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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 18:28

Mec ! Philippe Torreton dit les mots d'Allain Leprest, le 5 octobre à Conflans-Sainte-Honorine.
Mec, c'est le titre d'une chanson d'Allain Leprest. C'est aussi le nom qu'a choisi Philippe Torreton pour le spectacle par lequel il lui rend hommage. Pour e faire, il est accompagné du percussionniste Edward Perrault, qui bat la pulsation pour mettre encore davantage les mots en valeur.
Ces mots, Philippe Torreton nous les livre comme des poèmes, mettant tout son talent de comédien au service des textes pour en extraire l'essence et le sens. Allain Leprest, j'avais souvent lu que c'était un orfèvre des mots. J'étais allée écouter ses chansons. Et je l'ai même vu en concert en 2011. Pourtant, l'émotion n'était pas parvenue jusqu'à moi. Par la voix et l'interprétation de Philippe Torreton, j'ai pu enfin prendre la mesure du talent de ce grand monsieur et apprécier ses textes à leur juste valeur. Des mots de douleur souvent, qui disent la difficulté de vivre. Mais des mots beaux, poétiques, vibrants. Si tous les textes ne me touchent pas, certains me marquent particulièrement, comme le magnifique Tu penses à lui. Je n'entendrai pas ce soir les textes d'Allain Leprest que je connais déjà, et c'est tant mieux : ainsi j'en découvre de nouveaux. Je ne sais pas ce qu'en auront pensé les fans du chanteur, pour ma part j'ai trouvé l'interprétation de Philippe Torreton juste, vivante en restant sobre la plupart du temps, et qui mettait parfaitement les textes en valeur. Cette soirée fut un très beau moment.
Parmi les textes interprétés : Mec, Tu penses à lui, Combien ça coûte, Edith, J'ai peur, Il pleut sur la mer, Y'a rien qui s'passe, Martainville, d'Osaka à Tokyo, Rimbaud, Dans le sac à main de la putain, Ton cul est rond, Le chagrin, Chien d'ivrogne... Et comme dans les concerts, nous aurons droit à un rappel, un ultime retour du comédien sur scène pour nous interpréter Le temps de finir la bouteille.

Depuis le spectacle, je suis allée réécouter ces chansons (et quelques autres), et cette fois les mots sont mieux parvenus jusqu'à moi et j'ai pu apprécier ces titres à leur juste valeur. Merci Monsieur Philippe Torreton d'avoir su, en les sublimant, me les faire entendre autrement.

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 12:23

Anne Sylvestre au Palace de Montataire le 3 octobre 2014.
Anne Sylvestre, je l'ai connue dans mon enfance, avec ses fabulettes que nous possédions en cassette, écoutions et chantions avec joie. Beaucoup plus tard, j'ai lu d'excellentes critiques sur son répertoire pour adultes. Je suis allée écouter, mais en faisant autre chose en même temps... toute l'essence de son talent n'était pas parvenue jusqu'à moi. Pourtant, lorsque j'ai su qu'elle passait à côté de chez moi, dans ma salle de spectacles préférée, je n'ai pas hésité à prendre ma place.
Le jour venu, me voici donc aux premières loges pour découvrir ce répertoire que je ne connais pas. Sur scène, elle est accompagnée uniquement d'une pianiste.
A la première chanson, je me demande si je vais aimer ce concert, mais la deuxième chanson, dénonçant le racisme ordinaire (Si ce n'est toi c'est donc ton frère, d'après Le loup et l'agneau de La Fontaine), me bouleverse et me voilà conquise. Les titres s'enchaînent, on passe de l'émotion à l'humour ou à la tendresse, on rit à certains moments, et on se laisse porter par les textes soigneusement écrits.
La voix, si elle a un peu vieilli par rapport au temps de mon enfance, conserve ce timbre reconnaissable qui ressurgit de mes souvenirs.
Parmi les titres interprétés ce soir (liste non exhaustive) : Si ce n'est toi c'est donc ton frère, Maryvonne, Moire et satin, Les  blondes, Flou, Xavier, Une sorcière comme les autres, Lettre ouverte à Elise (chanson hilarante sur Lettre à Elise, titre joué, rejoué et massacré par les apprentis pianistes), Le deuxième oeil, Vous me trottez dans la tête, La reine du créneau, Belle parenthèse, Les hormones Simone, Le lac Saint Sébastien, Clémence en vacances, Les gens qui doutent, Il s'appelait Richard, Comment je m'appelle, L'habitant du chateau, et quelques autres.
Le concert se termine, et je ne regrette pas d'être venue, j'ai passé une très bonne soirée. Et, à ceux qui ne connaissent d'Anne Sylvestre que les Fabulettes de leur enfance, je conseille d'aller écouter ses autres titres (mais continuez de faire écouter les Fabulettes à vos enfants ;) )

