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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 20:53
Où vont les chevaux quand ils dorment ?

Hommage à Allain Leprest par Yves Jamait, Romain Didier et Jean Guidoni, au Palace de Montataire le 20 février 2015.

Trois artistes pour un bel hommage à un autre artiste, un grand, dans la salle même où j'avais vu ce dernier en 2011.
Les trois artistes chantent à tour de rôle, Romain Didier est au piano sur presque tous les titres, et ils sont accompagnés d'un accordéoniste et d'un guitariste.
J'ai malheureusement laissé passer trop de temps depuis le concert pour me souvenir de tous les titres interprétés et de qui a chanté quoi, mais je peux citer Le temps de finir la bouteille par Yves Jamait et Les p'tits enfants de verre par Jean Guidoni. Ils ont également chanté Sdf, Où vont les chevaux quand ils dorment, Arrose les fleurs, Rimbaud, Mec, Y a rien qui s'passe ou encore La retraite, et quelques autres.
J'étais ravie de voir sur scène Yves Jamait, que je souhaitais voir depuis longtemps (même si cette fois ce n'était pas avec son propre répertoire). Je l'ai trouvé excellent interprète, sachant faire passer les émotions. J'ai pu noter également les talents d'interprète de Jean Guidoni, que je ne connaissais jusqu'alors que de nom, de coup ça m'a donné envie d'écouter ce qu'il fait. Romain Didier, qui a collaboré avec Allain Leprest, m'a paru être celui qui incarnait le moins bien les chansons (mais attention, il a lui aussi très bien rendu hommage à Allain Leprest, je l'ai juste trouvé moins habité que ses deux comparses), mais cela peut être dû au fait qu'il était la plupart du temps derrière son piano.

Au final, une belle soirée hommage à l'artiste par trois interprètes de talent.

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 16:52
Un pantin de rimes et de chair

Barcella à Lévignen le 14 février 2015.

Il y a bien longtemps que je ne passe plus le 14 février à déprimer, mais lorsque l'occasion s'est présentée d'aller voir Barcella ce soir-là, je n'ai pas hésité, un concert de ce poète-baladin étant toujours un excellent moment.
C'est une toute petite salle (300 personnes à tout casser), genre salle des fêtes avec des chaises pour le public : une ambiance intimiste à souhait.
Son éternel tabouret posé sur la scène, sur lequel tantôt il s'assied, tantôt il se perche, le chanteur sème d'emblée sa poésie au sein du public, qui se laisse charmer. Qu'il débite les mots à toute vitesse tel un rappeur (Mixtape, Bigbadaboum) ou nous délivre ses mélodies tour à tour douces ou enjouées, le Rémois nous entraîne dans son univers plein de poésie. N'hésitant pas, comme à son habitude, à escalader le piano, s'adressant au public, le chambrant parfois gentiment. Sur Salope, il propose aux enfants présents dans la salle de chanter "escalope" à la place.
Les chansons se succèdent donc, entrecoupées d'anecdotes, et on ne s'ennuie pas un seul instant.
Parmi les titres interprétés : Puzzle, Fragile (belle émotion), Le suicide, Caroline, L'île au trésor, Ma douce, Le cahier de vacances, Claire fontaine, Mixtape, La symphonie d'Alzheimer (tellement émouvante...), Salope, Abracadabra, Mémé, Bigbadaboum.

Assister à un concert de Barcella, c'est s'envoler pour un voyage dans un univers insolite, lunaire et poétique. J'ai fait le voyage, et j'en suis sortie ravie, conquise une fois de plus. A conseiller à tous les rêveurs fans de poésie, et à ceux qui ont su garder leur âme d'enfant. Et à consommer sans modération.

