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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 13:53
Interzone

Interzone au Palace de Montataire le 14 mars 2014.
Interzone, c'est Serge Teyssot-Gay (guitariste de Noir Désir) et Khaled Al Jaramani, oudiste de musique orientale. L'alliance de ces deux univers n'est pas fusion, mais dialogue, comme le précise le programme :"Leurs cultures musicales respectives ne se fondent ni ne se confondent, ne se diluent ni ne se délitent en une neutre "zone internationale", mais dialoguent dans une vivante "interzone" où l'héritage de chacun étaye l'Interzone Language."
Les deux artistes nous offrent donc une partition musicale sans paroles (à l'exception d'un ou deux titres), où la guitare délivre ses riffs électriques tandis que l'oud nous envoûte de ses mélodies souvent entraînantes. Chacun est virtuose avec son instrument (Serge Teyssot-Gay n'hésite pas à jouer de sa guitare avec une baguette de xylophone ou encore un archet), et l'on passe un bon moment en leur compagnie, à écouter des morceaux souvent assez longs mais toujours plaisants. Une jolie alliance pour un bon concert.

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 23:20

http://fbcdn-sphotos-e-a.akamaihd.net/hphotos-ak-prn2/t1/1977285_10152306135337847_1080853523_n.jpgJeanne Cherhal en concert à L'ouvre-boîte à Beauvais le 8 mars 2014.
C'est la deuxième date de cette tournée pour la chanteuse, qui nous présente ce soir les chansons de son nouvel album Histoire de J., qui sort ce lundi 10 mars.
Longue et fine, elle arrive sur scène vêtue de blanc. Le concert débute avec de nouvelles chansons : J'ai faim, L'échappé, Bingo, Cheval de feu, Comme je t'attends. Installée derrière son piano, accompagnée d'un guitariste, un bassiste et un batteur, elle communique bien avec le public, faisant preuve d'humour. Elle poursuit le concert en alternant chansons plus anciennes et nouveaux titres, tantôt douce, tantôt énergique, tantôt émouvante comme sur Le tissu ou Noxolo. Sans oublier l'humour comme sur Quand c'est non c'est non (malgré la gravité du sujet ; sur cette chanson l'artiste déploie une belle énergie et enflamme le public) et surtout une reprise hilarante, en  version 2.0, de Les nuits d'une demoiselle de Colette Renard (qu'elle revisite avec des paroles du style "je m'fais actualiser la page, je m'fais mettre à jour le fichier, je m'fais caresser la souris"... quand à la chute, je vous laisse la découvrir).
Elle quitte un moment son piano pour venir sur le devant de la scène le temps de quelques chansons, avant de sortir (tandis que ses musiciens continuent à jouer), puis revient dans une robe à paillettes avant d'entamer quelques chansons seule au piano. Ses musiciens reviennent ensuite, ils jouent encore quelques titres puis tous saluent et quittent la scène. Pour le rappel, nous n'aurons droit qu'à une seule chanson, la très jolie et émouvante Une femme debout.
Parmi les autres titres interprétés : Qui me vengera, Cinq ou six années, Voilà (qui enflamme le public), L'oreille coupée, Petite fleur, Canicule, Comme je t'attends, Finistère, Je suis liquide...
Même cachée derrière son piano, la chanteuse est charismatique et dégage une belle énergie. Je ne connaissais que quelques chansons, j'ai découvert une très belle artiste avec une vraie présence scénique. C'est donc en ayant passé une très bonne soirée que je quitte la salle.
 

Et la version originale de Les nuits d'une demoiselle

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 20:42

http://scontent-a-cdg.xx.fbcdn.net/hphotos-ash3/t1/p526x296/1957989_10152288493457847_1443271038_n.jpg

Etant une grande fan de Cali, je ne pouvais pas ne pas aller voir la pièce dans laquelle il joue en ce moment.
Me voici donc à Paris, au théâtre de la gaité Montparnasse, ce samedi 1er mars, pour découvrir  Cowboy Mouth.
Avant de vous donner mes impressions, laissez-moi vous présenter la pièce et son historique :
New York, 1971.
En pleine rue, Cavale, armée d'un Colt 45, kidnappe Slim, un père de famille.
Enfermés dans une chambre d'hôtel, elle tente de faire de lui une star du Rock afin d'offrir un sauveur à toute une génération perdue. "Un Jésus rock'n'roll avec une gueule de cowboy".
Mais le captif tombe amoureux de son ravisseur...