Pendant tout le concert, je me suis demandé où j'avais déjà vu la mianiste (Nathalie Miravette). C'était tout simplement au même endroit, en 2011, alors qu'elle accompagnait Allain Leprest.

pour l'émotion

pour l'humour

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 20:30

Concert du Conseil Général à Laon le 6 juillet 2014, avec Paris Combo, Barcella et La Rue Kétanou.

Auparavant, il y avait deux groupes locaux, mais je ne suis pas arrivée assez tôt pour les entendre.
C'est donc avec Paris Combo que cette soirée a débuté pour moi. Guitare, batterie, contrebasse et trompette, le groupe a de nombreux atouts pour me plaire. Effectivement, musicalement, c'est très sympa, avec des mélodies que je qualifierais d'un peu bossa-nova et en tous cas plutôt dansantes. Il me manque cependant quelque chose pour être totalement séduite (peut-être parce que je préfère les chanteurs aux chanteuses ?) Ayant déjà entendu quelques chansons du groupe avant ce soir, je pense que je les apprécie davantage en CD (ce qui va me pousser à réécouter quelques titres). Il est vrai aussi que la chanteuse, entre chaque chanson, nous présente le titre, ce qui casse le rythme et empêche d'entrer totalement dans l'univers du groupe. Ils nous ont cela dit fait passer un bon moment. Parmi les titres interprétés : Living room, Señor, Lux, Ce que j'aime, C'est le début et quelques autres.
 

C'est ensuite au tour de Barcella de prendre place sur scène. Barcella, c'est un poète, un funambule, un saltimbanque. Originaire de Reims, il nous souhaite la bienvenue en "Champicardennes", en nous disant : "il va falloir vous y habituer". Il plaisantera plusieurs fois à ce sujet au cours du concert. Très mobile et expressif, il escalade tout ce qu'il peut : son tabouret sur lequel il est plus souvent debout qu'assis, le piano (aménagé avec une montée de marches pour mieux grimper dessus) et les différents éléments de décor. Il n'hésite pas à venir sur les enceintes placées à l'avant scène, pour être plus près du public, ni même à venir chanter au coeur de la foule sur Mixtape. Le tout en nous offrant ses chansons tantôt tendres, tantôt drôles, parfois les deux à la fois. Façon rap-ragga comme sur mixtape (et il a un sacré débit !) ou belle chanson française la pupart du temps, il sait nous faire bouger, chanter, ou nous offrir de beaux moments d'émotion comme sur Fragile. J'avais déjà été séduite la première fois que je l'avais vu sur scène, en novembre dernier. Ce soir, je le suis encore plus, tant l'artiste a un bel univers et sait le transmettre.
Parmi les titres interprétés : Sur la route, Mixtape, Le suicide, Salope, L'âge d'or, Fragile, Le cahier de vacances, L'île au trésor, Bigbadaboum, et quelques autres (mais pas Ma douce, qui est celle que je connais le mieux).
Lorsque le concert se termine, j'éprouve tout à la fois un sentiment de bonheur pour le magnifique moment que je viens de passer, et de frustration, parce que c'était beaucoup trop court ! Barcella possède un très bel univers, et c'est sur scène que celui-ci prend toute son ampleur.

