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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 21:21

J'ai vu Mommy, le dernier film de Xavier Dolan, prix du jury à Cannes.
Le synopsis (source : telerama.fr) :
Devenue veuve, Diane obtient la garde de Steve, son fils, un adolescent hyperactif et violent. Au centre où il séjourne, on la prévient : les retrouvailles risquent d'être mouvementées. On ne gère pas facilement des personnes pyschologiquement instables. Diane, femme forte, indépendante et exubérante, veut faire mentir les médecins de l'hopital. Elle est la mère de Steve, qui est sa chair et son sang. Elle y arrivera coûte que coûte. Contre toutes attentes, elle parvient à apprivoiser cet enfant imprévisible. Elle peut compter sur l'aide inattendue d'une voisine, Kyla. Ensemble, ils trouvent un certain équilibre. Un équilibre très fragile ...

 
De Xavier Dolan, j'avais déjà vu Les amours imaginaires et Laurence anyways, deux films qui m'avaient plu mais m'avaient aussi déconcertée, car ils ne correspndaient pas à ce que je m'étais imaginée d'après le synopsis (pour le premier) ou la bande annonce (pour le deuxième). De Mommy, je ne savais rien avant d'aller le voir, si ce n'est que deux de mes amis, inconditionels du cinéaste, l'avaient vu et adoré. C'est donc sans idée préconçue que je suis allée le voir. Et ce fut un magnifique moment. Dans ce film, il y a des scènes très violentes, lorsque Steve est en crise. Il peut se montrer d'une extrême violence même avec cette mère qu'il aime tant. Il y a aussi des mots crus, un parler à la limite de la vulgarité (en argot québécois sous-titré, les "fucking" et les "tabernacle" pleuvent). Mais il y a aussi beaucoup d'amour. Celui que Steve et Diane ont l'un pour l'autre. Kyla, la voisine, qui souffre de bégaiement et de difficultés à parler suite à un drame, est le troisième personnage du film, aussi fragile et cabossée que le sont Steve et sa mère. De jolis liens d'affection et d'amitié se nouent entre eux-trois. Mais ce qui est superbe dans ce film, c'est la manière dont ces trois là, malgré leurs blessures, malgré la vie qui ne les épargne pas (Diane galère pour trouver du boulot et les fins de mois sont difficiles), parviennent à se créer des moments de bonheur tout simples, comme un pied de nez aux difficultés de la vie. Comme cette superbe scène dans la cuisine, sur une chanson de Céline Dion. C'est l'art de sublimer le quotidien, d'en savourer chaque instant. C'est émouvant, c'est beau, tout simplement. Et les acteurs portent le film avec brio, pour mieux nous faire passer cette émotion.
Pour ceux qui s'intéressent à l'aspect tehnique, j'ai été frappée par le format de l'image, carré (à l'exception d'un ou deux passages), et donc non conventionnel. Preuve qu'il n'est nul besoin d'occuper toute la surface de l'écran pour cependant emplir tout l'espace.
Mommy, un film superbe qui pourra vous tirer des larmes. J'ai adoré, sans réserve et sans restriction.
 
