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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 16:12

Fête de la musique 2014 à Neuilly sur Seine avec Théodore, Paul et Gabriel, Renan Luce et The Juveniles.

La soirée commence donc avec Théodore, Paul et Gabriel qui, comme leur nom ne l'indique pas, est un trio de filles (accompagnées d'un batteur). La programmation les définit comme un groupe de pop-folk. La chanteuse est charismatique, les trois filles dégagent une belle énergie et montrent une belle complicité entre elles. Si, pour ma part, je n'avais jamais entendu parler de ce groupe auparavant, ce n'est pas le cas dans le public (il faut dire qu'une des jeunes filles a étudié dans un lycée de la ville). Un fillette près de moi réclamait telle ou telle chanson et était à fond ! En effet, il y a beaucoup d'enfants dans le public, le conceret a commencé à 19h et il est encore tôt. Pour ma part, j'ai plutôt apprécié le set des demoiselles, même si je n'achèterais pas forcément leur CD. Moment phare lorsqu'elles ont repris Tainted love, faisant danser le public. Je en me souviens plus des autres titres interprétés, à l'exception de I'm gone. Une ouverture de soirée plutôt sympa et dans une bonne ambiance.

Le temps du changement de plateau et c'est Renan Luce (pour qui je suis venue) qui arrive sur scène. Sympathique et dégageant une belle énergie, le chanteur alterne les chansons de ses trois albums, pour le bonheur de mes oreilles. Il n'hésite pas à faire participer le public sur Monsieur Marcel, La lettre, et quelques autres. Parmi les titres interprétés, on compte Le clan des miros (qui, il me semble, a ouvert le concert), Le lacrymal circus, Appelle quand tu te réveilles, La lettre, Les voisines (toutes deux reprises par le public), Repenti (om il nous demande de faire les choeurs), La boîte, Voyager, Au téléphone avec maman, La fille de la bande, courage, Nantes, Chien mouillé, Aux timides anonymes, Réponse à tout, Damoclès, ...
Après avoir quitté la scène une première fois, il revient nous interpréter Amoureux d'une flic, et clôture le concert par la reprise de Je suis une bande de jeunes, de Renaud.
J'ai passé un très bon moment, heureuse de retrouver l'artiste sur scène. Certes, cela peut paraître à certains un peu gentillet, mais c'est bien écrit, avec une touche d'humour et on sent le chanteur très sympathique et ouvert vis à vis du public. Mention spéciale au guitariste, très charismatique, se déplaçant, allant au devant de la scène ou sautant à d'autres moments.
J'étais venue pour Renan Luce, et je n'ai pas été déçue.

Je décide de rester pour découvrir The Juveniles, plus par curiosité qu'autre chose car leur musique est présentée comme de l'électro-pop, ce qui a priori n'est pas ma tasse de thé. Le changement de plateau est assez long, les artistes sont sur scène mais ne démarrent pas, il semblerait qu'il y ait un problème technique. Et j'ai vraiment hâte qu'ils débutent, à cause des deux greluches d'une quinzaine d'année qui, à côté de moi, ne cessent de glousser et jacasser. Enfin le concert commence, je n'adore pas mais ça se laisse écouter... jusqu'à ce qu'ils balancent un son distordu qui me vrille les oreilles et me fait sortir ,les bouchons... Heureusement, cela ne dure pas. Le groupe nous vient de Rennes et s'exprime en anglais (l'accent du chanteur est d'ailleurs mauvais et ça s'entend pas mal lorsque sa voix n'est pas "modifiée"). Je reste environ une demie-heure puis n'appréciant pas plus que ça leur musique, je décide de partir. A noter que le public (dans lequel les enfants ont laissé place aux ados et jeunes adultes) est assez réceptif et que ça bouge bien. Et les artistes nous offrent de jolis jeux de lumière qui, projetés à certains moments sur la façade de l'Hôtel de Ville, sont du plus bel effet.

En conclusion j'ai passé cette année une très belle fête de la musique, même si le dernier groupe m'a moins plu.

