Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 21:45

Phrase issue de la pièce Le chagrin des ogres, de Fabrice Murgia, spectacle vu ce soir. Sur le spectacle, je ne dirai pas grand chose, c'était assez spécial et déroutant.
Me reste cette phrase... Tout ce qui peut s'imaginer est réel... Je l'avais rêvé très fort pourtant, à tel point que rien que d'y penser, des larmes de bonheur parfois me montaient aux paupières. C'était une jolie bulle de rêve... Mais une bulle, cest tellement fragile... J'avais senti, pourtant, le vent souffler et pousser la bulle vers l'aiguille qui allait la faire exploser... J'avais lutté pourtant, pour en retarder le moment...
Ma bulle de rêve a éclaté. Sans cette douce cage pour me protéger, je me sens triste, désemparée. Ca fait mal quand une bulle éclate. Ma bulle de rêve a éclaté. J'avais rêvé très fort pourtant... Ma bulle de rêve a éclaté, et mon rêve s'est brisé les ailes sur la réalité. Je sais pourtant qu'il n'est pas mort. Il n'est que remis à plus tard. Mais je ne veux plus attendre... j'ai déjà tellement attendu, trop longtemps, trop souvent j'y ai cru, je l'ai touché du doigt, j'ai cru qu'il était à portée de main... et quand je pensais enfin l'atteindre, on me disait toujours : "Plus tard..." Je veux être une enfant capricieuse. Je ne veux plus attendre. Je veux hurler au ciel que c'est injuste, ma bulle de rêve a explosé, ma bulle de rêve explose toujours ! Dites, vous savez comment on fabrique des bulles de rêve blindées ? Des bulles de rêve qu'explosent jamais ? Je voudrais la recette, je veux le mode d'emploi, je veux grimper sur un nuage, et qu'il n'explose jamais, et qu'il n'y ait pas de chute. Ou achetez-moi un parachute. Mais pas un parachute doré, non, ça c'est bon pour les planqués ! Un beau parachute irisé, couleur reflets de lune ou bien poussière d'étoiles. Mais un solide, pour qu'on ait pas mal quand on tombe. Pis je le prêterai à ceux que j'aime, pour qu'eux non plus n'aient pas mal.
Le rêve est remis à plus tard... ma bulle de rêve a éclaté, et mon rêve s'est brisé les ailes. Doucement ramasser les plumes, avec patience, une à une, les recoller... Mais un peu mal, un peu bancales, pour qu'elles s'envolent moins haut, pour que la chute soit plus douce... Puis surtout, surtout, ne pas oublier le parachute. On va dire ça, on va faire ça, je vais le protéger ce rêve, je vais le bercer doucement, le serrer sur mon coeur, et puis le garder précieusement...

Tout ce qui peut s'imaginer est réel... "On disait que ce serait vrai, d'accord ?"

Repost 0
12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 00:05

(L'amour absolu, suite)

Cet amour infini et inconditionnel, pour lequel on donnerait tout.
Je le sais aujourd'hui avec certitude, non, ça n'arrive pas deux fois dans une vie. Je ne sais toujours pas s'il peut être partagé et heureux, mais je sais que le bonheur existe autrement, qu'il peut être aussi simple qu'un moment partagé ou qu'une discussion jusqu'au bout de la nuit. Que l'on peut aimer sans être aimé, avoir la certitude que nos sentiments ne seront jamais partagés, et pourtant être heureux.
Oui, cet amour a été source de souffrance,  lorsque sa douleur était la mienne et qu'il est devenu bien malgré lui semeur de pluie, d'orage, de vent et d'ouragan. C'est du passé. Bien sûr, je n'oublierai jamais. J'évite juste d'y penser.
Je continuerai d'être triste chaque fois qu'il sera triste, parce que c'est comme ça, parce que mon coeur se serre à chaque fois. Mais je ne serai plus triste de penser qu'il ne partagera jamais mes sentiments, puisque son amitié m'apporte et m'enrichit tellement. Puisque, lors de nos longues conversations, lorsqu'il partage ses projets, ses envies et son enthousiasme, il se fait semeur de soleil et distilleur de rêve.
Qu'il soit heureux, et je serai heureuse. Que son bonheur soit ponctuel, pour un événement particulier, ou plus durable, il fera le mien. Même s'il débute une nouvelle histoire d'amour, je m'en réjouirai pleinement. C'est tout ce que je lui souhaite. Il le mérite.
Il est de ces amours indéfectibles, contre lesquelles on ne peut rien. Un jour, peut-être, je ne l'aimerai plus que d'amitié. Ou peut-être pas. Mais il restera toujours dans mon coeur. Toujours...