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 23:17

Yann Tiersen à L'Antipode à Rennes le 25 octobre 2014.
Yann Tiersen, je l'avais vu sur scène en 2001 et, depuis, je souhaitais le revoir. Ce fut le cas l'an dernier, mais avec sa formation électro, Elektronishe Staubband (compte rendu ici). J'attendais donc toujours de le revoir tel que je l'ai découvert avec ses premiers albums (mes préférés), avec son piano, son violon, et tout un tas d'autres instruments. Je n'allais donc pas rater sa nouvelle tournée, et c'est avec grand plaisir que j'ai fait le déplacement jusqu'à Rennes, ville de l'artiste, pour assister à ce concert.
En première partie, Black English, un groupe qui chante en anglais (au cas où vous ne l'auriez pas deviné). Personnellement, j'ai trouvé leur musique pas désagréable, mais ça ne m'a pas interpelée plus que ça. J'ai préféré une ou deux chansons en douceur aux titres plus rock.
Le temps du changement de plateau, et c'est enfin Yann Tiersen et ses musiciens qui arrivent sur scène. Ils entament (il me semble) le concert avec Slipery stones, dans une version qui me semble plus acoustique que sur l'album. Les musiciens, sur ce concert, ont tous également un rôle de choristes. Yann Tiersen jongle entre son piano électrique (avec deux claviers différents), sa guitare, son violon et son synthé pour des sonorités plus électro. C'est sur les titres plus anciens qu'il me touche le plus, comme La dispute ou Sur le fil qui parviennent à me coller des larmes au bord des yeux. 
Parmi les titres interprétés, le dernier album occupe une large place avec entre autres Slipery stones déjà citée, Stein et Ar Maen bihan, ou encore A midsummer evening. Il a également joué des titres de Dust lane et Skyline. Côté titres plus anciens, outre ceux déjà cités, ils ont également joué Rue des cascades.
Peu de titres sur lesquels il prendra son violon, dommage pour moi qui aime tant cet instrument. Cela ne m'a pas empêchée de passer une excellente soirée. Les amis qui m'accompagnaient ont trouvé le concert trop électro, préférant l'artiste au violon ou à la guitare. Pour moi qui l'ai vu l'an dernier, pour de bon, en version électro, je n'ai pas eu le même ressenti à l'exception de deux ou trois titres où il est passé derrière ses machines. Pour le reste, piano électrique, guitare et violons. Et des arrangements avec une large place aux choeurs. J'aurais aimé davantage de titres plus anciens, mais je ne regrette absolument pas le déplacement. Pour le final, les musiciens, regroupés sur l'avant de la scène, nous ont joué Ashes dans une version acoustique et épurée que j'ai trouvée très belle.
En conclusion, une bonne soirée et l'envie d'y retourner sur une prochaine tournée, avec l'espoir de retrouver davantage le Tiersen des débuts.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 23:01

Miossec à l'Observatoire à Cergy le 23 octobre 2014.
En première partie, Marie Modiano. Juste accompagnée d'un guitariste ou seule au piano, elle nous délivre des mélodies tout en douceur, en français ou en anglais, et nous fait passer un moment agréable. La salle, toute petite, se prête fort bien à ce type de répertoire.  Avec un très joli moment lorsqu'elle nous interprète son poème La place du Châtelet. En tant qu'amoureuse de la poésie, je ne peux qu'apprécier. Une découveerte sympathique, à réécouter pour découvrir davantage.

Après une courte pause

arrivent Miossec et ses musiciens. Contrebasse, violoncelle et plusieurs claviers s'ajoutent aux habituelles guitare, basse, batterie. Il en résultera un superbe concert avec de très jolies orchestrations. Miossec, c'est la 5e fois que je le vois sur scène. A chaque fois, ce fut un bon moment, mais je restais un peu sur ma faim, ne trouvant pas l'émotion que je recherchais. Ce soir, ce sera LE concert. Lorsqu'il entonne Je m'en vais, très joliment orchestrée, je ressens enfin cette émotion que je recherchais et qui me cloue sur place. Des accompagnements moins rock, donc, plus en douceur, pour offrir aux chansons leurs plus beaux habits. Et un Miossec qui, bien qu'intériorisant toujours son interprétation, m'est apparu rayonnant, comme délivré de ses démons intérieurs.
Côté titres interprétés, le chanteur fait la part belle aux chansons du dernier album : Samedi soir au Vauban, On vient à peine de commencer, Le coeur, Nos morts, A l'attaque, Bête comme j'étais avant, Répondez par oui ou par non, Q
ui nous aime... En ce qui concerne les titres plus anciens, on retrouve avec plaisir, outre Je m'en vais déjà citée, Rose, La facture d'électricité, Seul ce que j'ai perdu (là aussi joli moment d'émotion grâce à de superbes arrangements), A Montparnasse (qui ce soir m'offre un grand sourire car je serai 2 jours plus tard gare Montparnasse pour prendre le train pour Rennes) Le défroqué, La fidélité, La mélancolie (là aussi avec des arrangements superbes), et quelques autres. Et, lors du rappel, Les bières aujourd'hui s'ouvrent manuellement et Brest.

Un très bon concert donc, mon plus beau concert de Miossec. Avec à la clé un dilemme en sortant : retourner le voir début décembre à Amiens pour revivre ces belles émotions, ou rester sur cette impression positive ? Je crois que mon choix est maintenant fait...

