interprètera aussi quelques titres à la guitare avant de repasser derrière le piano. 
Il nous annonce qu'il ne fera pas de rappel, critiquant au passage ceux "qui font semblant de partir" en sachant bien que le public va les rappeler, et nous dit que donc, quand il quittera la scène, ce sera pour de bon.
En fin de concert, il nous interprète Aline et Les mots bleus dans sa version plus récente, à la manière de Bashung.
Lorsque le spectacle arrive à sa fin, j'ai passé une bonne soirée et, même si je ne serais pas allée voir ce chanteur si ça n'avait pas été si près de chez moi, je ne regrette absolument pas d'être venue !

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