Le groupe qui suit est La rue Kétanou. A peine les premières notes de la première chanson ont-elles retenti que surviennent sur scène les intermittents, qui viennent nous exposer leurs revendications. Le public réagit bien, l'esprit est plutôt au soutien de leur combat.
Le concert reprend ensuite et alterne les chansons du dernier album et les plus anciennes. Les membres du groupe sont très complices, et l'accordéon de Florent Vintrignier me charme d'emblée. Les chansons égrennent leurs mélodies enjouées, et les textes nous content des histoires, nous présentent une galerie de personnages et d'événements variés, sans oublier quelques titres plus engagés. Le tout, délivré avec beaucoup de bonne humeur et d'enthousiasme. Ils sont rejoints sur un titre par deux membres de leur équipe (dont leur régisseur) qu'ils surnomment "el banditos". Et nous offrent un joli moment d'émotion lorsqu'ils chantent Patricia, en hommage à Patricia Bonneteau (la Ladilafé de Tryo).
Setlist non exhaustive et dans le désordre : Allons voir, Interdit, Ma faute à toi, La fiancée de l'eau, La guitare sud américaine (avec, donc, El Banditos), Le capitaine de la barrique, Grand Chelem, Le chien, Les dessous de table, Impossible, Les hommes que j'aime, Les mots.
Le concert se termine et j'ai passé un excellent moment, plein d'enthousiasme et de bonne humeur.
La soirée se terminera avec Turnsteak, mais il est tard, j'ai 1h30 de route et je travaille demain, et puis ce n'est pas du tout mon univers musical. Je quitte donc le Parc Foch, avec de la bonne musique plein la tête et des étoiles plein les yeux.

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 16:20

Scènes d'été à Beauvais le 4 juillet 2014 avec La Mauvaise Foi et Les Têtes Raides.

La soirée commence donc avec La Mauvaise Foi. Je ne connaissais pas ce groupe avant ce soir, mais rien que son nom m'évoque la bonne chanson française à texte comme je l'aime. Et je ne serai effectivement pas déçue ! En plus des traditionnelles guitare, basse, batterie, viennent s'ajouter un accordéon et, sur quelques titres, un violon. Ajoutez à cela des mélodies agréables et des textes bien troussés, un chanteur charismatique et énergique qui bouge partout sur la scène, et vous obtenez un concert de belle qualité, où vos oreilles se régalent. Lorsqu'ils finissent leur set, je suis totalement conquise : ce sera mon coup de coeur du mois.
A découvrir et écouter d'urgence ici : http://www.lamauvaisefoi.com/media.html

 

Ce sont ensuite les Têtes Raides qui entrent en scène. Ils enchaînent les chansons, laissant une grande place au dernier album, Les Terriens. J'avais assisté à la toute première date de cette tournée (voir ici), et j'avais été conquise. Ce soir, je trouve le concert plus électrique (sans doute la configuration "festivals"), laissant moins de place à l'accordéon, ce que je déplore, adorant cet instrument. Ce concert reste cependant un très bon moment, et nous offre aussi de l'émotion comme sur la jolie reprise tout en douceur de La chanson de Prévert, de Gainsbourg. D'autres jolis moments nous sont offerts comme sur Mon carnet ou A ta gueule. Et la poésie, déjà présente dans certains textes, vient également se glisser au travers d'extraits de Corps de mot, comme ce petit passage de Geogia venu se glisser au milieu d'une chanson. Les titres plus anciens ne sont pas en reste, comme L'identité, Gérard ou encore l'incontournable Ginette (qui, sur cette tournée, n'est pas la chanson qui clôture le concert).
Alors certes, ce soir c'était plus électrique qu'à l'accoutumée. Certes,  les moments que je préfère sont lorsque Christian Olivier s'empare de son accordéon, quand la trompette vient l'accompagner et que les mélodies s'envolent et nous envoûtent. Il n'en reste pas moins que c'était un très bon concert, et j'ai même fortement envie de les revoir en salle en décembren lorsqu'ils repasseront par chez moi, pour me confirmer qu'alors, l'accordéon prendra une plus grande place et pour retrouver l'émotion ressentie lors de la première date.