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 20:06

Juliette au Théâtre Simone Signoret à Conflans Ste Honorine le 17 octobre 2014.
Après avoir débuté le concert avec AU petit musée, Juliette nous parle de son grand-père, qui a fini aux renseignements généraux, et nous dit qu'elle aurait aimé travailler dans la police. Elle imaginera donc pendant tout le concert ce qui serait advenu si... tout en illustrant son récit par diverses chansons. Le tout avec l'humour et la truculence qu'on lui connaît.
On passe donc un bon moment, on rit beaucoup, et les chansons nous régalent. Un bureau avec son siège et son téléphone à cadran posés sur la scène figurent le bureau de la commissaire Juliette. Ses enquêtes et différents indices (dont une bouteille de vin qui se videra au cours de la soirée) donnent lieu à des chansons : Les assassins sans couteau, Belle et rebelle, Le diable dans la bouteille (accompagnée de percussions jouées sur des... bouteilles !), Veuve noire, Une petite robe noire (très belle), L'éternel féminin, Légende, Jean Marie de Kervadec (ou comment revisiter le folklore breton), un minsieur me suit dans la rue, et quelques autres.
Lors du rappel elle interprétera également Tu ronfles, ou encore La patronne.
Côté mise en scène du spectacle, c'est donc très bien construit, les musiciens jouent le jeu étant pour l'un commissaire, pour l'autre suspect, ou encore brigadier, agent, photographe...
Côté concert, bien qu'ayant passé un bon moment et ayant beaucoup ri, je suis un peu restée sur ma faim par rapport à la tournée précédente, car ce choix de mise en scène fait qu'il y a un texte introductif, des anecdotes... entre chaque chanson, ce qui nous coupe dans notre élan lorsque l'ambiance est installée et que l'on tape tous dans les mains sur un titre (je l'ai déjà écrit souvent pour ceux qui me lisent régulièrement : dans un concert, je préfère quand les chansons s'enchaînent). Ce sera donc le seul petit bémol d'une soirée qui fut cependant très chouette. Je pense qu'il faut simplement voir cette tournée plus comme un spectacle ponctué de chansons que comme un concert.
 

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 20:15

Les Hurlements de Léo chantent Mano Solo, le 16/10/14 à L'ouvre Boîte de Beauvais.
De Mano Solo, je connais quelques titres, mon frère avait l'un de ses albums il y a des années et j'avais aimé son côté écorché vif. J'ai moi-même acquis un album récemment.
Des Hurlements de Léo, je possède également un album (La malle en mai) et je connais quelques autres chansons. J'aime beaucoup.
C'était donc une évidence pour moi d'aller voir ce concert.
Les Hurlements de Léo, plus qu'un groupe, c'est un vrai collectif. Chacun est mis en avant à un moment ou un autre du concert (il y a notamment 3 chanteurs différents, l'accordéoniste a eu également son moment de gloire...) Pour le concert, Népo des Frères Misère (qui ont accompagné Manon Solo) a rejoint le groupe.
Parmi les titres interprétés, Je reviens, Une image, Allez viens, 15 ans du matin, C'est pas du gâteau, et quelques autres.
Melissmell rejoint le groupe pour chanter un titre. Sur le rappel, Les Hurlements de Léo nous interprètent La lune, et Au creux de ton bras, chanson que je connais et que j'aime, mais dont je n'avais jamais vraiment écouté les paroles, m'arrêtant au refrain. Ce soir, j'ai compris le sens véritable de cette chanson.
Les titres interprétés ce soir étaient davantage ceux du Mano Solo révolté que ceux de l'écorché vif tels que je les attendais (et ils n'ont pas chanté Je suis venu vous voir, qui est une des rares chansons que je connaissais), mais j'ai cependant passé une excellente soirée, pleine d'énergie, avec un groupe excellent, enjoué et qui sait embarquer le public.