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 14:48

Une fois n'est pas coutume, cette année je n'ai participé qu'à la deuxième journée des Zicophonies, le samedi 24 mai 2014 à la salle Pommery, à Clermont (60). Non pas que Renan Luce, programmé la veille, ne me plaisait pas, mais je devais choisir entre lui et David Sire, or j'aurai l'occasion de voir Renan Luce très prochainement...
J'arrive un peu après 16h, juste avant l'ouverture de la scène acoustique. En attendant que ça commence, je me dirige vers la grande scène où officie un groupe de reggae qui chante en français. (Le programme annonçait Manmen G mais après vérification il s'agit en fait de L'Neze avec Wah Lee). C'est plutôt sympa à écouter, je décide de rester un peu, puis me dirige vers la scène acoustique qui, entre temps, a ouvert.
Pour découvir : ici
Là, c'est Jorge Silva et Bagasso qui jouent. Ils nous proposent des chansons en portugais (le programme dit qu'ils chantent aussi en français), ce n'est pas déplaisant mais je ne parviens pas à accrocher totalement à leur univers. (site officiel) Après 5 ou 6 chansons, je décide de sortir un peu et de retourner vers la grande scène où joue maintenant Empire of Noise. Le nom du groupe et le descriptif sur le programme me laissent penser que ce n'est pas ma tasse de thé, mais je tente quand même (après tout, aimer la musique, c'est aussi être curieux, non ?) Le premier titre que j'entends débute assez en douceur, mais ensuite c'est effectivement l'empire du bruit, les artistes ne sont pas mauvais mais c'est une musique trop agressive pour mes oreilles (pour vous faire vovtre propre avis, cest ici. Après 3 chansons je repars vers la scène acoustique, où Jorge Silva et Bagasso n'ont pas terminé leur set. Ce sont désormais des chansons en français (j'en entendrai deux) et cela me plaît un peu plus qu'au début.
Le groupe suivant est Peack, qui seront mes artistes préférés de l'après-midi, parmi tous les groupes ou artistes picards entendus. La chanteuse, Florence, paraît toute simple au premier abord, mais possède une très jolie voix et une vraie présence scénique. Elle nous délivre ses chansons tantôt en anglais (dans un style flok-pop), tantôt en français dans un style néoréaliste qui me séduit vraiment ! C'est donc un très bon moment que je passe avec le groupe. A découvrir et écouter sur leur site officiel.
Le dernier artiste que j'entendrai sur la scène aocustique sera TAF ou Thomas Albert Francisco. Avec son look de premier de la classe (chemise blanche, bretelles et pantalon noir), le chanteur officie seul à la guitare, en anglais ou en français. Je n'accroche pas vraiment à sa voix, dont on a l'impression qu'il la "trafique" un peu (je préfère quand il chante en français), mais le jeune homme est un vrai virtuose de la guitare, et c'est ce qui me fera rester jusqu'à la fin de son set. En effet, il maîtrise parfaitement bien son instrument et nous offre de superbes mélodies qui, elles, font le plaisir de mes oreilles. A écouter ici. (tiens, à le réentendre pendant que j'écris cet article, je préfère les versions enregistrées à celles entendues en live).
J'attends donc la fin de son passage pour quitter la scène acoustique où doivent encore jouer The Void et Tumvao, le temps d'aller manger puis de retourner vers la grande scène pour avoir une bonne place à l'arrivée de Saule.
J'attends donc dans le hall, le rideau de fer est baissé et on entend l'artiste répéter (entre autres, Dusty men). A l'ouverture du rideau, je 'mavance vers la scène et me retrouve au premier rang. En me retournant, je constate une chose jamais observée en 5 ans de Zicophonies : il y a très peu de monde dans la salle. Cela m'attriste un peu pour Saule, qui vaut pourtant largement la peine d'être découvert. Mais cela tient à deux choses : la majorité du public est venue pour Broussaï (que, pour ma part, je ne connaissais que de nom) et, mis à part son duo avec Charlie Winston sur Dusty men, Saule est encore peu connu en France. Cependant, dès qu'il commence à chanter (de mémoire, Le bon gros géant), le public resté en retrait ou au bar s'approche bien vite de la scène, car l'artiste met le feu ! Je ne me souviens plus de tous les titres interprétés ni de l'ordre, mais nous aurons entre autres Chanteur bio, Type normal, Mieux nous aimer encore, Dusty men (en duo avec son bassite) qui met le feu au public (et sur laquelle Saule invite une partie du public à monter sur scène), L'économie des mots, Inventaire de notre amour, Vieux (très joli moment), Personne, Futur, Saule, Si. Il termine le concert par un rappel sur un titre en anglais qu'il nous dit avoir joué à Taratata, a priori Immigrant song.
Pendant le changement de plateau qui va permettre à Broussaï d'installer son matériel, on inaugure une expérience inédite aux Zicophonies : une scène alternative en fond de salle, sur laquelle prennent place les artistes d'Acrosstime.Après hésitation (rester bien placée pour Broussaï ou me rapprocher de la seconde scène ?) je décide d'aller voir de plus près. Le groupe nous propose de la pop en anglais, qui ne me déplaît pas mais ne m'accroche pas plus que ça. Aussi, après quelques chansons, je vais reprendre place juste devant la grande scène, et c'est de loin que je suivrai le retour de L'Neze qui nous propose deux ou trois titres avant de s'éclipser.
En effet, il est maintenant temps pour Broussaï de débuter leur concert. Et je découvre un groupe de bon reggae en français, avec des textes bien ficelés qui prônent la tolérance et l'égalité (Du contraste et des couleurs, Cosmopolite) et qui font du bien par les temps qui courent. Ca bouge et ça chante dans le public, l'ambiance est au rendez-vous ! Parmi les chansons interprétées par le groupe (outre celles déjà citées), on retrouve Kingston town (titre éponyme de leur dernier album), Mister Mandela en hommage au grand homme décédé en décembre dernier, Poing en l'air, Rebel Music, A l'envers, Live up...
C'est donc sur un très bon concert que se termine cette soirée.
En conclusion, ce fut une belle après-midi, et les nouveautés apportées sur le festival qui fêtera l'an prochain son 20e anniversaire, sont intéressantes. En effet, c'est la première fois qu'il y a deux têtes d'affiches sur une même soirée, et la mise en place de la scène alternative entre les deux permet aux artistes qui jouent d'être entendus par le plus grand nombre, alors que les autres années les groupes locaux qui clôturaient le festival jouaient devant 30 à 50 personnes, la plus grande partie du public étant partie après le passage de la tête d'affiche.
J'attends avec impatience de découvrir les surprises que ne manquera pas de nous réserver la 20e édition ! Et je concluerai en remerciant l'association CLAJ et son président, ainsi que tous les bénévoles, sans lesquels ce festival ne pourrait pas exister.