 

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 16:12

Fête de la musique 2014 à Neuilly sur Seine avec Théodore, Paul et Gabriel, Renan Luce et The Juveniles.

La soirée commence donc avec Théodore, Paul et Gabriel qui, comme leur nom ne l'indique pas, est un trio de filles (accompagnées d'un batteur). La programmation les définit comme un groupe de pop-folk. La chanteuse est charismatique, les trois filles dégagent une belle énergie et montrent une belle complicité entre elles. Si, pour ma part, je n'avais jamais entendu parler de ce groupe auparavant, ce n'est pas le cas dans le public (il faut dire qu'une des jeunes filles a étudié dans un lycée de la ville). Un fillette près de moi réclamait telle ou telle chanson et était à fond ! En effet, il y a beaucoup d'enfants dans le public, le conceret a commencé à 19h et il est encore tôt. Pour ma part, j'ai plutôt apprécié le set des demoiselles, même si je n'achèterais pas forcément leur CD. Moment phare lorsqu'elles ont repris Tainted love, faisant danser le public. Je en me souviens plus des autres titres interprétés, à l'exception de I'm gone. Une ouverture de soirée plutôt sympa et dans une bonne ambiance.

Le temps du changement de plateau et c'est Renan Luce (pour qui je suis venue) qui arrive sur scène. Sympathique et dégageant une belle énergie, le chanteur alterne les chansons de ses trois albums, pour le bonheur de mes oreilles. Il n'hésite pas à faire participer le public sur Monsieur Marcel, La lettre, et quelques autres. Parmi les titres interprétés, on compte Le clan des miros (qui, il me semble, a ouvert le concert), Le lacrymal circus, Appelle quand tu te réveilles, La lettre, Les voisines (toutes deux reprises par le public), Repenti (om il nous demande de faire les choeurs), La boîte, Voyager, Au téléphone avec maman, La fille de la bande, courage, Nantes, Chien mouillé, Aux timides anonymes, Réponse à tout, Damoclès, ...
Après avoir quitté la scène une première fois, il revient nous interpréter Amoureux d'une flic, et clôture le concert par la reprise de Je suis une bande de jeunes, de Renaud.
J'ai passé un très bon moment, heureuse de retrouver l'artiste sur scène. Certes, cela peut paraître à certains un peu gentillet, mais c'est bien écrit, avec une touche d'humour et on sent le chanteur très sympathique et ouvert vis à vis du public. Mention spéciale au guitariste, très charismatique, se déplaçant, allant au devant de la scène ou sautant à d'autres moments.
J'étais venue pour Renan Luce, et je n'ai pas été déçue.

Je décide de rester pour découvrir The Juveniles, plus par curiosité qu'autre chose car leur musique est présentée comme de l'électro-pop, ce qui a priori n'est pas ma tasse de thé. Le changement de plateau est assez long, les artistes sont sur scène mais ne démarrent pas, il semblerait qu'il y ait un problème technique. Et j'ai vraiment hâte qu'ils débutent, à cause des deux greluches d'une quinzaine d'année qui, à côté de moi, ne cessent de glousser et jacasser. Enfin le concert commence, je n'adore pas mais ça se laisse écouter... jusqu'à ce qu'ils balancent un son distordu qui me vrille les oreilles et me fait sortir ,les bouchons... Heureusement, cela ne dure pas. Le groupe nous vient de Rennes et s'exprime en anglais (l'accent du chanteur est d'ailleurs mauvais et ça s'entend pas mal lorsque sa voix n'est pas "modifiée"). Je reste environ une demie-heure puis n'appréciant pas plus que ça leur musique, je décide de partir. A noter que le public (dans lequel les enfants ont laissé place aux ados et jeunes adultes) est assez réceptif et que ça bouge bien. Et les artistes nous offrent de jolis jeux de lumière qui, projetés à certains moments sur la façade de l'Hôtel de Ville, sont du plus bel effet.