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 20:09

Vincent Delerm à La Faïencerie de Creil le 14 octobre 2014.
Vincent Delerm, je possède son premier album, que j'ame écouter de temps en temps, et puis, je ne sais pourquoi, je n'ai jamais acheté les suivants, même si j'en ai écouté un ou deux que j'avais empruntés à la médiathèque. C'est donc dans l'optique d'une redécouverte que j'ai pris ma place de concert.
Le titre du spectacle, Parallèles, est directement inspiré de celui de son dernier album, Les amants parallèles. Un album qui relate l'évolution, au fil du temps, d'une relation amoureuse. C'est un spectacle seul en scène, avec deux pianos : le premier est celui sur lequel Vinvent Delerm joue, et le deuxième est un piano mécanique préprogrammé qui joue tout seul (le jeu des marteaux me fascinera pendant une partie du concert). En fond de scène, une projection en ombres chinoises façon rétroprojecteur, qui nous rappelle les transparents du collège.
D'ailleurs, les premiers transparents nous annoncent un spectacle en 2 partie : la première, de 30-35mn, avec les chansons du dernier album, et la deuxième "avec des chansons normales." Premiers rires de la soirée qui en comptera d'autres, car sous une apparence un peu froide et réservée, Vincent Delerm cache une bonne dose d'humour et d'auto-dérision.
La première partie déroule donc les chansons du dernier album, nous raconte l'histoire, sous forme de textes parfois chantés, parfis parlés, mais toujours joliment accompagnés au piano. Et sous forme un peu décousue aussi, dans le sens ou ce sont des bribes, des épisodes, qui nous sont narrés. Avec, donc, le piano mécanique qui me fascine à jouer tout seul pour accompagner celui du chanteur.
Arrive ensuite la deuxième partie de spectacle, où Vncent Delerm reprend des chansons de ses premiers albums : Fanny Ardan et moi, La vipère du Gabon, Les filles de 1973, Le monlogue shakespirien, Deauville sans Trintignant, Quatrième de couverture, Le baiser Modiano, Natation ynchronisée, Un temps pour tout...
J'ai préféré la deuxième partie pour le plaisir de retrouver des chansons que je connaissais, avec des mélodies plus enjouéesque dans la première partie. Et j'ai passé une bonne soirée, appréciant l'humour du chanteur et la jolie sensibilité de certaines chansons.

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 18:28

Mec ! Philippe Torreton dit les mots d'Allain Leprest, le 5 octobre à Conflans-Sainte-Honorine.
Mec, c'est le titre d'une chanson d'Allain Leprest. C'est aussi le nom qu'a choisi Philippe Torreton pour le spectacle par lequel il lui rend hommage. Pour e faire, il est accompagné du percussionniste Edward Perrault, qui bat la pulsation pour mettre encore davantage les mots en valeur.
Ces mots, Philippe Torreton nous les livre comme des poèmes, mettant tout son talent de comédien au service des textes pour en extraire l'essence et le sens. Allain Leprest, j'avais souvent lu que c'était un orfèvre des mots. J'étais allée écouter ses chansons. Et je l'ai même vu en concert en 2011. Pourtant, l'émotion n'était pas parvenue jusqu'à moi. Par la voix et l'interprétation de Philippe Torreton, j'ai pu enfin prendre la mesure du talent de ce grand monsieur et apprécier ses textes à leur juste valeur. Des mots de douleur souvent, qui disent la difficulté de vivre. Mais des mots beaux, poétiques, vibrants. Si tous les textes ne me touchent pas, certains me marquent particulièrement, comme le magnifique Tu penses à lui. Je n'entendrai pas ce soir les textes d'Allain Leprest que je connais déjà, et c'est tant mieux : ainsi j'en découvre de nouveaux. Je ne sais pas ce qu'en auront pensé les fans du chanteur, pour ma part j'ai trouvé l'interprétation de Philippe Torreton juste, vivante en restant sobre la plupart du temps, et qui mettait parfaitement les textes en valeur. Cette soirée fut un très beau moment.
Parmi les textes interprétés : Mec, Tu penses à lui, Combien ça coûte, Edith, J'ai peur, Il pleut sur la mer, Y'a rien qui s'passe, Martainville, d'Osaka à Tokyo, Rimbaud, Dans le sac à main de la putain, Ton cul est rond, Le chagrin, Chien d'ivrogne... Et comme dans les concerts, nous aurons droit à un rappel, un ultime retour du comédien sur scène pour nous interpréter Le temps de finir la bouteille.

Depuis le spectacle, je suis allée réécouter ces chansons (et quelques autres), et cette fois les mots sont mieux parvenus jusqu'à moi et j'ai pu apprécier ces titres à leur juste valeur. Merci Monsieur Philippe Torreton d'avoir su, en les sublimant, me les faire entendre autrement.