La journée en images ici.

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 21:08

David Sire à Thourotte le 23 mai 2014.
La Bidulosophie, c'est quoi ?

David Sire, c'est un univers à la fois poétique et un peu loufoque. C'est aussi un artiste talentueux puisque, seul en scène (avec sa guitare) il crée en live son orchestration grâce à ce que j'appellerai une boîte de mixage, sur laquelle il enregistre des sons crées avec son corps (en tapant sur son torse  ou frottant sa main sur son bras) ou divers instruments (guitare, xylophone...) pour les passer ensuite en boucle pendant le morceau.
Ponctuant son spectacle d'anecdotes relatant la manière dont les chansons sont nées (suite à des soirées bidule), le chanteur nous entraîne dans son univers et nous fait découvrir toute une galerie de personnages. Tantôt tendre (sur Ma vivante ou Olga) tantôt jouant sur l'humour (Comme un opium, Le zoo, ça me gonfle) il nous fait passer un agréable de moment plein de poésie. Et je suis heureuse de retourver Le nez bouché, chanson issue de l'album Onomatopées, par lequel j'ai découvert ce chanteur (à l'époque dans le groupe Drôle de Sire), même s'il y a bon nombre de chansons sur cet album que j'aime nettement plus que celle-ci (mais je n'ai pas osé réclamer Coquelicot à la fin, quand David Sire nous a proposé de choisir la chanson que l'on souhaitait entendre : Pas cap...).
Outre les chansons déjà citées, il nous interprète C'est quoi, Pencher, Bidule (évidemment), Le secret, Moineau, Le boudin, L'eau de là, Moustache, ainsi qu'une chanson inédite dédiée aux Compagnons d'Emmaüs (Compagnons) et quelques autres inédites.
Lorsque le chanteur quitte la scène après à peine plus d'une heure de concert, je me dis "Non, pas déjà, c'était beaucoup trop court." Heureusement, il revient prolonger le moment avec quelques chansons, et termine assis en bord de scène, pour être plus proche du public. Et l'on quitte la salle en ayant l'impression de sortir d'un monde à part, un peu décalé et surtout poétique.
Le programme disait "Pour les enfants de 5 à 105 ans", je pense que petits et grands ont été ravis de cette soirée (en témoigne le rire d'enfant, clair et rafraîchissant, qui a fusé vers la fin du concert et a duré un moment).
 