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 17:16

HK et les déserteurs au Palace de Montataire le 23 janvier 2015.
Kaddour Hadadi (HK) et ses amis Les déserteurs nous emmènent dans un petit café d'Alger, Les Désereurs, du nom de la chanson de Boris Vian. C'est avec cette chanson (il me semble) qu'ils débuteront le concert, qui revisite de grands standards de la chanson française avec des arrangements chaâbi. Et c'est parti pour un voyage qui nous mène de Bruxelles à Alger, avec des titres allant de Jacques Brel (Le plat pays, Vesoul, La chanson des vieux amants) au Fabulous Troubadours (Demain demain), en passant pas Léo Ferré (L'affiche rouge, joli moment d'émotion), Renaud (Dès que le vent soufflera) et même MC Solar (Bouge de là). Au cours de ce concert, on croisera aussi Edith Piaf (Padam Padam), Jean Ferrat (En groupe, en ligue, en procession), ou encore Claude Nougaro (Toulouse). Ils interprèteront également Les p'tits papiers, Il n'y a qu'un seul dieu de Lili Boniche (juif algérien, et dont la chanson prend une résonnance toute particulière en ces temps troublés), ou des titres de... HK et les saltimbanks, tels que On lâche rien ou Salam Alaykoum.
Un chanteur charismatique, des musiciens talentueux, des reprises qui sonnent juste, revisitées juste ce qu'il faut pour y mettre sa touche personnelle sans trahir pour autant les versions originales. Je venais là en ne sachant pas à quoi m'attendre, j'ai été totalement séduite. Avec une pensée pour mes amies d'origine algérienne avec qui j'aurais adoré partageer ce moment. Le public ne s'y trompe pas, tapant des mains en rythme et n'hésitant pas à se lever pour danser (nous finirons d'ailleurs le concert debout).
Un mélange totalement réussi de deux univers, pour un excellent concert et une super soirée. Je ne peux que vous les recommander vivement !

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 23:15
Dernier alunissage pour Les Terriens

Les Têtes Raides à Compiègne le 9 décembre 2014.
Après avoir assisté au premier concert de la tournée le 1er février à Conflans Ste Honorine, c'était ce soir le tout dernier. Cette fois encore le spectacle est en deux parties, la première assez rock avec pas mal de titres du dernier album (mais aussi quelques autres), et la deuxième laissant plus de place à l'accordéon et la contrebasse, instruments que j'apprécie tout particulièrement. C'est d'ailleurs cette deuxième partie que je préfère. Plus d'un mois après, je n'ai plus en mémoire tous les titres interprétés, mais je me souviens de beaux moments sur Oublie-moi, Mon carnet ou encore Le raccourci. Mais le plus beau moment du concert, c'est une très belle reprise du titre de Jacques Brel Les vieux, qui me colle les larmes aux yeux. Dans la deuxième partie du spectacle, nous aurons Gino, l'incontournable Ginette (qui, si mes souvenirs sont bons, n'était cette fois pas la dernière chanson), et le public ne s'y trompera pas puisqu'il finira debout. De plus, cette fin de tournée (la dernière fois que je les avais vus, c'était début juillet) voit le retour sur scène de Grégoire Simon dit Iso, saxophoniste du groupe depuis ses débuts, ce qui ravira les fans de la première heure qui reprochaient à cette formation de ne plus être vraiment les Têtes Raides, la plupart des musiciens des débuts n'étant pas présents sur cette tournée.
Pour ma part, j'ai passé un bon moment, et j'ai eu la confirmation que le concert en salle était plus plaisant qu'en configuration festival et scène extérieure (ce qui était le cas en juillet) où c'est le côté rock et guitares électriques qui prend le dessus sur l'acoustique. Je sors donc ravie d'avoir assisté à ce dernier concert.