à toi
mon semeur de soleil
mon inacessible étoile
ma plus belle non-histoire

Repost 0
10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 21:36

Hé dis, Pépère, elle est pas drôle ta dernière blague ! Nous fausser compagnie comme ça, si vite, sans qu'on ait le temps de se préparer... c'est pas cool !
Tu es entré dans nos vies il y a neuf ans, et le courant est vite passé. Maman était bien avec toi, et c'était surtout ça qui comptait.Nous... y a eu quelques tensions lorsque je vivais avec vous, mais je t'aimais et je savais que je pouvais compter sur toi. Merci d'avoir été là, merci pour tout ce que tu nous as apporté. T'as traversé nos vies trop vite, on aurait voulu te garder encore. Tu avais des tas de projets, que tu n'auras pas le temps de réaliser. Chienne de vie ! Et cet enfant à venir, que tu ne connaîtras pas... Fred, Maman, je pense bien fort à vous.
On est tristes que tu sois parti. Mais je sais que t'aimerais pas ça, alors on va essayer d'pas pleurer et boire un kir à ta santé en se rappelant les bons moments et les conneries qu'tu racontais... et puis on va prendre soin de notre mère.
(05/07/10)

Repost 0
9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 23:46

Un an déjà... de peu d'espoir, ou pas du tout, de petits bonheurs cueillis au hasard, et trois semaines d'un grand bonheur incrédule et émerveillé. Et puis tant d'inquiétude et tant de peur, tant de tristesse et de douleur...

 