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 17:17


William Sheller au théâtre impérial de Compiègne le 4 avril 2014.
Je l'avais déjà vu deux fois en piano solo, cette fois, pour mon plus grand bonheur, le chanteur est accompagné d'un quatuor à cordes (Deux violons, un alto et un violoncelle).
Le concert débute et, comme à son habitude, le chanteur nous propose de petites anecdotes pour présenter chaque titre. Le concert débute avec Oh j'cours tout seul. Les chansons s'enchaînent, j'apprécie à sa juste valeur la beauté des cordes qui accompagnent les titres et les habillent joliment. Ce sera aussi l"occasion, à deux reprises, de voir le chanteur quitter son piano pour venir chanter debout face au public. Sur deux autres titres, exclusivement instrumentaux, ce seront les cordes seules qui joueront.
William Sheller nous rappelle que c'est Barbara qui l'a incité à chanter et reprend pour lui rendre hommage (seul au piano) Vienne, chanson que j'aime particulièrement et joli moment d'émotion pour moi. On retrouve également lors de ce concert des titres qu'il n'interprète pas lorsqu'il est seul au piano, tels Un archet sur mes veines ou Cuir de Russie. Mises à part Mon hôtel et Les machines absurdes, le chanteur nous proposera peu de chansons de ses trois derniers albums, laissant la place aux titres plus anciens. Dans le désordre : Les filles de l'aurore, Maman est folle, Genève, Fier et fou de vous, Le capitaine (chanson qui fait référence à Mme Buterfly, et que j'ai grand plaisir à retrouver), A franchement parler, Les orgueilleuses (dédiée à Barbara) ...
Après à peine une heure de concert, les artistes quittent la scène le temps d'un entracte, et l'on se dit : "Déjà !" C'est donc avec plaisir qu'on les accueille à nouveau quand ils reviennent, pour encore une petite heure. Puis vient la fin du concert et le traditionnel rappel, moment où William Sheller nous revient seul au piano pour Un homme heureux. Vient ensuite Dans un vieux rock'n'roll (sur ces deux chansons, l'artiste cafouillera un peu, sans doute fatigue de fin de concert, mais on le lui pardonne aisément !), avant de nous offrir un final sans son piano (et donc face au public), accompagné du quatuor revenu pour l'occasion, avec une très jolie version du Carnet à spirale, dans laquelle les cordes s'envolent sur les intermèdes musicaux, pour le plus grand plaisir de nos oreilles.
Au final, ce fut donc un concert tout en douceur, un artiste simple, sympathique, au timbre toujours clair malgré les années qui passent. Lorsque le concert se termine, on aurait envie d'en entendre encore tant ce fut un excellent moment. Pas de chansons qui font bouger ni de larmes au bord des yeux, mais juste un moment à savourer, en toute simplicité. Et si, chez beaucoup d'artistes, le fait de parler entre chaque chanson me dérange (je trouve que cela coupe le rythme du concert et nous empêche d'entrer totalement dans l'ambiance), ici cela ne m'a pas gênée tant les anecdotes sont offertes avec simplicité, pour un concert qui, à mes yeux, s'apprente à un récital de chansons. Je quitte donc la salle ravie, avec l'envie de revivre de tels moments, et me prenant même à rêver de voir un jour sur scène le chanteur accompagné d'un orchestre symphonique...