 

 

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 19:13

Grand Corps Malade à Conflans Ste Honorine le 6 décembre 2014.
En première partie l'humoriste marseillais Redouane Bougheraba. Il nous propose des sketchs bien ficelés, quelques uns un peu "hot" (j'allais écrire grivois mais ça fait ringard comme terme -quoi qu'il en soit quelques personnes dans la salle ont dû grincer des dents....) Presque un mois après je n'en conserve pas un souvenir impérissable, mais je me souviens qu'il m'avait fait rire ou sourire, effet que produit sur moi un humour subtil (et surtout pas des vannes bien grasses et lourdingues). Je crois me rappeler aussi qu'il faisiat preuve de pas mal d'autodérision.
C'est au tour de Grand Corps Malade de rejoindre la scène, accompagné de ses musiciens (Le fidèle Feed Back, Leslie Bourdin aux claviers, accordéon et choeurs, et un guitariste dont je n'ai pas retrouvé le nom). Il débute le concert avec Au théâtre, et nous présente donc le concert comme une pièce de théâtre en plusieurs actes. Il communique beaucoup avec le public, fait preuve d'humour et même entre les chansons, nous fait passer un bon moment. Côté set-list, il interprète la totalité de l'album Funambule (sauf La traversée), et me bouleverse avec Le bout du tunnel, chanson que je découvre ce soir, n'ayant pas l'album (la chanson retrace le parcours de so ami Laurent Jacqua). Course contre la honte est également un joli moment avec la voix de Richard Bohringer qui vient terminer la chanson et les mots pleins de respect que Grand Corps Malade a pour lui lorsqu'il nous dit qu'il tient à faire ce titre malgré l'absence de l'acteur. Pour les titres plus anciens, Roméo kiffe Juliette, Comme une évidence pour encore de l'émotion, Mental, Pères et mères (il me semble), Ma tête, mon coeur, Les voyages en train, Robin des bois (un titre qu'il dit "coécrit" avec son fils de 4 ans sous forme de dialogue père-fils, avec les questions que les enfants posent toujours aux adultes) et sa très belle reprise de La médaille, de Renaud.
Lorsque j'avais entendu Funambule pour la première fois, je m'étais dit que, si j'appréciais toujours ce qu'il faisait, Grand Corps Malade ne se renouvelait pas beaucoup dans les textes, parlant toujours de lui et de son parcours. Ce concert m'a fait prendre conscience qu'il s'est en revanche renouvelé côté musical, avec des accompagnements beaucoup plus riches et variés (influence d'Ibrahim Maalouf, qui a arangé le dernier album), qui apportent un très bel habillage à ses textes. Du coup, peu importe que les thèmes restent un peu les mêmes, il y a toujours de très bons jeux de mots sur certains titres (Les lignes de la main), et cette voix tellement reconnaissable. Ceux qui pensent qu'un concert de slam peut se révéler ennuyeux, détrompez-vous et allez vite vérifier sur scène que ce n'est pas le cas : avec son humour, ses accompagnements variés et ses musiciens charismatiques (Leslie Bourdin nous a fait bien rire sur Ma tête, mon coeur, le charisme de Feed Back n'est plus à démontrer), Grand Corps Malade a embarqué le public avec lui dans son théâtre et a reçu une standing ovation à la fin du concert. C'était la troisième fois que je le voyais, et c'était la meilleure de toutes. Si vous aimez l'artiste, ne ratez pas cette tournée : il y a encore pas mal de dates à venir en 2015.

PS : Je profite de cet article pour souhaiter à tous les lecteurs de ce blog une très bonne année 2015, qu'elle soit riche en jolies découvertes musicales, concerts, et autres découvertes artistiques.