Repost 0
15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 19:54
L'amour absolu. Celui qui peut tout supporter. Celui qui ne réclame rien, que le bonheur de l’être aimé. Celui pour lequel vous pouvez vous réjouir de ce bonheur, pas un petit bonheur voilé, parce que vous êtes triste pour vous-même. Non. Un grand bonheur, immense. Comme vous en aviez rarement connu. Jamais peut-être, ou alors, il y a tellement longtemps, que vous aviez oublié ce que c'était, que d'être heureux à ce point. Un amour pour lequel vous pouvez souffrir aussi, juste pour la douleur d'un autre. A en prerdre le fil de votre vie, à vous perdre vous-même. A en tomber en dépression. A vous retrouver un jour prostré dans votre douche avec l'envie de vous tailler les veines. A vouloir le soutenir plus que tout, quelle que soit votre douleur. A tout accepter, ses mots d'amour pour l'autre, sa douleur... Celui pour lequel on pourrait mourir, si cela faisait le bonheur de l'être aimé. Celui où l'on découvre tout le sens du mot "abnégation".
Oui, cet amour qui dépasse tout ce que l'on avait ressenti ou imaginé auparavant. Qui fait que l'on s'aperçoit que certaines choses que l'on avait écrites précédemment, belles pourtant, n'étaient que des mots, et qui deviennent soudain réalité. Qui fait que chaque jour on apprend, chaque jour on se surprend, que l'on se sent capable de choses que l'on n'aurait même pas soupçonnées.
Il faut connaître un tel amour au moins une fois dans sa vie. Même lorsque c'est douloureux, parce qu'il n'est pas partagé, ou parce qu'il est partagé mais que malgré tout, à cause de peurs, de fiertés, de vécus passés, on ne peut pas le vivre. Un tel amour peut-il être partagé et heureux également, ou est-il voué à l'échec et à la souffrance ? C'est, en tous cas, l'amour des plus grandes tragédies de la littérature.
Quand, comment cela finit-il ? Faut-il nécessairement souffrir ? Et un amour aussi fort, est-ce que ça arrive deux fois dans une vie ?
Repost 0
16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 13:04
Partir, s'en aller loin.
N'être que deux épaves marchant épaule contre épaule, chacun s'appuyant sur l'autre pour ne pas tomber. Marcher sans but, droit devant.
Me réveiller un matin et te trouver debout. Voir que tu peux désormais marcher seul.
Alors, je pourrai tomber d'épuisement.
Repost 0
8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 00:58
Quand je regarde quinze ou vingt ans en arrière, mes rêves, mes projets, et que je les compare à ma vie d'aujourd'hui, je pourrais avoir l'impression d'avoir tout raté. C'était ce que je pensais auparavant, et j'évitais d'y penser, pour ne pas déprimer.
Professionnellement, je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire. Mais je me voyais mariée avec des enfants, je rêvais à l'amour avec un grand A. Et je me voyais malgré tout avec une bonne situation, puisque je réussissais dans mes études.
Et me voilà à bientôt 34 ans, sans boulot fixe, et désespérément seule. J'ai été instit', je manquais d'autorité sur le groupe... et j'ai été cassée par un connard d'inspecteur qui ne m'a laissé aucune chance. Aujourd'hui, je travaille de façon siasonnière dans un parc d'attractions, dans une boutique, payée au smic. Niveau sentimental, une propension à toujours tomber amoureuse de mecs avec qui je n'ai rien à espérer... résultat j'ai eu le premier et le seul homme de ma vie à 30 ans passés, et me revoilà seule depuis plus de deux ans.
Alors oui, dit comme ça... on peut penser que j'ai tout raté...
C'était ce que je m'imaginais aussi, jusqu'à ce que les mots d'un ami me fassent comprendre que j'avais quelque chose de plus précieux que tout le reste : la liberté.
J'aurais pu rester instit', et être sous Prozac à longueur de temps, être en arrêt de maladie la moitié de l'année scolaire, finir ma journée à l'école et avoir encore les copies à corriger et les cours à préparer en rentrant chez moi. J'aurais pu ma marier, avoir des enfants, et mener tout compte fait une petite vie étriquée faite de routine et de monotonie.
Au lieu de ça, j'ai vécu différentes expériences, parce qu'après mon échec dans l'enseignement j'ai voulu d'abord et avant tout trouver un boulot qui me plairait, sans chercher l'ambition professionnelle, parce que se sentir bien dans ses baskets est bien plus important. J'ai différentes pistes, différentes idées... il ne me reste plus qu'à trouver le poste qui va avec. Et l'avantage d'être seule, c'est que je peux partir n'importe où en France (même à l'étranger si je le souhaitais), rien ne me retient ici.
J'aime la musique, et je peux faire plein de concerts, personne à la maison pour me dire "Encore !", pas le souci de faire garder les enfants... je suis libre (mise à part la limitation financière, bien sûr).
Je peux partir quand je le souhaite, mon appareil en bandoulière, pour une "promenade photographique" comme je les aime.
Je peux passer des heures entières sur internet si j'en ai envie, me coucher à pas d'heure et me lever tard si je le veux.
Je sais que tout cela, je ne l'aurais pas eu, je ne l'aurais pas vécu si j'avais eu la vie "dont je rêvais". Et au final j'aime autant celle-ci. Pour la famille et le reste, j'ai encore le temps. Enfin, un peu en tous cas.
J'ai des projets plein la tête, des envies. Puisque j'ai un boulot saisonnier l'été, pourquoi par exemple ne pas trouver un  boulot à la montagne pour l'hiver ? Autrement, je cherche un CDI en librairie (moyen d'allier la vente et le culturel) mais aussi chez un disquaire (ou au rayon disques d'une grande enseigne), puisque j'aime tant la musique. Je compte repasser le concours d'adjoint du patrimoine pour travailler éventuellement en bibliothèque, mais aussi pourquoi pas, auprès d'une salle de spectacle pour en assurer la programmation musicale (alors ça, ce serait le rêve !)
J'ai aussi des envies de voyages, de visiter plein de villes d'Europe (dans un premier temps... après on verra), de périples en France aussi, sans vraiment programmer. J'ai des rêves. J'ai un putain de moral actuellement et l'envie de plein de choses. J'ai beaucoup appris sur moi-même, il y a des choses que je portais en moi je pense, et qui ces temps-ci se révèlent alors qu'elles étaient jusqu'à présent muselées par des principes, par l'éducation ou la peur du regard des autres.
Je n'ai pas une vie "convenue", pour les gens bien pensants ça peut être du gâchis, ça peut ne pas être bien... mais j'ai construit une vie que j'aime, dans laquelle je me sens bien car je me sens libre. Alors tant pis pour ce parcours pas banal, tant pis pour le regard des autres, je continuerai à chercher avant tout à m'épanouir dans ce que je fais, même si je dois encore plusieurs fois changer de boulot ou de projets, même si je dois encore tomber pour mieux me relever. Juste continuer ma route en sachant de mieux en mieux ce que je souhaite, et ce que je ne veux surtout pas.
Non, ma vie n'est pas ratée. Elle est juste différente, hors des clichés. Et c'est tant mieux !
Repost 0
2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 11:26
Ils sont là depuis toujours. On ne les voit pas vieillir. On a des nouvelles par les uns et les autres, on les voit lors des réunions de famille... Et on oublie parfois de prendre suffisamment de temps pour eux :( Et puis un jour ils s'éteignent en silence