« Cowboy Mouth » est le fragment d’une Amérique sans ancrage, ne croyant plus ni en Dieu, ni en la justice mais elle est aussi le reflet d’une histoire plus intime : celle de ses auteurs, Sam Shepard et Patti Smith.
A l’époque pour Smith, Shepard a quitté femme et enfant.
C’est dans la chambre du célèbre « Chelsea Hotel » à Manhattan où ils ont ensemble élu domicile, que la pièce va voir le jour.
En deux nuits blanches, ils vont écrire leur histoire sur les touches d’une vieille machine à écrire. Cette chambre du « Chelsea Hotel » est le décor unique de cette pièce… Pour une raison évidente, elle est l’écrin de leur histoire.

Cavale et Slim se bagarrent dans une langue pure et poétique dont les mots proviennent d’un passé plein d’idéaux où tout semblait possible, où l’art et le rock en particulier étaient encore un geste de rébellion et où l’on pouvait réinventer sa vie.

(Source : page Facebook de la pièce)

Comme je m'y attendais, c'est assez "space" (comprenez : spécial). Les esprits trop cartésiens pourront d'ailleurs avoir du mal à pénétrer l'univers embrumé de Cavale et Slim. C'est une histoire de passion sur fond de folie, d'alcool, avec aussi une certaine violence. Face aux errances de Cavale, à ses rêves et à son esprit dérangé (elle évoque un séjour dans un hôpital psychiatrique quelques temps plus tôt), Slim reste plus proche de la réalité, tout en s'efforçant d'entrer dans les rêves de Cavale et, pour elle, de les faire exister. Tantôt doux, tantôt violent et briseur de rêves quand il la ramène à la réalité. Pour décrire la dérive et la détresse de ces deux êtres, la pièce n'hésite pas à faire appel à l'humour, mais offre aussi de très beaux moments d'émotion au cours desquels Cavale, dans sa fragilité, nous touche.
La chute, quand à elle, est de nouveau sous le signe de l'humour pour nous offrir une fin, non pas en queue de poisson, mais en queue de homard... (ceux qui ont vu la pière comprendront).
Au final, on passe un bon moment et, si l'on est comme moi fan de Cali, on retrouve pas moments, derrière son personnage, le Cali que l'on connaît. Et, en regardant son profil effilé, "en lame de couteau" (avec pour l'occasion une petite barbe), au début de la pièce, je me disais qu'il avait bien cette "gueule de cowboy" décrite par Cavale. Cette première expérience théâtrale est donc une réussite pour Cali, avec un rôle difficile mais qui lui correspond bien. Quand à Marie Barraud, elle incarne avec conviction une Cavale fragile, excessive et au bord de la folie.
Une pièce que je conseille à ceux qui comme moi aiment Cali de voir au moins une fois, et ainsi qu'à tous ceux qui croient en leurs rêves.