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 15:28

West Side Story en version pour soprano, mezzo soprano, ténor, baryton, cinq percussions et piano, au Théâtre du Beauvaisis le 18 mars 2014.
Le tout nous est présenté par Les Choeurs et Solistes de Lyon et les Percussions et Claviers de Lyon, sous la direction de Gérard Lecointe (mise en scène de Jean Lacornerie).
L'intigue, inspirée de Roméo et Juliette, se déroule à New York dans le milieu des années 50. Les Sharks, émigrés Porto Ricains, s'opposent aux Jets, jeunes de la classe ouvrière blanche nés aux Etats-Unis. Lorsque Tony, ami de Riff (le chef des Jets), rencontre Maria, soeur de Bernardo (chef des Sharks), ils tombent aussitôt amoureux l'un de l'autre, ce qui scellera leurs destinées tragiques.
Ici, ce n'est pas la comédie musicale qui nous est proposée, les pas de danse de la troupe étant remplacés par la danse des mailloches sur les claviers. Le récit nous est relaté via un texte projeté sur des rideaux de chaînes à l'avant et/ou à l'arrière de la scène. Quatre chanteurs se répartissent les rôles et les voix de tous les personnages. En découvrant sur le programme qu'il y aurait des chanteurs lyriques, j'avais peur de ne pas aimer, n'étant pas très sensible à cet univers. Mais il n'en fut rien, tant la musique de Léonard Bernstein est moderne, et les interprétations, pas si lyriques que ça. Certains passages m'ont particulièrement émue, et j'ai tout simplement adoré ce spectacle, tant pour le jeu virtuose des musiciens sur les différents instruments à persussions (xylophone et autres percussions "mélodiques") que pour l'interprétation des chanteurs.
Un spectacle que je ne peux donc que vivement vous recommander.

 

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 15:17

Synopsis : Les États-Unis, quelques années avant la guerre de Sécession. 
Solomon Northup, jeune homme noir originaire de l’État de New York, est enlevé et vendu comme esclave. 
Face à la cruauté d’un propriétaire de plantation de coton, Solomon se bat pour rester en vie et garder sa dignité. 
Douze ans plus tard, il va croiser un abolitionniste canadien et cette rencontre va changer sa vie…

Avant d'être enlevé, Solomon est non seulement un homme libre, mais un homme érudit : sachant lire et écrire, il est un excellent violoniste très prisée dans les soirées de la haute société. Sa descente aux enfers n'en est que plus douloureuse. D'emblée, on lui fait comprendre qu'il a intérêt à ne pas révéler qui il est vraiment, sous peine d'être traité encore plus durement, voir même de mettre sa vie en danger. La seule solution pour survivre : se résigner. Ce à quoi l'homme aura dans un premier temps du mal à se contraindre. Certaines scènes sont très dures, le film nous renvoie en pleine face toute l'horreur de l'inhumanité (esclaves fouettés jusqu'au sang, exécutés, viols...) C'est d'autant plus bouleversant que l'on sait que tout cela a existé, il ne s'agit pas d'une fiction. C'est cependant un film très beau et qui m'a beaucoup plu, même si je n'en suis pas sortie indemne.

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 13:53
Interzone

Interzone au Palace de Montataire le 14 mars 2014.
Interzone, c'est Serge Teyssot-Gay (guitariste de Noir Désir) et Khaled Al Jaramani, oudiste de musique orientale. L'alliance de ces deux univers n'est pas fusion, mais dialogue, comme le précise le programme :"Leurs cultures musicales respectives ne se fondent ni ne se confondent, ne se diluent ni ne se délitent en une neutre "zone internationale", mais dialoguent dans une vivante "interzone" où l'héritage de chacun étaye l'Interzone Language."
Les deux artistes nous offrent donc une partition musicale sans paroles (à l'exception d'un ou deux titres), où la guitare délivre ses riffs électriques tandis que l'oud nous envoûte de ses mélodies souvent entraînantes. Chacun est virtuose avec son instrument (Serge Teyssot-Gay n'hésite pas à jouer de sa guitare avec une baguette de xylophone ou encore un archet), et l'on passe un bon moment en leur compagnie, à écouter des morceaux souvent assez longs mais toujours plaisants. Une jolie alliance pour un bon concert.