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 12:23

Anne Sylvestre au Palace de Montataire le 3 octobre 2014.
Anne Sylvestre, je l'ai connue dans mon enfance, avec ses fabulettes que nous possédions en cassette, écoutions et chantions avec joie. Beaucoup plus tard, j'ai lu d'excellentes critiques sur son répertoire pour adultes. Je suis allée écouter, mais en faisant autre chose en même temps... toute l'essence de son talent n'était pas parvenue jusqu'à moi. Pourtant, lorsque j'ai su qu'elle passait à côté de chez moi, dans ma salle de spectacles préférée, je n'ai pas hésité à prendre ma place.
Le jour venu, me voici donc aux premières loges pour découvrir ce répertoire que je ne connais pas. Sur scène, elle est accompagnée uniquement d'une pianiste.
A la première chanson, je me demande si je vais aimer ce concert, mais la deuxième chanson, dénonçant le racisme ordinaire (Si ce n'est toi c'est donc ton frère, d'après Le loup et l'agneau de La Fontaine), me bouleverse et me voilà conquise. Les titres s'enchaînent, on passe de l'émotion à l'humour ou à la tendresse, on rit à certains moments, et on se laisse porter par les textes soigneusement écrits.
La voix, si elle a un peu vieilli par rapport au temps de mon enfance, conserve ce timbre reconnaissable qui ressurgit de mes souvenirs.
Parmi les titres interprétés ce soir (liste non exhaustive) : Si ce n'est toi c'est donc ton frère, Maryvonne, Moire et satin, Les  blondes, Flou, Xavier, Une sorcière comme les autres, Lettre ouverte à Elise (chanson hilarante sur Lettre à Elise, titre joué, rejoué et massacré par les apprentis pianistes), Le deuxième oeil, Vous me trottez dans la tête, La reine du créneau, Belle parenthèse, Les hormones Simone, Le lac Saint Sébastien, Clémence en vacances, Les gens qui doutent, Il s'appelait Richard, Comment je m'appelle, L'habitant du chateau, et quelques autres.
Le concert se termine, et je ne regrette pas d'être venue, j'ai passé une très bonne soirée. Et, à ceux qui ne connaissent d'Anne Sylvestre que les Fabulettes de leur enfance, je conseille d'aller écouter ses autres titres (mais continuez de faire écouter les Fabulettes à vos enfants ;) )

Pendant tout le concert, je me suis demandé où j'avais déjà vu la mianiste (Nathalie Miravette). C'était tout simplement au même endroit, en 2011, alors qu'elle accompagnait Allain Leprest.

pour l'émotion

pour l'humour

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 20:30

Concert du Conseil Général à Laon le 6 juillet 2014, avec Paris Combo, Barcella et La Rue Kétanou.

Auparavant, il y avait deux groupes locaux, mais je ne suis pas arrivée assez tôt pour les entendre.
C'est donc avec Paris Combo que cette soirée a débuté pour moi. Guitare, batterie, contrebasse et trompette, le groupe a de nombreux atouts pour me plaire. Effectivement, musicalement, c'est très sympa, avec des mélodies que je qualifierais d'un peu bossa-nova et en tous cas plutôt dansantes. Il me manque cependant quelque chose pour être totalement séduite (peut-être parce que je préfère les chanteurs aux chanteuses ?) Ayant déjà entendu quelques chansons du groupe avant ce soir, je pense que je les apprécie davantage en CD (ce qui va me pousser à réécouter quelques titres). Il est vrai aussi que la chanteuse, entre chaque chanson, nous présente le titre, ce qui casse le rythme et empêche d'entrer totalement dans l'univers du groupe. Ils nous ont cela dit fait passer un bon moment. Parmi les titres interprétés : Living room, Señor, Lux, Ce que j'aime, C'est le début et quelques autres.
 

C'est ensuite au tour de Barcella de prendre place sur scène. Barcella, c'est un poète, un funambule, un saltimbanque. Originaire de Reims, il nous souhaite la bienvenue en "Champicardennes", en nous disant : "il va falloir vous y habituer". Il plaisantera plusieurs fois à ce sujet au cours du concert. Très mobile et expressif, il escalade tout ce qu'il peut : son tabouret sur lequel il est plus souvent debout qu'assis, le piano (aménagé avec une montée de marches pour mieux grimper dessus) et les différents éléments de décor. Il n'hésite pas à venir sur les enceintes placées à l'avant scène, pour être plus près du public, ni même à venir chanter au coeur de la foule sur Mixtape. Le tout en nous offrant ses chansons tantôt tendres, tantôt drôles, parfois les deux à la fois. Façon rap-ragga comme sur mixtape (et il a un sacré débit !) ou belle chanson française la pupart du temps, il sait nous faire bouger, chanter, ou nous offrir de beaux moments d'émotion comme sur Fragile. J'avais déjà été séduite la première fois que je l'avais vu sur scène, en novembre dernier. Ce soir, je le suis encore plus, tant l'artiste a un bel univers et sait le transmettre.
Parmi les titres interprétés : Sur la route, Mixtape, Le suicide, Salope, L'âge d'or, Fragile, Le cahier de vacances, L'île au trésor, Bigbadaboum, et quelques autres (mais pas Ma douce, qui est celle que je connais le mieux).
Lorsque le concert se termine, j'éprouve tout à la fois un sentiment de bonheur pour le magnifique moment que je viens de passer, et de frustration, parce que c'était beaucoup trop court ! Barcella possède un très bel univers, et c'est sur scène que celui-ci prend toute son ampleur.