En conclusion j'ai passé cette année une très belle fête de la musique, même si le dernier groupe m'a moins plu.

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 14:48

Une fois n'est pas coutume, cette année je n'ai participé qu'à la deuxième journée des Zicophonies, le samedi 24 mai 2014 à la salle Pommery, à Clermont (60). Non pas que Renan Luce, programmé la veille, ne me plaisait pas, mais je devais choisir entre lui et David Sire, or j'aurai l'occasion de voir Renan Luce très prochainement...
J'arrive un peu après 16h, juste avant l'ouverture de la scène acoustique. En attendant que ça commence, je me dirige vers la grande scène où officie un groupe de reggae qui chante en français. (Le programme annonçait Manmen G mais après vérification il s'agit en fait de L'Neze avec Wah Lee). C'est plutôt sympa à écouter, je décide de rester un peu, puis me dirige vers la scène acoustique qui, entre temps, a ouvert.
Pour découvir : ici
Là, c'est Jorge Silva et Bagasso qui jouent. Ils nous proposent des chansons en portugais (le programme dit qu'ils chantent aussi en français), ce n'est pas déplaisant mais je ne parviens pas à accrocher totalement à leur univers. (site officiel) Après 5 ou 6 chansons, je décide de sortir un peu et de retourner vers la grande scène où joue maintenant Empire of Noise. Le nom du groupe et le descriptif sur le programme me laissent penser que ce n'est pas ma tasse de thé, mais je tente quand même (après tout, aimer la musique, c'est aussi être curieux, non ?) Le premier titre que j'entends débute assez en douceur, mais ensuite c'est effectivement l'empire du bruit, les artistes ne sont pas mauvais mais c'est une musique trop agressive pour mes oreilles (pour vous faire vovtre propre avis, cest ici. Après 3 chansons je repars vers la scène acoustique, où Jorge Silva et Bagasso n'ont pas terminé leur set. Ce sont désormais des chansons en français (j'en entendrai deux) et cela me plaît un peu plus qu'au début.
Le groupe suivant est Peack, qui seront mes artistes préférés de l'après-midi, parmi tous les groupes ou artistes picards entendus. La chanteuse, Florence, paraît toute simple au premier abord, mais possède une très jolie voix et une vraie présence scénique. Elle nous délivre ses chansons tantôt en anglais (dans un style flok-pop), tantôt en français dans un style néoréaliste qui me séduit vraiment ! C'est donc un très bon moment que je passe avec le groupe. A découvrir et écouter sur leur site officiel.
Le dernier artiste que j'entendrai sur la scène aocustique sera TAF ou Thomas Albert Francisco. Avec son look de premier de la classe (chemise blanche, bretelles et pantalon noir), le chanteur officie seul à la guitare, en anglais ou en français. Je n'accroche pas vraiment à sa voix, dont on a l'impression qu'il la "trafique" un peu (je préfère quand il chante en français), mais le jeune homme est un vrai virtuose de la guitare, et c'est ce qui me fera rester jusqu'à la fin de son set. En effet, il maîtrise parfaitement bien son instrument et nous offre de superbes mélodies qui, elles, font le plaisir de mes oreilles. A écouter ici. (tiens, à le réentendre pendant que j'écris cet article, je préfère les versions enregistrées à celles entendues en live).
J'attends donc la fin de son passage pour quitter la scène acoustique où doivent encore jouer The Void et Tumvao, le temps d'aller manger puis de retourner vers la grande scène pour avoir une bonne place à l'arrivée de Saule.