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 23:20

http://fbcdn-sphotos-e-a.akamaihd.net/hphotos-ak-prn2/t1/1977285_10152306135337847_1080853523_n.jpgJeanne Cherhal en concert à L'ouvre-boîte à Beauvais le 8 mars 2014.
C'est la deuxième date de cette tournée pour la chanteuse, qui nous présente ce soir les chansons de son nouvel album Histoire de J., qui sort ce lundi 10 mars.
Longue et fine, elle arrive sur scène vêtue de blanc. Le concert débute avec de nouvelles chansons : J'ai faim, L'échappé, Bingo, Cheval de feu, Comme je t'attends. Installée derrière son piano, accompagnée d'un guitariste, un bassiste et un batteur, elle communique bien avec le public, faisant preuve d'humour. Elle poursuit le concert en alternant chansons plus anciennes et nouveaux titres, tantôt douce, tantôt énergique, tantôt émouvante comme sur Le tissu ou Noxolo. Sans oublier l'humour comme sur Quand c'est non c'est non (malgré la gravité du sujet ; sur cette chanson l'artiste déploie une belle énergie et enflamme le public) et surtout une reprise hilarante, en  version 2.0, de Les nuits d'une demoiselle de Colette Renard (qu'elle revisite avec des paroles du style "je m'fais actualiser la page, je m'fais mettre à jour le fichier, je m'fais caresser la souris"... quand à la chute, je vous laisse la découvrir).
Elle quitte un moment son piano pour venir sur le devant de la scène le temps de quelques chansons, avant de sortir (tandis que ses musiciens continuent à jouer), puis revient dans une robe à paillettes avant d'entamer quelques chansons seule au piano. Ses musiciens reviennent ensuite, ils jouent encore quelques titres puis tous saluent et quittent la scène. Pour le rappel, nous n'aurons droit qu'à une seule chanson, la très jolie et émouvante Une femme debout.
Parmi les autres titres interprétés : Qui me vengera, Cinq ou six années, Voilà (qui enflamme le public), L'oreille coupée, Petite fleur, Canicule, Comme je t'attends, Finistère, Je suis liquide...
Même cachée derrière son piano, la chanteuse est charismatique et dégage une belle énergie. Je ne connaissais que quelques chansons, j'ai découvert une très belle artiste avec une vraie présence scénique. C'est donc en ayant passé une très bonne soirée que je quitte la salle.
 

Et la version originale de Les nuits d'une demoiselle

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 20:42

http://scontent-a-cdg.xx.fbcdn.net/hphotos-ash3/t1/p526x296/1957989_10152288493457847_1443271038_n.jpg

Etant une grande fan de Cali, je ne pouvais pas ne pas aller voir la pièce dans laquelle il joue en ce moment.
Me voici donc à Paris, au théâtre de la gaité Montparnasse, ce samedi 1er mars, pour découvrir  Cowboy Mouth.
Avant de vous donner mes impressions, laissez-moi vous présenter la pièce et son historique :
New York, 1971.
En pleine rue, Cavale, armée d'un Colt 45, kidnappe Slim, un père de famille.
Enfermés dans une chambre d'hôtel, elle tente de faire de lui une star du Rock afin d'offrir un sauveur à toute une génération perdue. "Un Jésus rock'n'roll avec une gueule de cowboy".
Mais le captif tombe amoureux de son ravisseur...

« Cowboy Mouth » est le fragment d’une Amérique sans ancrage, ne croyant plus ni en Dieu, ni en la justice mais elle est aussi le reflet d’une histoire plus intime : celle de ses auteurs, Sam Shepard et Patti Smith.
A l’époque pour Smith, Shepard a quitté femme et enfant.
C’est dans la chambre du célèbre « Chelsea Hotel » à Manhattan où ils ont ensemble élu domicile, que la pièce va voir le jour.
En deux nuits blanches, ils vont écrire leur histoire sur les touches d’une vieille machine à écrire. Cette chambre du « Chelsea Hotel » est le décor unique de cette pièce… Pour une raison évidente, elle est l’écrin de leur histoire.