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 22:39

Miossec à Amiens le 2 décembre 2014.
En première partie, Albin de la Simone, qui a effectué les arrangements de l'album Ici-bas, ici-même. Cela nous laisse donc présager quelques surprises au cours du concert. Il arrive sur scène, accompagné d'une violoncelliste (Maëva Le Berre, déjà vue avec Aaron) et d'une violoniste(Anne Gouverneur). Ce qui nous offre de belles orchestrations pour ses chansons tout en douceur, chargées parfois d'humour et d'autodérision. Il interprète la plupart des titres de son dernier album (sauf, il me semble, Elle s'endort), J'ai changé,  et reprend La fidélité de Miossec (que nous entendrons donc deux fois ce soir). A ce moment du concert, je me dis que cela aurait été bien qu'ils la fassent en duo. Quoi qu'il en soit, cette première partie m'aura fait passer un bon moment.
C'est maintenant au tour de Miossec de faire son entrée en scène. Les titres s'enchaînent avec les belles orchestrations choisies pour cette tournée. Le chanteur, amarré comme toujours à son pied de micro, nous les livre avec sincérité et parfois une certaine fragilité. On sent sa timidité qui affleure (qu'il exprime à un moment où Albin de la Simone l'avait sollicité pour je ne sais plus quoi). Comme lors du précédent concert, la setlist fait la part belle à l'album Ici-bas, ici même (Samedi soir au Vauban, on vient à peine de commencer, Le coeur, Qui nous aime, ... il me semble qu'il a chanté l'intégralité de l'album). Sur l'une des chansons (impossible de me souvenir si c'était Ce qui nous atteint ou Le plaisir, les poisons) Il est rejoint par Albin de la Simone (au piano/clavier) et ses musiciennes, pour un très beau moment (claviers, contrebasse, deux violoncelles -Maëva Le Berre et Valentine Dutheil-, un violon, et la voix de Miossec). Il interprète également (entre autres) La mélancolie (très beau moment), La fidélité, Je m'en vais (beau moment également), Le défroqué, La facture d'électricité, A Montparnasse, La grande marée, ainsi que Brest (sur le rappel). Le concert se termine avec le retour sur scène d'Albin de la Simone et ses musiciennes qui accompagnent Miossec par des percussions corporelles sur la toute dernière chanson (si j'en crois un commentaire lu ailleurs sur le net, il semblerait que c'était le très beau Que devient ton poing quand tu tends les doigts).
Les artistes saluent, quittent la salle, et la lumière se rallume. J'ai passé un excellent moment, ce concert nous a réservé de belles surprises et un très beau final, et je ne regrette pas du tout d'y être retournée.
A noter que le public a fait une standing ovation à la fin du concert, je me suis dit que c'était la première fois que je voyais une standing ovation à un concert de Miossec... avant de rire toute seule en réalisant que c'était surtout la première fois que je voyais Miossec sur un concert assis ! Une autre façon de profiter du spectacle avec des émotions qui parviennent encore plus facilement jusqu'à nous.

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 15:18

Susheela Raman au Palace de Montataire le 21 novembre 2014, dans le cadre du festival Picardie Mouv'.
En première partie, Vadim Vernay. Il nous propose un set électro qui ne me plaît pas trop, certains titres étant un peu l'archétype de tout ce que je n'aime pas dans l'électro (lignes non mélodiques et sa voix trafiquée et à peine audible m'est désagréable). Certains titres plus mélodiques me plaisent davantage, mais globalement je n'apprécie pas cette première partie.
Après le changement de plateau, c'est Susheela Raman qui rejoint la scène, avec ses musiciens. Le jeune femme possède une vraie présence scénique et beaucoup de charisme. Les chansons m'accrochent d'ailleurs bien davantage que lorsque j'avais écouté l'album. Le violoniste vient parfois prêter savoix, fort jolie, pour des choeurs ou même en voix lead, nous offrant également de beaux moments. Au travers de titres enjoués comme Sharabi ou d'autres plu calmes, la chanteuse nous fait voyager et régale nos oreilles.
Vers la fin du concert, elle invite le public à se lever, ce que nous ferons sans hésiter. Elle temrine ensuite le rappel (et le concert) par des titres plus en douceur.
La grande dame a l'élégance de nous parler en français pour nous présenter et expliquer ses chansons, ce qui est fort appréciable (et elle se débrouille bien dans notre langue !)
Je connais trop mal son répertoire pour citer tous les titres qu'elle a interprétés, mais parmi eux, plusieurs de son dernier album dont Queen between (la chanson titre), Taboo, Sajana ou encore Raise up.
Au final, la découverte sur scène d'une artiste talentueuse et généreuse.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 23:23