Le groupe qui suit est La rue Kétanou. A peine les premières notes de la première chanson ont-elles retenti que surviennent sur scène les intermittents, qui viennent nous exposer leurs revendications. Le public réagit bien, l'esprit est plutôt au soutien de leur combat.
Le concert reprend ensuite et alterne les chansons du dernier album et les plus anciennes. Les membres du groupe sont très complices, et l'accordéon de Florent Vintrignier me charme d'emblée. Les chansons égrennent leurs mélodies enjouées, et les textes nous content des histoires, nous présentent une galerie de personnages et d'événements variés, sans oublier quelques titres plus engagés. Le tout, délivré avec beaucoup de bonne humeur et d'enthousiasme. Ils sont rejoints sur un titre par deux membres de leur équipe (dont leur régisseur) qu'ils surnomment "el banditos". Et nous offrent un joli moment d'émotion lorsqu'ils chantent Patricia, en hommage à Patricia Bonneteau (la Ladilafé de Tryo).
Setlist non exhaustive et dans le désordre : Allons voir, Interdit, Ma faute à toi, La fiancée de l'eau, La guitare sud américaine (avec, donc, El Banditos), Le capitaine de la barrique, Grand Chelem, Le chien, Les dessous de table, Impossible, Les hommes que j'aime, Les mots.
Le concert se termine et j'ai passé un excellent moment, plein d'enthousiasme et de bonne humeur.
La soirée se terminera avec Turnsteak, mais il est tard, j'ai 1h30 de route et je travaille demain, et puis ce n'est pas du tout mon univers musical. Je quitte donc le Parc Foch, avec de la bonne musique plein la tête et des étoiles plein les yeux.

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 16:20

Scènes d'été à Beauvais le 4 juillet 2014 avec La Mauvaise Foi et Les Têtes Raides.

La soirée commence donc avec La Mauvaise Foi. Je ne connaissais pas ce groupe avant ce soir, mais rien que son nom m'évoque la bonne chanson française à texte comme je l'aime. Et je ne serai effectivement pas déçue ! En plus des traditionnelles guitare, basse, batterie, viennent s'ajouter un accordéon et, sur quelques titres, un violon. Ajoutez à cela des mélodies agréables et des textes bien troussés, un chanteur charismatique et énergique qui bouge partout sur la scène, et vous obtenez un concert de belle qualité, où vos oreilles se régalent. Lorsqu'ils finissent leur set, je suis totalement conquise : ce sera mon coup de coeur du mois.
A découvrir et écouter d'urgence ici : http://www.lamauvaisefoi.com/media.html

 

Ce sont ensuite les Têtes Raides qui entrent en scène. Ils enchaînent les chansons, laissant une grande place au dernier album, Les Terriens. J'avais assisté à la toute première date de cette tournée (voir ici), et j'avais été conquise. Ce soir, je trouve le concert plus électrique (sans doute la configuration "festivals"), laissant moins de place à l'accordéon, ce que je déplore, adorant cet instrument. Ce concert reste cependant un très bon moment, et nous offre aussi de l'émotion comme sur la jolie reprise tout en douceur de La chanson de Prévert, de Gainsbourg. D'autres jolis moments nous sont offerts comme sur Mon carnet ou A ta gueule. Et la poésie, déjà présente dans certains textes, vient également se glisser au travers d'extraits de Corps de mot, comme ce petit passage de Geogia venu se glisser au milieu d'une chanson. Les titres plus anciens ne sont pas en reste, comme L'identité, Gérard ou encore l'incontournable Ginette (qui, sur cette tournée, n'est pas la chanson qui clôture le concert).
Alors certes, ce soir c'était plus électrique qu'à l'accoutumée. Certes,  les moments que je préfère sont lorsque Christian Olivier s'empare de son accordéon, quand la trompette vient l'accompagner et que les mélodies s'envolent et nous envoûtent. Il n'en reste pas moins que c'était un très bon concert, et j'ai même fortement envie de les revoir en salle en décembren lorsqu'ils repasseront par chez moi, pour me confirmer qu'alors, l'accordéon prendra une plus grande place et pour retrouver l'émotion ressentie lors de la première date.

 

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