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 19:01

J'avais adoré le livre, j'ai aimé tout autant le film. L'histoire est un peu différente (notamment la fin), mais tout aussi plaisante. Dans la première partie du film, je suis restée un peu sur ma faim, appréciant ce que je voyais mais n'y retrouvant pas pas autant de magie que je l'avais espéré (à l'exception de quelques scènes). Et puis, à partir du moment où Jack rejoint l'Extraordinarium, on y retrouve toute la poésie et l'onirisme que contenait le livre, auxquels s'ajoutent de vraies trouvailles d'animation. Dès cet instant, je suis totalement entrée dans le film et j'ai adoré. Les personnages évoquent parfaitement les artistes qui leur prêtent leurs voix (déjà présents sur le disque "bande originale" du livre paru en même temps que le roman), et quand on est fan de Dyonisos ou d'Olivia Ruiz, on retrouve dans le film des petits clins d'oeil à leurs univers (par exemple, les chansons de Miss Acacia ne figuraient pas sur le CD de la BO du roman, pourtant elles ne nous sont pas inconnues...)
Comme je le disais, le film finit différemment du livre, et cette fin peut prêter à différentes interprétations. Elle nous offre par ailleurs l'une des plus belles scènes du film.
Si vous ne l'avez pas encore vu, courez dans votre salle de cinéma préférée pour vous offrir un moment plein de rêve et de poésie.
De mon côté, j'ai eu envie de relire le livre, pour mieux me remémorer la fin tel qu'elle était écrite dans le roman, et voir si les trouvailles visuelles du film ont été inventées pour la circonstance, ou si elles sont la transcription en images de descriptions présentes dans le livre. Et pour prolonger un peu cette plongée en plein rêve.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 00:11

http://scontent-b-fra.xx.fbcdn.net/hphotos-frc3/t1/1779714_10152240597887847_340449518_n.jpg

Alexis HK était en concert au Palace de Montataire le 8 février dernier. En première partie, Boule, artiste Rouennais aux textes emplis d'humour, accompagné sur scène par un contrabassiste et un violoniste (lui-même jouant guitare et banjo). Un léger cheveu sur la langue ne l'empêche pas de nous délivrer ses chansons légères, de nous faire rire par ses présentations entre deux titres et, pour ne rien gâter, musicalement c'est très sympa. Bref, c'est une découverte assez chouette (pour le découvrir à votre tour, c'est pas ici. Parmi les titres interprétés, on retrouve Le biffin, écoutable sur son site.
Après un petit entracte, le temps du http://scontent-a-fra.xx.fbcdn.net/hphotos-prn2/t1/1896856_10152240600032847_771558213_n.jpgchangement de plateau, Alexis HK et ses musiciens prennent place sur la scène. Le concert débute avec Fils de, et les chansons s'enchaînent, entrecoupées de quelques anecdotes. Moment sympathique, lorsqu'il demande à Boule de le rejoindre sur scène pour interpréter avec lui une reprise de Marche à l'ombre, de Renaud. L'autre invitée surprise de la soirée est Karimouche, qui interprète avec lui Paroles en l'air. Moment symboliquement touchant pour moi, car Karimouche, c'est le tout premier concert que j'ai vu dans cette salle dont je suis devenue depuis une habituée. La voix au timbre immédiatement identifiable du chanteur nous emmène de chanson en chanson, nous transporte un temps au Moyen Âge, traverse les lieux, les époques, évoque des personnages hauts en couleur ou des sujets plus engagés.
Setlist non exhaustive et dans le désordre : Fils de, On peut apprendre, La fin de l'empire, Ignoble noble, Je reviendrai, Son poète, Les affranchis, Mets du vent, La fille du fossoyeur, Marche à l'ombre, Maudits anglois, Coming out, L'homme du moment, Gaspard (quimet bien l'ambiance dans le public), Le dernier présent, Le furet, Les sages.
Lors du premier rappel, il arrive sur scène en râlant, et l'on comprend tout de suite que va arriver La maison Ronchonchon. Deux ou trois autres titres, la présentation de musiciens (Simon Mary à la basse et contrebasse, Matthieu Ballet aux claviers, accordéons et autoharp, Hibu Corbel à la batterie et Loïc Molineri à la guitare et au banjo), une standing ovation de la part du public, et les artistes quittent de nouveau la scène. Alexis HK reviendra seul pour un dernier titre en guitare-voix.
La soirée se termine, nous avons passé un excellent moment, ce n'est pas un concert qui bouge beaucoup à l'exception de quelques chansons, mais c'est un concert où l'on ne s'ennuie pas une seconde, où l'on rit par moments, et où on se laisse envoûter par la voix chaude du chanteur.