Cavale et Slim se bagarrent dans une langue pure et poétique dont les mots proviennent d’un passé plein d’idéaux où tout semblait possible, où l’art et le rock en particulier étaient encore un geste de rébellion et où l’on pouvait réinventer sa vie.

(Source : page Facebook de la pièce)

Comme je m'y attendais, c'est assez "space" (comprenez : spécial). Les esprits trop cartésiens pourront d'ailleurs avoir du mal à pénétrer l'univers embrumé de Cavale et Slim. C'est une histoire de passion sur fond de folie, d'alcool, avec aussi une certaine violence. Face aux errances de Cavale, à ses rêves et à son esprit dérangé (elle évoque un séjour dans un hôpital psychiatrique quelques temps plus tôt), Slim reste plus proche de la réalité, tout en s'efforçant d'entrer dans les rêves de Cavale et, pour elle, de les faire exister. Tantôt doux, tantôt violent et briseur de rêves quand il la ramène à la réalité. Pour décrire la dérive et la détresse de ces deux êtres, la pièce n'hésite pas à faire appel à l'humour, mais offre aussi de très beaux moments d'émotion au cours desquels Cavale, dans sa fragilité, nous touche.
La chute, quand à elle, est de nouveau sous le signe de l'humour pour nous offrir une fin, non pas en queue de poisson, mais en queue de homard... (ceux qui ont vu la pière comprendront).
Au final, on passe un bon moment et, si l'on est comme moi fan de Cali, on retrouve pas moments, derrière son personnage, le Cali que l'on connaît. Et, en regardant son profil effilé, "en lame de couteau" (avec pour l'occasion une petite barbe), au début de la pièce, je me disais qu'il avait bien cette "gueule de cowboy" décrite par Cavale. Cette première expérience théâtrale est donc une réussite pour Cali, avec un rôle difficile mais qui lui correspond bien. Quand à Marie Barraud, elle incarne avec conviction une Cavale fragile, excessive et au bord de la folie.
Une pièce que je conseille à ceux qui comme moi aiment Cali de voir au moins une fois, et ainsi qu'à tous ceux qui croient en leurs rêves.

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 19:01

J'avais adoré le livre, j'ai aimé tout autant le film. L'histoire est un peu différente (notamment la fin), mais tout aussi plaisante. Dans la première partie du film, je suis restée un peu sur ma faim, appréciant ce que je voyais mais n'y retrouvant pas pas autant de magie que je l'avais espéré (à l'exception de quelques scènes). Et puis, à partir du moment où Jack rejoint l'Extraordinarium, on y retrouve toute la poésie et l'onirisme que contenait le livre, auxquels s'ajoutent de vraies trouvailles d'animation. Dès cet instant, je suis totalement entrée dans le film et j'ai adoré. Les personnages évoquent parfaitement les artistes qui leur prêtent leurs voix (déjà présents sur le disque "bande originale" du livre paru en même temps que le roman), et quand on est fan de Dyonisos ou d'Olivia Ruiz, on retrouve dans le film des petits clins d'oeil à leurs univers (par exemple, les chansons de Miss Acacia ne figuraient pas sur le CD de la BO du roman, pourtant elles ne nous sont pas inconnues...)
Comme je le disais, le film finit différemment du livre, et cette fin peut prêter à différentes interprétations. Elle nous offre par ailleurs l'une des plus belles scènes du film.
Si vous ne l'avez pas encore vu, courez dans votre salle de cinéma préférée pour vous offrir un moment plein de rêve et de poésie.
De mon côté, j'ai eu envie de relire le livre, pour mieux me remémorer la fin tel qu'elle était écrite dans le roman, et voir si les trouvailles visuelles du film ont été inventées pour la circonstance, ou si elles sont la transcription en images de descriptions présentes dans le livre. Et pour prolonger un peu cette plongée en plein rêve.

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