J'attends donc dans le hall, le rideau de fer est baissé et on entend l'artiste répéter (entre autres, Dusty men). A l'ouverture du rideau, je 'mavance vers la scène et me retrouve au premier rang. En me retournant, je constate une chose jamais observée en 5 ans de Zicophonies : il y a très peu de monde dans la salle. Cela m'attriste un peu pour Saule, qui vaut pourtant largement la peine d'être découvert. Mais cela tient à deux choses : la majorité du public est venue pour Broussaï (que, pour ma part, je ne connaissais que de nom) et, mis à part son duo avec Charlie Winston sur Dusty men, Saule est encore peu connu en France. Cependant, dès qu'il commence à chanter (de mémoire, Le bon gros géant), le public resté en retrait ou au bar s'approche bien vite de la scène, car l'artiste met le feu ! Je ne me souviens plus de tous les titres interprétés ni de l'ordre, mais nous aurons entre autres Chanteur bio, Type normal, Mieux nous aimer encore, Dusty men (en duo avec son bassite) qui met le feu au public (et sur laquelle Saule invite une partie du public à monter sur scène), L'économie des mots, Inventaire de notre amour, Vieux (très joli moment), Personne, Futur, Saule, Si. Il termine le concert par un rappel sur un titre en anglais qu'il nous dit avoir joué à Taratata, a priori Immigrant song.
Pendant le changement de plateau qui va permettre à Broussaï d'installer son matériel, on inaugure une expérience inédite aux Zicophonies : une scène alternative en fond de salle, sur laquelle prennent place les artistes d'Acrosstime.Après hésitation (rester bien placée pour Broussaï ou me rapprocher de la seconde scène ?) je décide d'aller voir de plus près. Le groupe nous propose de la pop en anglais, qui ne me déplaît pas mais ne m'accroche pas plus que ça. Aussi, après quelques chansons, je vais reprendre place juste devant la grande scène, et c'est de loin que je suivrai le retour de L'Neze qui nous propose deux ou trois titres avant de s'éclipser.
En effet, il est maintenant temps pour Broussaï de débuter leur concert. Et je découvre un groupe de bon reggae en français, avec des textes bien ficelés qui prônent la tolérance et l'égalité (Du contraste et des couleurs, Cosmopolite) et qui font du bien par les temps qui courent. Ca bouge et ça chante dans le public, l'ambiance est au rendez-vous ! Parmi les chansons interprétées par le groupe (outre celles déjà citées), on retrouve Kingston town (titre éponyme de leur dernier album), Mister Mandela en hommage au grand homme décédé en décembre dernier, Poing en l'air, Rebel Music, A l'envers, Live up...
C'est donc sur un très bon concert que se termine cette soirée.
En conclusion, ce fut une belle après-midi, et les nouveautés apportées sur le festival qui fêtera l'an prochain son 20e anniversaire, sont intéressantes. En effet, c'est la première fois qu'il y a deux têtes d'affiches sur une même soirée, et la mise en place de la scène alternative entre les deux permet aux artistes qui jouent d'être entendus par le plus grand nombre, alors que les autres années les groupes locaux qui clôturaient le festival jouaient devant 30 à 50 personnes, la plus grande partie du public étant partie après le passage de la tête d'affiche.
J'attends avec impatience de découvrir les surprises que ne manquera pas de nous réserver la 20e édition ! Et je concluerai en remerciant l'association CLAJ et son président, ainsi que tous les bénévoles, sans lesquels ce festival ne pourrait pas exister.