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 20:17

http://scontent-b-cdg.xx.fbcdn.net/hphotos-ash4/t1/1620663_10152225084722847_656304120_n.jpgLes Têtes Raides à Conflans Ste Honorine le 1er février 2014, pour la toute première date de leur nouvelle tournée et la présentation de leur album Les Terriens, à paraître le 17 février.
La première partie du concert est donc consacrée aux nouvelles chansons, qui nous transportent de rêverie en enchantement. Des chansons qui font la part belle à la douceur, à la poésie, à la loufoquerie, sans oublier quelques titres engagés. La belle Alice s'ajoute aux nombreux prénoms chantés par le groupe, Les terriens nous transportent dans l'univers propre au groupe, Oublie-moi et L'au-delà résonnent en douceur et nous émeuvent, Moderato est plus engagée... Les titres s'enchaînent, et très vite je me dis que je vais adorer ce nouvel album.
Après cette présentation du nouvel album, on retrouve des chansons issues des opus précédents du groupe. Gérard, Gino, Saint Vincent, Mon slip, Go away, L'identité... sans oublier des extraits de Corps de mot (Le journal, Georgia), Je voudrais pas crever et une très jolie reprise de La chanson de Prévert, de Serge Gainsbourg. Et puis, bien sûr, sur le deuxième rappel (ils seront au nombre de trois), l'incontournable Ginette.
J'ai oublié de vous parler du décor et des jeux de lumière, avec des projections de dessins des Chats Pelés en fond de scène, histoire de nous plonger un peu plus dans l'univers.
Alors, bien sûr, certains fans de la première heure pourront se trouver déroutés, voir déçus, de ne pas retrouver la formation d'origine. Pour moi qui ne les voyais ce soir que pour la quatrième fois (la première, c'était quand même il y a une dizaine d'années), je trouve que l'esprit des Têtes Raides reste là. A travers la musique en premier lieu, et surtout par la présence de Christian Olivier, leader hautement charismatique. Je peux vous dire que quand il est à moins d'un mètre de vous et vous transperce de son regard, c'est assez impressionnant ! Christian Olivier, son accordéon, ses mimiques, plus une contrebasse et une trompette sur quelques titres (le reste étant, c'est vrai, plus électrique), les mots énoncés avec une diction parfaite, une belle énergie, de l'ambiance dans le public... tout est là pour nous faire passer un excellent moment !
Découvrir un nouvel album d'un groupe ou d'un artiste que l'on aime, c'est un sentiment mêlé d'impatience et de peur d'être déçu. Quand cette découverte se fait en live et qu'elle est largement à la hauteur de nos espérances, alors c'est un très beau moment d'émotion, et c'est ce que j'ai vécu ce 1er février.
Alors juste un conseil : foncez acheter cet album à sa sortie, et allez voir les Têtes Raides sur scène. Moment de bonheur garanti.

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 14:52

http://fbcdn-sphotos-g-a.akamaihd.net/hphotos-ak-frc1/t1/1511801_10152191921567847_22413013_n.jpgDe toutes les couleurs au Palace de Montataire.
De toutes les couleurs, c'est un spectacle de chansons autour de Léo Ferré, par Michel Avalon. Le chanteur reprend donc le répertoire de ce grand poète de la chanson française. Avec, en prime, quelques anecdotes autour des chansons. Le spectacle commence avec les anarchistes, suivi de L'espoir. Les chansons s'enchaînent, avec un passage par les poèmes mis en musique par Léo Ferré (parmi lesquels Marizibill d'Apollinaire, Est-ce ainsi que les hommes vivent d'Aragon ou Monsieur William de Jean-René Caussimon), avant de revenir aux titres créés par Léo Ferré lui-même. Sans oublier bien sûr les grands classiques comme C'est extra, Avec le temps ou La mémoire et la mer.
Les titres sont bien interprétés, la voix est par moments assez proche de celle de Léo Ferré, ce spectacle est un bel hommage à l'artiste, à conseiller à ceux qui souhaitent découvrir ou redécouvrir son répertoire.