Christophe à la Faïencerie de Creil le 14 novembre 2014, dans le cadre du festival Picardie Mouv'.
En première partie, MoïraA. Petite blonde toute simple, seule à la guitare, elle nous propose quelques unes de ses chansons. La toute première, qu'elle entonne de sa voix fluette,  ne me plaît qu'à moitié, mais elle est chargée d'auto-dérision et m'évoque quelque peu Giedré (mais en beaucoup plus sage quand même). D'ailleurs, si on compare les visuels des albums des deux jeues femmes, on y trouvera aussi quelque chose en commun. Les titres suivants ne sont pas tout à fait dans la même veine, et m'accrochent davantage. Un moment sympathique et en douceur pour bien débuter la soirée.

Vient ensuite Christophe, pour qui le public est venu nombreux (j'ai rarement vu le hall de la Faïencerie aussi plein que juste avant son concert). C'est un seul en scène, et il débute au piano, alternant les chansons récentes (que je ne connais pas) avec des titres plus anciens tels que Les plaisirs démodés ou Les marionnettes (chanson qui, si mes souvenirs sont bons, a ouvert le concert). Ce début de concert ne  m'enthousiasme qu'à moitié, cela changera lorsque le chanteur passera derrière ses machines (synthé et autres). Alors, le concert s'emballe et prend davantage de rythme, qu'il gardera jusqu'à la fin. Christophe nous interprètera aussi quelques titres à la guitare avant de repasser derrière le piano. 
Il nous annonce qu'il ne fera pas de rappel, critiquant au passage ceux "qui font semblant de partir" en sachant bien que le public va les rappeler, et nous dit que donc, quand il quittera la scène, ce sera pour de bon.
En fin de concert, il nous interprète Aline et Les mots bleus dans sa version plus récente, à la manière de Bashung.
Lorsque le spectacle arrive à sa fin, j'ai passé une bonne soirée et, même si je ne serais pas allée voir ce chanteur si ça n'avait pas été si près de chez moi, je ne regrette absolument pas d'être venue !

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 23:17

Yann Tiersen à L'Antipode à Rennes le 25 octobre 2014.
Yann Tiersen, je l'avais vu sur scène en 2001 et, depuis, je souhaitais le revoir. Ce fut le cas l'an dernier, mais avec sa formation électro, Elektronishe Staubband (compte rendu ici). J'attendais donc toujours de le revoir tel que je l'ai découvert avec ses premiers albums (mes préférés), avec son piano, son violon, et tout un tas d'autres instruments. Je n'allais donc pas rater sa nouvelle tournée, et c'est avec grand plaisir que j'ai fait le déplacement jusqu'à Rennes, ville de l'artiste, pour assister à ce concert.
En première partie, Black English, un groupe qui chante en anglais (au cas où vous ne l'auriez pas deviné). Personnellement, j'ai trouvé leur musique pas désagréable, mais ça ne m'a pas interpelée plus que ça. J'ai préféré une ou deux chansons en douceur aux titres plus rock.
Le temps du changement de plateau, et c'est enfin Yann Tiersen et ses musiciens qui arrivent sur scène. Ils entament (il me semble) le concert avec Slipery stones, dans une version qui me semble plus acoustique que sur l'album. Les musiciens, sur ce concert, ont tous également un rôle de choristes. Yann Tiersen jongle entre son piano électrique (avec deux claviers différents), sa guitare, son violon et son synthé pour des sonorités plus électro. C'est sur les titres plus anciens qu'il me touche le plus, comme La dispute ou Sur le fil qui parviennent à me coller des larmes au bord des yeux. 
Parmi les titres interprétés, le dernier album occupe une large place avec entre autres Slipery stones déjà citée, Stein et Ar Maen bihan, ou encore A midsummer evening. Il a également joué des titres de Dust lane et Skyline. Côté titres plus anciens, outre ceux déjà cités, ils ont également joué Rue des cascades.
Peu de titres sur lesquels il prendra son violon, dommage pour moi qui aime tant cet instrument. Cela ne m'a pas empêchée de passer une excellente soirée. Les amis qui m'accompagnaient ont trouvé le concert trop électro, préférant l'artiste au violon ou à la guitare. Pour moi qui l'ai vu l'an dernier, pour de bon, en version électro, je n'ai pas eu le même ressenti à l'exception de deux ou trois titres où il est passé derrière ses machines. Pour le reste, piano électrique, guitare et violons. Et des arrangements avec une large place aux choeurs. J'aurais aimé davantage de titres plus anciens, mais je ne regrette absolument pas le déplacement. Pour le final, les musiciens, regroupés sur l'avant de la scène, nous ont joué Ashes dans une version acoustique et épurée que j'ai trouvée très belle.
En conclusion, une bonne soirée et l'envie d'y retourner sur une prochaine tournée, avec l'espoir de retrouver davantage le Tiersen des débuts.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 23:01