Papy n'était pas bavard, plutôt renfermé. Pas le genre à exprimer ses sentiments, à faire de grandes démonstrations d'affection. Les souvenirs que j'ai de mon enfance, c'est Papy en blouse blanche, dans son bureau, qu'il ne fallait pas déranger. Mais on lui montrait nos dessins.
Il avait 88 ans. 63 ans de mariage, 7 enfants, 15 petits enfants.
La plus grande douleur de sa vie a été, je crois, le décès de sa fille aînée en 1992. Comme elle était ma marraine, il s'est rapproché de moi à cette période. Je me souviens de ce jour où, à l'heure du digestif, il m'avait initiée à la Bénédictine... Je n'avais sans doute pas trop aimé ça, mais je sais aujourd'hui que j'en boirai de temps en temps, en souvenir de lui. Autre souvenir d'un moment partagé, je regardais un livre sur les plus beaux sites touristiques de France, et Papy me racontait les lieux où il était allé avec Mamie.

En 1996, à l'occasion de leurs 50 ans de mariage, ma tante a offert à mes grands parents un arbre généalogique avec photos. Je me souviens des larmes de Papy en découvrant ce cadeau, elles m'avaient profondément émue, venant de cet homme qui exprimait si peu ses sentiments.

Papy avait des "petites manies". Il achetait beaucoup de choses à l'avance et congelait beaucoup, on le voyait préparer ses petites boîtes de congélation. Nous nous moquions un peu de lui avec mes frères. Comme la fois où il nous avait parlé du marc de café, "épatant pour enlever les taches de graisse". Comme j'aimerais encore avoir des occasions de me moquer gentiment de lui, aujourd'hui !

Papy a grandi en Beauce, il en a gardé un pointe d'accent, notamment dans sa façon de prononcer "carottes", qui dans sa bouche devenait quelque chose comme "côrlotte", en roulant un peu le R.
Papy était très croyant et allait à la messe toutes les semaines. On le disait près de ses sous, pourtant avec Mamie, ils donnaient toujours généreusement aux oeuvres caritatives.

Papy avait, comme tout le monde, des qualités et des défauts. Il avait parfois des opinions bien arrêtées sur les choses, nous ne les partagions pas forcément. Mais c'était Papy et nous l'aimions.

Papy n'était pas le vieillard diminué que j'ai vu à la veille de sa mort. Papy était l'homme qui m'a donné des tomates quand je suis allée le voir au mois d'août, celui qui s'endormait dans un fauteuil après le repas lors des fêtes de famille (mon père a hérité ça de lui), celui qui nous racontait ses souvenirs de vacances, qui préparait soigneusement ses petites boîtes de congélation et qui ne manquait jamais la messe.

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de isalil
  • Le blog de isalil
  • : Mes poèmes, mes coups de coeur, mes états d'âme, mes comptes rendus de concert et ma passion pour un artiste : Cali.
  • Contact

Recherche

Catégories