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 19:42

http://scontent-b-cdg.xx.fbcdn.net/hphotos-ash3/563199_10152098049272847_1264755778_n.jpgOlivia Ruiz à Compiègne le 5 décembre 2013.
Je ne redétaillerai pas la très jolie scénographie dont j'ai déjà parlé précédemment ici, si ce n'est qu'étant mieux placée j'ai pu l'apprécier pleinement, bien mieux que la fois précédente. La setlist est la même que la fois précédente, la jeune femme fait preuve de beaucoup d'humour, charrie un peu le public qui, au début, a du mal à "chauffer" (mais se rattrapera bien ensuite). Au début du Tango du qui, la jeune femme oublie les paroles, mais se rattrapera assez vite et reprendra la chanson, s'excusant auprès du public.
Un très joli moment (l'un des plus beaux du concert) sur Crazy Christmas, toute en douveur avec une très jolie chorégraphie (avec de beaux portés) sur l'intro musicale. Le calme au milieu de la tempête, alors que sur d'autres titres la jeune femme se déchaîne et n'hésite pas à nous offrir des sauts, faisant preuve d'une belle énergie. Toujours de l'émotion au démarrage de J'traîne les pieds, avant le déchaînement qui s'ensuit. Sur le rappel, un premier titre avant La femme chocolat, et un joli final sur Volver.
Encore une fois un beau concert, cette tournée se termine très bientôt mais si vous avez l'occasion, n'hésitez pas à y aller.

 

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 20:15

IMG_1562.JPGSi la grande soirée de clôture du festival Picardie Mouv' a lieu ce samedi 23 novembre au Zénith d'Amiens, avec en tête d'affiche Woodkid, c'est pour ma part à Breteuil que je me rends, pour découvrir sur scène Alex Beaupain.
Première bonne surprise de la soirée, Bipolar Box, annoncé en première partie, n'est autre que la nouvelle formation de François Guernier alias Tichot. Comme lorsque j'avais vu Tichot il y a 2 ans, je pose un bémol sur le fait qu'il parle quasi entre chaque chanson, ce qui fait que le concert manque de fluidité (ça n'enchaîne pas...) Cela dit, ces intermèdes sont bourrés d'humour et arracheront à plusieurs reprises rires ou sourires aux spectateurs. Et quand enfin quelques chansons s'enchaînent, c'est tout de suite fort plaisant. Musicalement parlant, le groupe, en formation guitare-basse-batterie, nous propose de la bonne chanson française, avec des textes bien écrits et sympathiques, sur des mélodies plutôt plaisantes. De quoi passer un bon moment.
La deuxième bonne surprise de la soirée survient au moment du changement de plateau. Une voix nous parvient du fond de la salle, nous invitant à nous retourner et à nous rapprocher. Nous découvrons alors un groupe formé d'un chanteur, une conrebasse et deux guitares (une rythmique et une "solo"). Le chanteur d'accompagnera également à l'accordéon sur quelques titres. Ce groupe, c'est Jamlik (ils nous le diront à la fin de leur set). Ils nous proposent de sympathiques chansons sur des mélodies agréables, histoire de nous faire passer un bon moment en attendant que les techniciens finissent de préparer la scène pour Alex Beaupain. Ils nous proposent une petite dizaine de titre parmi lesquels On s'fait la belle, Une escale, Courir les vents, Nounous, La catalane, A la table des loups-garous, Faire sa valise, Le jour nous a quitté. Si, dans le public, certains discutent, bougent, et ne sont pas attentifs, pour ma part je passe un très bon moment. A découvrir ici.