La journée en images ici.

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 21:08

David Sire à Thourotte le 23 mai 2014.
La Bidulosophie, c'est quoi ?

David Sire, c'est un univers à la fois poétique et un peu loufoque. C'est aussi un artiste talentueux puisque, seul en scène (avec sa guitare) il crée en live son orchestration grâce à ce que j'appellerai une boîte de mixage, sur laquelle il enregistre des sons crées avec son corps (en tapant sur son torse  ou frottant sa main sur son bras) ou divers instruments (guitare, xylophone...) pour les passer ensuite en boucle pendant le morceau.
Ponctuant son spectacle d'anecdotes relatant la manière dont les chansons sont nées (suite à des soirées bidule), le chanteur nous entraîne dans son univers et nous fait découvrir toute une galerie de personnages. Tantôt tendre (sur Ma vivante ou Olga) tantôt jouant sur l'humour (Comme un opium, Le zoo, ça me gonfle) il nous fait passer un agréable de moment plein de poésie. Et je suis heureuse de retourver Le nez bouché, chanson issue de l'album Onomatopées, par lequel j'ai découvert ce chanteur (à l'époque dans le groupe Drôle de Sire), même s'il y a bon nombre de chansons sur cet album que j'aime nettement plus que celle-ci (mais je n'ai pas osé réclamer Coquelicot à la fin, quand David Sire nous a proposé de choisir la chanson que l'on souhaitait entendre : Pas cap...).
Outre les chansons déjà citées, il nous interprète C'est quoi, Pencher, Bidule (évidemment), Le secret, Moineau, Le boudin, L'eau de là, Moustache, ainsi qu'une chanson inédite dédiée aux Compagnons d'Emmaüs (Compagnons) et quelques autres inédites.
Lorsque le chanteur quitte la scène après à peine plus d'une heure de concert, je me dis "Non, pas déjà, c'était beaucoup trop court." Heureusement, il revient prolonger le moment avec quelques chansons, et termine assis en bord de scène, pour être plus proche du public. Et l'on quitte la salle en ayant l'impression de sortir d'un monde à part, un peu décalé et surtout poétique.
Le programme disait "Pour les enfants de 5 à 105 ans", je pense que petits et grands ont été ravis de cette soirée (en témoigne le rire d'enfant, clair et rafraîchissant, qui a fusé vers la fin du concert et a duré un moment).
 

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 17:17


William Sheller au théâtre impérial de Compiègne le 4 avril 2014.
Je l'avais déjà vu deux fois en piano solo, cette fois, pour mon plus grand bonheur, le chanteur est accompagné d'un quatuor à cordes (Deux violons, un alto et un violoncelle).
Le concert débute et, comme à son habitude, le chanteur nous propose de petites anecdotes pour présenter chaque titre. Le concert débute avec Oh j'cours tout seul. Les chansons s'enchaînent, j'apprécie à sa juste valeur la beauté des cordes qui accompagnent les titres et les habillent joliment. Ce sera aussi l"occasion, à deux reprises, de voir le chanteur quitter son piano pour venir chanter debout face au public. Sur deux autres titres, exclusivement instrumentaux, ce seront les cordes seules qui joueront.
William Sheller nous rappelle que c'est Barbara qui l'a incité à chanter et reprend pour lui rendre hommage (seul au piano) Vienne, chanson que j'aime particulièrement et joli moment d'émotion pour moi. On retrouve également lors de ce concert des titres qu'il n'interprète pas lorsqu'il est seul au piano, tels Un archet sur mes veines ou Cuir de Russie. Mises à part Mon hôtel et Les machines absurdes, le chanteur nous proposera peu de chansons de ses trois derniers albums, laissant la place aux titres plus anciens. Dans le désordre : Les filles de l'aurore, Maman est folle, Genève, Fier et fou de vous, Le capitaine (chanson qui fait référence à Mme Buterfly, et que j'ai grand plaisir à retrouver), A franchement parler, Les orgueilleuses (dédiée à Barbara) ...
Après à peine une heure de concert, les artistes quittent la scène le temps d'un entracte, et l'on se dit : "Déjà !" C'est donc avec plaisir qu'on les accueille à nouveau quand ils reviennent, pour encore une petite heure. Puis vient la fin du concert et le traditionnel rappel, moment où William Sheller nous revient seul au piano pour Un homme heureux. Vient ensuite Dans un vieux rock'n'roll (sur ces deux chansons, l'artiste cafouillera un peu, sans doute fatigue de fin de concert, mais on le lui pardonne aisément !), avant de nous offrir un final sans son piano (et donc face au public), accompagné du quatuor revenu pour l'occasion, avec une très jolie version du Carnet à spirale, dans laquelle les cordes s'envolent sur les intermèdes musicaux, pour le plus grand plaisir de nos oreilles.
Au final, ce fut donc un concert tout en douceur, un artiste simple, sympathique, au timbre toujours clair malgré les années qui passent. Lorsque le concert se termine, on aurait envie d'en entendre encore tant ce fut un excellent moment. Pas de chansons qui font bouger ni de larmes au bord des yeux, mais juste un moment à savourer, en toute simplicité. Et si, chez beaucoup d'artistes, le fait de parler entre chaque chanson me dérange (je trouve que cela coupe le rythme du concert et nous empêche d'entrer totalement dans l'ambiance), ici cela ne m'a pas gênée tant les anecdotes sont offertes avec simplicité, pour un concert qui, à mes yeux, s'apprente à un récital de chansons. Je quitte donc la salle ravie, avec l'envie de revivre de tels moments, et me prenant même à rêver de voir un jour sur scène le chanteur accompagné d'un orchestre symphonique...