Miossec à l'Observatoire à Cergy le 23 octobre 2014.
En première partie, Marie Modiano. Juste accompagnée d'un guitariste ou seule au piano, elle nous délivre des mélodies tout en douceur, en français ou en anglais, et nous fait passer un moment agréable. La salle, toute petite, se prête fort bien à ce type de répertoire.  Avec un très joli moment lorsqu'elle nous interprète son poème La place du Châtelet. En tant qu'amoureuse de la poésie, je ne peux qu'apprécier. Une découveerte sympathique, à réécouter pour découvrir davantage.

Après une courte pause

arrivent Miossec et ses musiciens. Contrebasse, violoncelle et plusieurs claviers s'ajoutent aux habituelles guitare, basse, batterie. Il en résultera un superbe concert avec de très jolies orchestrations. Miossec, c'est la 5e fois que je le vois sur scène. A chaque fois, ce fut un bon moment, mais je restais un peu sur ma faim, ne trouvant pas l'émotion que je recherchais. Ce soir, ce sera LE concert. Lorsqu'il entonne Je m'en vais, très joliment orchestrée, je ressens enfin cette émotion que je recherchais et qui me cloue sur place. Des accompagnements moins rock, donc, plus en douceur, pour offrir aux chansons leurs plus beaux habits. Et un Miossec qui, bien qu'intériorisant toujours son interprétation, m'est apparu rayonnant, comme délivré de ses démons intérieurs.
Côté titres interprétés, le chanteur fait la part belle aux chansons du dernier album : Samedi soir au Vauban, On vient à peine de commencer, Le coeur, Nos morts, A l'attaque, Bête comme j'étais avant, Répondez par oui ou par non, Q
ui nous aime... En ce qui concerne les titres plus anciens, on retrouve avec plaisir, outre Je m'en vais déjà citée, Rose, La facture d'électricité, Seul ce que j'ai perdu (là aussi joli moment d'émotion grâce à de superbes arrangements), A Montparnasse (qui ce soir m'offre un grand sourire car je serai 2 jours plus tard gare Montparnasse pour prendre le train pour Rennes) Le défroqué, La fidélité, La mélancolie (là aussi avec des arrangements superbes), et quelques autres. Et, lors du rappel, Les bières aujourd'hui s'ouvrent manuellement et Brest.

Un très bon concert donc, mon plus beau concert de Miossec. Avec à la clé un dilemme en sortant : retourner le voir début décembre à Amiens pour revivre ces belles émotions, ou rester sur cette impression positive ? Je crois que mon choix est maintenant fait...

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