http://scontent-a-cdg.xx.fbcdn.net/hphotos-frc3/1477852_10152062037032847_897706410_n.jpgC'est ensuite Alex Beaupain, celui pour qui nous sommes venus, qui se présente sur scène. Accompagné d'un piano, une guitare, un batteur (qui n'est autre que Benjamin Vairon, déjà vu avec Cali et Batlik) et une violoncelliste, Il nous égrène ses chansons finement ciselées. Avec son allure de dandy élégant, il fait preuve entre deux titres d'une bonne dose d'humour (si ce n'était pas de l'humour, il pourrait paraître à certains imbuvable et prétentieux), nous vantant son physique agréable (il est vrai qu'il est joli garçon), nous précisant que Julien Clerc, quand il lui a demandé d'écrire pour lui la musique de Coule, s'est dit très heureux d'écrire pour lui "car vous êtes l'un des auteurs-compositeurs-interprètes français les plus doués de votre génération", ou encore nous rappelant de ne pas trop applaudir ses musiciens car "il faut savoir proportion garder" et conserver nos plus grands applaudissements pour le chanteur...
Quand il s'installe seul au piano, il nous offre de belles émotions, je suis particulièrement émue par Je ne peux vivre sans t'aimer, issue de la B.O. du film Les bien aimés (interprétée initialement par Catherine Deneuve), qui m'avait tant touchée lorsque j'ai vu le film il y a 2 ans.
Il nous interprète également Vite, Je peux aimer pour deux (qui me touche également), Après moi le déluge, Pacotille, Ca m'amuse plus, En quarantaine, Grands soirs, Je suis un souvenir, Au ciel (émouvante également), Au départ, Je n'aime que toi.
A la fin du concert, le chanteur présente ses musiciens, tous saluent, ils font mine de quitter la scène mais restent et enchaînent directement sur le rappel "pour éviter cete comédie" (c'est à peu près ce qu'il nous a dit) parce que de toutes façons, on le sait qu'il va revenir. Trois dernières chansons, un nouveau salut, cette fois c'est bien fini. J'ai passé un très bon moment, et j'irai volontiers le revoir s'il passe près de chez moi.

 

 

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 18:52

http://scontent-b-cdg.xx.fbcdn.net/hphotos-ash4/1475880_10152061996787847_38693034_n.jpgMartin Angor et Barcella au Palace de Montataire le 19 novembre 2013.
C'est donc Martin Angor qui ouvre la soirée. Il nous propose des titres en français, ce n'est pas déplaisant, mais j'avoue que quelques jours après, il ne m'a pas laissé un grand souvenir. La playlist : Je voudrais quelque chose, Mon vélo, La femme transparente, Si la lumière change, et AK47 (cette dernière chanson ne m'a pas tellement plu, les autres étant plutôt sympa). A écouter ici.

C'est ensuite au tour de Barcella de http://scontent-b-cdg.xx.fbcdn.net/hphotos-prn2/1454634_10152061997237847_137518843_n.jpgprendre place sur la scène. D'entrée de jeu, on est plongé dans un univers plein de poésie : Parapluies retournés suspendus au-dessus de la scène, mini lanternes de papier qui courent le long du piano et de la batterie. Poétique, c'est bien le mot qui définit le monde de Barcella. L'artiste nous y entraîne avec des textes travaillés, parfois emprunts d'humour, d'autres fois de tendresse, sur de jolies mélodies ou dans un slam où les mots se bousculent à une vitesse impressionnante, le tout dans une diction parfaite. Au-delà de sa musique, son spectacle est presque chorégraphié, lorsqu'il accompagne les mots de mouvements de bras, qu'il grimpe debout sur un tabouret ou se déplace sur la scène (il descendra même, à un moment, dans le public). De cet artiste, je connaissais surtout Ma douce, qui fut bien appréciée par le public au cours de cette soirée, et quelques chansons juste entendues une fois ou deux. La symphonie d'Alzheimer fut un moment bouleversant, j'ai également été émue sur Mademoiselle.
La playlist, dans le désodre et non exhaustive : L'âge d'or (très touchante également), Le cahier de vacances, Claire Fontaine, Ma douce, La symphonie d'Alzheimer, L'insouciance, Mademoiselle, Mixtape (moment de virtuosité verbale), Salope, Les monstres, Les sornettes, La queue de poisson.
En conclusion de cette très belle soirée, je dirais juste : Barcella est un magnifique artiste, à découvrir d'urgence, en live de préférence.

 

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