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 15:28

West Side Story en version pour soprano, mezzo soprano, ténor, baryton, cinq percussions et piano, au Théâtre du Beauvaisis le 18 mars 2014.
Le tout nous est présenté par Les Choeurs et Solistes de Lyon et les Percussions et Claviers de Lyon, sous la direction de Gérard Lecointe (mise en scène de Jean Lacornerie).
L'intigue, inspirée de Roméo et Juliette, se déroule à New York dans le milieu des années 50. Les Sharks, émigrés Porto Ricains, s'opposent aux Jets, jeunes de la classe ouvrière blanche nés aux Etats-Unis. Lorsque Tony, ami de Riff (le chef des Jets), rencontre Maria, soeur de Bernardo (chef des Sharks), ils tombent aussitôt amoureux l'un de l'autre, ce qui scellera leurs destinées tragiques.
Ici, ce n'est pas la comédie musicale qui nous est proposée, les pas de danse de la troupe étant remplacés par la danse des mailloches sur les claviers. Le récit nous est relaté via un texte projeté sur des rideaux de chaînes à l'avant et/ou à l'arrière de la scène. Quatre chanteurs se répartissent les rôles et les voix de tous les personnages. En découvrant sur le programme qu'il y aurait des chanteurs lyriques, j'avais peur de ne pas aimer, n'étant pas très sensible à cet univers. Mais il n'en fut rien, tant la musique de Léonard Bernstein est moderne, et les interprétations, pas si lyriques que ça. Certains passages m'ont particulièrement émue, et j'ai tout simplement adoré ce spectacle, tant pour le jeu virtuose des musiciens sur les différents instruments à persussions (xylophone et autres percussions "mélodiques") que pour l'interprétation des chanteurs.
Un spectacle que je ne peux donc que vivement vous recommander.

 

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 15:17

Synopsis : Les États-Unis, quelques années avant la guerre de Sécession. 
Solomon Northup, jeune homme noir originaire de l’État de New York, est enlevé et vendu comme esclave. 
Face à la cruauté d’un propriétaire de plantation de coton, Solomon se bat pour rester en vie et garder sa dignité. 
Douze ans plus tard, il va croiser un abolitionniste canadien et cette rencontre va changer sa vie…

Avant d'être enlevé, Solomon est non seulement un homme libre, mais un homme érudit : sachant lire et écrire, il est un excellent violoniste très prisée dans les soirées de la haute société. Sa descente aux enfers n'en est que plus douloureuse. D'emblée, on lui fait comprendre qu'il a intérêt à ne pas révéler qui il est vraiment, sous peine d'être traité encore plus durement, voir même de mettre sa vie en danger. La seule solution pour survivre : se résigner. Ce à quoi l'homme aura dans un premier temps du mal à se contraindre. Certaines scènes sont très dures, le film nous renvoie en pleine face toute l'horreur de l'inhumanité (esclaves fouettés jusqu'au sang, exécutés, viols...) C'est d'autant plus bouleversant que l'on sait que tout cela a existé, il ne s'agit pas d'une fiction. C'est cependant un film très beau et qui m'a beaucoup plu, même si je n'en suis pas sortie indemne.

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